La Turquie estime que la Syrie a nui à ses propres intérêts en suspendant l’accord de libre-échange bilatéral en rétorsion aux sanctions prises par Ankara contre Damas, a rapporté dimanche l’agence turque Anatolia citant un communiqué gouvernemental.
« Le gouvernement syrien pénalise son propre peuple, ses industriels, exporteurs et entrepreneurs », écrit le ministre turc de l’Economie Zafer Caglayan.
« La Syrie va s’exposer à davantage de problèmes économiques », a-t-il ajouté.
La Turquie, l’un des principaux partenaires économiques de la Syrie, a emboîté mercredi le pas à la Ligue Arabe et annoncé une série de sanctions économiques contre le régime syrien, dont un gel des transactions commerciales et un gel des transactions entre les banques centrales turque et syrienne.
En décembre 2004, Damas et Ankara avaient signé, après plusieurs années de négociations, un accord de libre-échange à l’occasion d’une visite du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à Damas, scellant ainsi le rapprochement des deux voisins longtemps en délicatesse.
Il avait été suivi en septembre 2009 par un accord instituant un « conseil de coopération stratégique de haut niveau » en vue d’une intégration économique, alors que les deux pays avaient ouvert leurs frontières en supprimant les visas.
La Syrie est le théâtre, depuis mars, d’une répression sanglante d’un mouvement de contestation contre le régime de Bachar al-Assad. Selon un dernier bilan de l’ONU, ces violences ont fait au moins 4.000 morts.
ISTANBUL, 4 déc 2011 (AFP)
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