Samedi 23 mai, Hassan Nasrallah a rappelé l’ensemble de son mouvement chiite libanais du Hezbollah à se rassembler sous les drapeaux, parce que « nous sommes confrontés à une crise existentielle », du fait de l’agression de l’Etat Islamique (Daesh). Son adjoint le Cheikh Naïm Qassem a semblé encore plus désespéré : « Le Moyen-Orient est en danger d’éclatement », dans une guerre qui ne connaît aucune perspective de se terminer, a t-il dit – Toutes les solutions pour la Syrie sont suspendues (hors de portée). Et nous devons maintenant constater ce qui est en train de se passer en Irak ».
Le prix que le supplétif de l’Iran a dû payer, dans son combat aux côtés de l’armée de Bachar al Assad, depuis quatre ans, est, finalement, cruel : plus de 1.000 morts et plusieurs fois ce nombre, si on devait décompter les blessés du conflit.Surtout, ses principaux dirigeants s’aperçoivent, maintenant que leur sacrifice était vain. L’Etat Islamique (Daesh) a entraîné la guerre civile syrienne vers une nouvelle impasse.
Les dirigeants du Hezbollah en sont réduits, cette semaine, à faire l’éloge d’un adolescent âgé de 15 ans, parti « accomplir son devoir de Jihad » en Syrie.
Clairement, pour son dernier baroud en Syrie, le groupe terroriste épuisé, totalement à court de combattants adultes, rappelle les jeunes enfants pour renforcer les 7 à 8.000 combattants qui s’y battent encore.
Le Président syrien Bachar al Assad n’a pas meilleure mine. Lui aussi a épuisé dangereusement sa main d’oeuvre disponible pour participer aux combats contre Daesh. Même sa propre communauté alaouite l’a laissé tomber. Il ne reste qu’à peine un dixième des 1, 8 million d’Alaouites en Syrie. Leur taux de naissance est faible et ceux qui restent à l’arrière cachent leurs jeunes enfants pour les préserver d’être envoyés sur les lignes de front.
Assad a, également, échoué à embrigader la minorité druze syrienne pour aller combattre et défendre son régime, de la même façon que Nasrallah a essuyé une rebuffade en voulant mobiliser l’armée libanaise pour se joindre à leur cause. Cela laisse le Hezbollah et le dictateur syrien seuls sur le champ de bataille, avec des forces qui s’amenuisent, face à deux ennemis, eux-mêmes rivaux : L’Etat Islamique (Daesh) et l’opposition radicale syrienne qui se fait appeler Jaish al-Fatah -l’Armée de la Conquête – dont le fer de lance est le Jabhat al Nusra, bras armé d’Al Qaïda, et qui est soutenu par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, pour renverser Assad.
Nasrallah s’est efforcé de décrire un tableau héroïque de pleine et totale mobilisation lui permettant de mener la guerre dans toutes les régions de la Syrie. Cependant, dimanche 24 mai, un conseiller principal d’Assad a fini par avouer que son régime et ses alliés sont aujourd’hui, dans l’obligation de regrouper leurs forces subsistantes.
Ces forces se sont retirées de tout effort visant à chasser les islamistes des territoires conquis – soit de 50% aux trois-quarts du territoire syrie – pour se concentrer autour des grandes villes afin de les défendre : Damas, Homs et Latakieh, qui sont les principaux foyers de population, ainsi que l’autoroute stratégique de Damas vers la côte et Beyrouth. Le Hezbollah a besoin de renforcer la frontière libanaise contre toute tentative d’infiltration hostile. Mais les villes syriennes, la frontière libanaise et cette autoroute sont déjà sous la menace des forces rebelles syriennes.
L’armée irakienne, pour sa part, a virtuellement été effacée de la carte, en même temps que les nombreux milliards de dollars que les Etats-Unis ont dépensés pour l’entraîner et l’armer. Il n’y a plus aucune force militaire en Irak, qu’elle soit chiite ou sunnite, en mesure d’affronter Daesh et de desserrer son emprise sur les régions centrales et occidentales. .
L’armée des Peshmergas kurdes, à laquelle le Président Barack Obama s’obstine à refuser tout armement direct afin qu’elle combatte les islamistes, semble s’être essouffler. Se lancer dans une nouvelle offensive -sans armes avancées ni renforts extérieurs- exposerait les deux villes principales de la République Kurde semi-autonome – la capitale Erbil et la ville pétrolière de Kirkouk – aux déprédations des aggresseurs islamistes.
