Le gouvernement et les professionnels de l’agroalimentaire ont tenté aujourd’hui d’apporter des premières réponses pour rassurer les consommateurs après le scandale du cheval avec notamment une charte anti-fraude.A l’issue d’une réunion d’urgence, deux objectifs ont été fixés: progresser sur l’étiquetage en indiquant l’origine de la viande et rédiger une charte qui muscle les contrôles afin d’éviter toute nouvelle fraude, a énuméré le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, lors d’une conférence de presse.
Deux groupes de travail ont été mis en place pour progresser sur ces sujets.
Néanmoins « cette démarche ne peut être que volontaire », a souligné le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, la France ne pouvant obliger les industriels à retravailler leurs étiquettes car cela est du ressort de l’Union européenne.
« Des entreprises sont prêtes à sauter le pas et à indiquer de façon claire l’origine des viandes », a-t-il néanmoins tenu à assurer précisant que des sociétés françaises allaient faire des annonces en ce sens dans les jours qui viennent.
Concernant la législation européenne, Stéphane Le Foll a redit qu’un consensus se dégageait avec l’Allemagne et le Royaume-Uni pour faire évoluer la réglementation mais des résistances demeurent, des pays nordiques notamment.
A ce jour, rien n’oblige un industriel à indiquer l’origine de la viande qu’il utilise dans un plat préparé.
L’origine doit en revanche être précisée sur la viande vendue à la découpe ou les fruits et légumes.
21-02-20103/AFP
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