Les deux attentats à la voiture-bélier de mercredi se sont déroulés dans le cadre des efforts des Islamistes palestiniens pour provoquer un changement en leur faveur dans le statu-quo établi sur le Mont du Temple, et d’empêcher ce qu’ils appellent la « Judaïsation » de Jérusalem.
A la différence des Intifadas précédentes, cependant, la violence n’apparaît pas, cette fois, être orchestrée par des organisations terroristes. L’humeur qui semble, plutôt, se manifester dans les rues, offre une forme d’inspiration religieuse à des individus agissant de leur propre chef – sur de présumées initiatives locales.
Ces attaques, cependant, ne ressemblent pas à des initiatives planifiées, sur le plan opératoire. Il s’agirait plutôt de passions gonflées à bloc traduites en actes de violence, et qui sont menées, non pas en appliquant les ordres d’une entité organisée, mais en puisant dans le registre passionnel et exalté de l’agresseur, qui choisit lui-même le lieu, les moyens et la méthode qui lui convient. Il en va ainsi du nombre élevé d’attentats à la voiture-bélier, qui peuvent facilement être mis en œuvre par des résidents de la Jérusalem unifiée, où Juifs et Arabes vivent côte-à-côte.

Scène de l’attentat terroriste à Jérusalem (Photo: Reuters)
On doit souligner un fait important : ces attentats à Jérusalem, à la différence à la violence à travers la Judée et la Samarie, reçoivent la totale bénédiction explicite de Mahmoud Abbas . Le chef de l’autorité palestinienne instrumentalise le danger censé peser sur la Mosquée Al Aqsa comme un moyen de promouvoir sa stratégie politique, qui vise à obtenir la reconnaissance internationale d’un Etat Palestinien dans les lignes de 1967 et la partition de Jérusalem d’une façon qui permette le contrôle palestinien sur ce qu’on appelle le Bassin des Lieux Saints.
Le troisième composant qui sert de carburant, à Jérusalem, ce sont les provocations de la part des militants du camp radical nationaliste-religieux. Sous l’apparence d’une exigence –en elle-même légitime – de permettre aux Juifs de prier sur le Mont du Temple, ces extrémistes attisent les flammes de la violence des Palestiniens et leur offrent une bonne occasion de prouver que le Mont du Temple serait en danger. Ils le font de manière parfaitement consciente et intentionnelle.
Les extrémistes juifs tentent de déclencher une conflagration de grande ampleur qui pousserait l’armée et la police à expulser les Musulmans de la zone du Mont du Temple, éliminant ainsi l’opposition à l’activité de développement des implantations juives dans les quartiers arabes de l’Est de Jérusalem. Cette exigence s’accompagne d’une deuxième, qu’on se garde d’exprimer à haute voix : « Occupez-vous-en d’une main ferme » – autrement dit : tuez les émeutiers arabes.
Le gouvernement israélien qui veut prouver qu’il préserve la liberté de culte dans l’enceinte de la Jérusalem unifiée et qui veut éviter une conflagration généralisée qui mobiliserait le monde musulman tout entier contre nous, a relayé des instructions explicites, autant à la police qu’aux forces de défense de Tsahal, d’éviter, autant que faire se peut de tuer des émeutiers palestiniens – en dépit du fait que ces émeutiers font tout ce qu’ils peuvent pour entraîner Tsahal à tuer et, par ce biais, à générer de nouveaux martyrs qui aideraient à déclencher cette recrudescence régionale contre Israël.
Les cercles dirigeants du Hamas et du Jihad Islamique, aux côtés des organisations salafistes de la Bande de Gaza et celles qui existent clandestinement en Judée-Samarie, ne font qu’espérer des cadavres et des funérailles – tout comme les extrémistes de droite, qui espèrent qu’une guerre mettrait fin à toutes les guerres, dont Tsahal et Israël dans son ensemble sortiraient forcément vainqueurs du conflit contre le monde musulman et ainsi en serait-il terminé de la vision de deux Etats pour deux peuples.
C’est l’essence de cette troisième Intifada, dont nous faisons l’amère expérience aux travers des heurts violents et âpres à Jérusalem, qui fauche des vies humaines et qui éclipse le modus operandi des Palestiniens en Judée-Samarie, qui existe bien, mais ne provoque pas encore de pertes humaines. Cette méthode opératoire s’exprime par des tentatives de déployer de petits engins explosifs improvisés, des jets de pierre et des cocktails-molotov et des tentatives d’attaques à l’arme blanche contre les forces de sécurité.