Une rapide radiographie des ressources chiites révèle que, dans l’espace qui va du fleuve du Jourdain jusqu’aux fleuves du Tigre et de l’Euphrate, l’Iran commande la seule force encore intacte en Irak – c’est-à-dire les milices chiites irako-afghanes et pakistanaises, qui sont entraînées et armées par les Gardiens de la Révolution iranienne.
Mais cette dernière force encore subsistante subit un test particulièrment acide dans la bataille en cours pour reprendre la principale ville de raffinerie pétrolière d’Irak, Baiji. Pour la toute première fois, les troupes iraniennes elles-mêmes, et pas seulement leurs supplétifs, combattent en Irak, mais dans la campagne de Baiji, elles n’ont réalisé que très peu de progrès, au bout de trois semaines de combat. Tout ce qu’elles sont parvenues à faire, c’est une percée en direction des 100 hommes de troupe irakiens encerclés dans la ville, mais les forces de combat de Daesh ne sont pas encore délogées de la raffinerie qu’elles contrôlent.
L’Administration Obama n’a plus les moyens de prétendre péremptoirement que les milices chiites pro-iraniennes sont la panacée universelle contre le péril que représente Daesh. Comme Assad, Téhéran, également, est contraint de regrouper ses forces. L’Iran a renoncé à l’effort suffisant pour éradiquer les islamistes de l’Irak du centre et de l’ouest et rassemble tous ses effectifs militaires chiites, comme la Brigade Badr, pour défendre le Sud chiite – les villes saintes de Nadjaf et Kerbala, Babil (l’antique Babylone) et Qadisiya – ainsi que pour dresser un obstacle sur le chemin des islamistes vers les plus grands champs pétroliers d’Irak et son sqeul port de Bassorah.
Les milices chiites transportées par Téhéran du Pakistan et d’Afghanistan ont fait la démonstration, autant en Syrie qu’en Irak, qu’elles ne sont ni en capacité ni n’ont la moindre volonté de passer réellement à l’offensive sur aucun champ de bataille.
Le constat qu’on tire de cette radiographie rapide est qu’il n’existe aucune armée compétente et capable de lancer une guerre de grande envergure contre Daesh au coeur même du Moyen-Orient – soit dans cet espace qui va de la frontière jordanienne, longue de 1000 kms, jusqu’à l’Euphrate et au Tigre à l’Est, ni entre Ramadi et la cpaitale saoudienne de Riyad au Sud.
Dimanche 24 mai, cette perception a fini par se propager et infiltrer les principales capitales occidentales. Le Secrétaire américian à la Défense, Ashton Carter, a remarqué : « Ce qui s’est apparemment produit, c’est que les forces irakiennes n’ont fait preuve d’aucune volonté de se battre ». L’ancien Chef d’Etat-Major de l’armée britannique, Lord Danatt s’est montré encore plusterre-à-terre. Puisque la campagne des forces aériennes de la Coalition a complètement échoué à stopper les avancées de l’Etat Islamique, a t-il dit, « il est grand temps d’envisager sérieusement ce qui semblait auparavant impensable » et d’envoyer 5.000 hommes de troupes terrestres pour combattrte directement les islamistes de Syrie det d’Irak.
Le jour suivant, lundi, Téhéran a pointé le doigt sur la responsabilité de Washington dans les dernières débâcles en Irak, face à Daesh. On cite, grâce au porte-parole en anglais des Gardiens de la Révolution, Javan, le chef des Brigades al Qods, le Général Qassem Souleimani qui a commenté les événements en disant : « Les Etats-Unis n’ont pas levé le petit doigt pour tenter d’arrêter l’avancée des extrémistes de Daesh sur Ramadi ».
DEBKAfile Analyse exclusive 25 mai 2015, 5:20 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski
![]() |
![]() |







































ben, faut pas pousser Harper et Obama, ils ont des élections qui bloquent le scénario de toute intervention au sol… le rêve des anglais c’est de gêner les usa pour les empêcher une fois de plus de voler l’Iran… On a de beaux jours de crises sous le nez…
@amidisrael
Cher ami ,
Harper est un grand ami d’Israel lui .
C’est la deche complete .