Des milliers d’Iraniens ont marqué hier, en scandant « Mort à l’Amérique », le 33e anniversaire de la prise de l’ambassade des États-Unis à Téhéran par des étudiants islamistes. Pour cette manifestation annuelle organisée par les autorités devant ce qu’elles appellent « le nid des espions », les participants ont aussi brandi des pancartes proclamant « Mort à Israël » ou « Mort à la Grande-Bretagne » et brûlé des drapeaux américains et israéliens.

Des manifestants brûlent un drapeau israélien devant l’ambassade américaine de Téhéran. Atta Kenare/AFP

« Nous avons mis en place une récompense de 10 kilos d’or, les chercheurs et les historiens ont 10 ans pour prouver qu’il existe au monde un pays plus criminel que les États-Unis », a lancé Mohammad Reza Naqdi, commandant de la milice de volontaires Basij, lors du rassemblement.

Cet anniversaire intervient dans les derniers jours de la campagne présidentielle américaine, pendant laquelle le programme nucléaire iranien a occupé une place importante dans les questions de politique étrangère. Estimant malgré les démentis de Téhéran que ce programme dissimule un volet militaire, les Occidentaux ont mis en place des sanctions économiques pour pousser l’Iran à y renoncer. « La nation iranienne a choisi sa voie et va contourner les sanctions en adoptant l’économie de résistance », a affirmé M. Naqdi, en référence aux mesures défendues par l’ayatollah Ali Khameini pour faire face aux sanctions.

Après avoir longtemps nié l’impact des sanctions, les dirigeants iraniens commencent à reconnaître l’ampleur des dégâts, dénonçant une « guerre économique » contre le pays. « Ceux qui disent que les compromis avec les États-Unis vont améliorer la situation économique (devraient savoir que) c’est un grand mensonge et une illusion », a insisté M. Naqdi.

Le 4 novembre 1979, quelques mois après la révolution islamique qui a renversé le chah Mohammad Reza Pahlavi soutenu par les Américains, des étudiants ont envahi l’ambassade américaine à Téhéran et pris en otages 52 diplomates qui n’ont été libérés qu’après 444 jours. La crise a provoqué la rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran, et l’ancienne ambassade, couverte de fresques antiaméricaines, sert désormais de centre de formation pour les gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime islamique iranien.

Cette année, l’Iran commémore l’événement en avance selon le calendrier persique parce que la date anniversaire coïncide avec une fête religieuse chiite.
(Source : AFP)

OLJ-AFP Article original

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