Pourquoi, alors que les flammes brûlent aussi intensément à Jérusalem, entend t-on aussi peu parler des évènements en Judée-Samarie/Cisjordanie ? La raison, c’est que Juifs et Arabes ne se retrouvent pas en confrontation directe les uns en face des autres, en Judée-Samarie – excepté sur les routes.
Une autre raison : les forces de sécurité de Mahmoud Abbas opèrent à travers la Judée-Samarie et empêchent les départs d’incendie. C’est exactement ce que Tsahal et le Shin Bet font, et ils sont toujours stationnés sur les points chauds potentiels. Les opérations de combat de la police à Jérusalem se déroulent dans des conditions bien plus drastiques, en zone urbaine où elles s’exposent, où il est facile d’organiser des attentats terroristes et où rien ne vient se dresser entre les agresseurs et leurs victimes. Et les Islamistes palestiniens – constamment incités, non seulement par le Hamas et les autres organisations terroristes, mais également par Abbas – tirent pleinement avantage de ce fait.
De telles circonstances réclament un effort, d’abord et avant tout, pour marquer une séparation entre Juifs et Palestiniens, dans Jérusalem. Oui, nous ne cessons de le dire, Jérusalem est unifiée, et pourtant, elle est en réalité le foyer d’activation du conflit entre Juifs et Arabes. Il y a un besoin flagrant, arrivé à ce point, de dresser des barrages routiers et des postes de contrôle, en particulier autour des zones de lignes de fracture entre les bassins de populations. Cela empêchera ou limitera le passage des véhicules et des extrémistes des deux bord, qui cherchent à entrer en contact les uns avec les autres.

Blocs de béton mis en place sur French Hill, près de Shuafat.
Il existe une nécessité, actuellement, de mettre un terme à la prétention d’une liberté de culte volatile sur et autour du Mont du Temple et, ainsi d’apaiser d’une façon ou d’une autre les passions. Ces mesures doivent être expliquées aussi bien aux Palestiniens qu’aux Israéliens.
Après l’extinction des flammes, des mesures supplémentaires pourront être prises pour maintenir le calme sur le plus long terme. Oui, il est dès à présent, requis l’usage d’une poigne de fer pour maintenir la sécurité à Jérusalem ; mais elle doit être employée avec perspicacité, de façon à ce que les efforts visant à atténuer le feu ne provoquent pas un embrasement plus général.
Nous devons reconnaître le fait que beaucoup de Palestiniens ont plus d’un motif à chercher à tuer des Juifs, excepté le mobile religieux. L’agresseur de mercredi, aussi, agissait probablement sous l’influence d’un membre de sa famille, précédemment détenu en Israël et libéré dans le cadre de l’accord Shalit. Lorsque des motivations personnelles sont nourries par le fanatisme religieux, il est très difficile d’appréhender ou même d’identifier l’auteur de tels crimes. Cette combinaison, de cette manière, est le secret même du succès de l’Etat Islamique et le principal moteur de sa sauvagerie.
L’attaque à la voiture-bélier de mercredi matin est aussi la preuve que tous ceux qui s’opposaient à l’accord d’échange de terroristes contre Gilad Shalit, sur la base que ce geste saperait la sécurité des citoyens israéliens, avaient raison.
Mais l’heure n’est pas aux protestations ni aux conclusions de long terme. L’heure est venue de briser cette troisième Intifada, avant qu’elle ne soit hors de contrôle ; et dans ce but, les forces de sécurité et les Américains doivent faire pression sur Abbas pour qu’il cesse de tirer avantage de cet embrasement pour ses propres intérêts personnels.

Ron Ben-Yishai
Publié le: 06.11.14, 01:00 / [Israel OpinionArticle original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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Ce « Bobo » ne dit rien d’autre que le Ministre de la Défense de l’Etat d’Israël ou que les 2 Grands Rabbins d’Israël :
Les émeutes palestiniennes à Jérusalem-Est « sont une réponse aux ministres et législateurs israéliens qui ont rendu des visites « provocatrices » sur le Mont du Temple (esplanade des Mosquées chez les Musulmans), a déclaré à la chaîne 10 samedi le{{ ministre de la Défense Moshe Ya’alon}}, en attaquant implicitement les députés Likoud et du Foyer juif.
Selon Ya’alon, si les Juifs ont en principe le droit de se rendre en pèlerinage sur ce lieu saint, les visites médiatisées par les politiciens devraient être arrêtées pour des raisons de sécurité. Ces « provocations », alimentent la rue rue palestinienne.
« Nous ne pouvons pas ignorer le fait que certains des événements [de Jérusalem] sont exploités par les ministres et députés qui se rendent au Mont du Temple », a déclaré le ministre de la Défense, rappelant le statu quo, nécessaire à la paix avec sa voisine, la Jordanie ».
Et toi, qui es-tu?
C’est pas karet de se pointer sur har habait avant l’arrivée du Mashiah?
Des extremistes Juifs ???????????????????????????????????????????????????????
Quel est encore le bobo qui a redige cet article!!!!????
Donc pour lui, la solution, c’est le mur de Berlin!?!
A t-on jamais vu quelque part {une cohabitation heureuse entre Juifs et Arabes} ? Et même entre Arabes et non-Arabes ? Et même plus généralement entre musulmans et non-musulmans ?