Révélations : des fonds du gouvernement allemand auraient financé le parti « Les Démocrates »

Scandale autour du financement électoral : des soupçons pèsent sur une fondation allemande, directement financée par le gouvernement fédéral, qui aurait rémunéré des prestataires et financé des rassemblements pour le compte du parti israélien « Les Démocrates ». Cette affaire soulève des soupçons de multiples violations de la loi sur le financement des partis politiques et d’acceptation de dons interdits. Le parti et les organismes concernés ont refusé de réagir.

Cette affaire vient s’ajouter à un autre scandale concernant le financement de partis arabes par le Qatar et la Turquie. Au-delà de la question du financement, c’est celle d’une collusion avec des ennemis d’Israël, visant à détruire l’État de l’intérieur, qui se pose.

Ce sont pourtant les mêmes qui se réclament de la probité et qui sont prêts à tout pour accéder au pouvoir, quitte à s’allier avec ceux qu’ils diabolisaient avant les élections. Le rapprochement des antireligieux du Parti travailliste ou des Démocrates avec les partis ultraorthodoxes en est une parfaite illustration.

Leur seul moteur semble être la haine, bien davantage qu’un véritable projet politique. Cette coalition de circonstance, unie par l’hostilité plutôt que par des convictions communes, n’a aucune chance de survivre durablement.

Alors que les discussions portent déjà sur l’ingérence de certains pays du Moyen-Orient, de nouvelles révélations font désormais état de graves soupçons d’ingérence européenne dans la politique israélienne, qui se serait déroulée en violation flagrante de la législation sur le financement des partis politiques et de l’interdiction de recevoir des contributions provenant d’organismes étrangers.

Des prestataires ayant fourni des services au parti Les Démocrates auraient ainsi été invités à percevoir leur rémunération auprès d’une fondation allemande directement financée par le gouvernement allemand.

Selon les révélations de la chaîne israélienne Channel 14 (Aroutz 14), de hauts responsables du parti Les Démocrates auraient orienté des prestataires ayant participé à l’organisation de rassemblements et de meetings électoraux vers le Centre Willy Brandt, à Jérusalem, afin qu’ils y perçoivent leur rémunération.

Il s’agit d’un centre germano-israélo-palestinien entretenant des liens étroits avec le parti.

Or, derrière ce centre se trouve une fondation allemande appelée Forum ZFD, connue en hébreu sous le nom de « Forum pour le service civil en faveur de la paix ». Cette fondation bénéficie d’un financement direct du gouvernement allemand et assure également le financement du Centre Willy Brandt. Selon les informations publiées, cela signifierait que des fonds provenant du gouvernement allemand auraient servi à rémunérer des prestataires travaillant pour le parti Les Démocrates lors de ses rassemblements électoraux en Israël.

Ces révélations soulèvent des soupçons de financement politique illégal, d’acceptation de contributions interdites et de violation des dispositions légales encadrant les élections et le financement des partis politiques. L’enquête affirme qu’il pourrait s’agir d’une ingérence d’acteurs étrangers dans le processus électoral israélien, au bénéfice d’un parti de gauche, en violation présumée de la législation en vigueur.

Channel 14 précise avoir sollicité l’ensemble des organismes et des personnes concernés afin de recueillir leurs réactions.

Le parti Les Démocrates a refusé de commenter ces informations. Le Centre Willy Brandt, sa directrice Moran Chen Shpitzer ainsi que la fondation allemande n’ont pas davantage répondu aux demandes de réaction.

Yaïr Golan aux partis ultraorthodoxes : « Ceux qui veulent s’allier avec nous devront venir nous rencontrer à Ramat Gan »

Le président du parti Les Démocrates qui vouliat il y a quelques jours abolir la religion Juive bien sur, pas la rekigion musulman de la spère publique, affirme aujourd’hui être prêt à former une alliance politique avec les partis ultraorthodoxes afin de remplacer le gouvernement Netanyahou. Il pose toutefois plusieurs conditions : l’enrôlement des ultraorthodoxes dans l’armée, leur intégration au marché du travail et la mise en place de transports publics le Chabbat. « Nous tendons la main avec la volonté sincère de former un gouvernement de changement. Mais il n’est absolument pas question de signer un chèque en blanc. »

Le président du parti Les Démocrates, Yaïr Golan, affirme être disposé à coopérer politiquement avec le monde ultraorthodoxe dans le cadre des efforts visant à remplacer le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Il précise toutefois qu’une telle alliance nécessiterait des accords sur plusieurs questions fondamentales : l’enrôlement des ultraorthodoxes dans Tsahal, leur intégration au marché du travail et le caractère du Chabbat dans l’espace public.

Selon lui, les partis ultraorthodoxes ne peuvent espérer participer à une coalition gouvernementale sans accepter des évolutions dans ces domaines. « Contrairement à Netanyahou, nous n’irons pas jusqu’à Bnei Brak ou Mea Shearim. Ceux qui souhaitent s’allier avec nous devront venir nous rencontrer à Ramat Gan », a déclaré Golan.

Par cette formule, il entend souligner que sa volonté de coopération politique ne signifie nullement qu’il renoncera aux positions de son parti concernant les relations entre religion et État, ainsi que le partage des obligations nationales.

« Il faut remplacer le gouvernement Netanyahou »

Les déclarations du président des Démocrates s’inscrivent dans son appel à la formation d’un gouvernement alternatif. « Le gouvernement Netanyahou doit impérativement être remplacé. Nous devons constituer un gouvernement de salut et de changement qui garantira le caractère démocratique d’Israël, sa sécurité et son avenir », a-t-il affirmé.

« Nous sommes déterminés à déployer tous les efforts nécessaires pour y parvenir. »

Golan a insisté sur le fait qu’il ne cherchait ni à s’en prendre à la population ultraorthodoxe ni à la sanctionner, mais à parvenir à des accords fondés sur une responsabilité collective. « Nous ne cherchons pas à punir les ultraorthodoxes. Nous souhaitons construire un partenariat avec cette population, mais un véritable partenariat exige une responsabilité réciproque », a-t-il déclaré.

L’enrôlement des ultraorthodoxes dans Tsahal, une condition essentielle.

L’une des principales exigences formulées par Yaïr Golan concerne l’élargissement du recrutement des ultraorthodoxes dans l’armée israélienne. Parallèlement, il réclame des mesures destinées à renforcer leur participation au marché du travail et à améliorer les compétences transmises aux enfants par le système éducatif afin de faciliter leur future insertion professionnelle. Selon lui, ces changements sont indispensables pour remédier aux déséquilibres dans la répartition des charges économiques et sécuritaires entre les différentes composantes de la société israélienne.

« Il faut enrôler les ultraorthodoxes. Il faut également renforcer leur intégration dans le monde du travail et garantir que chaque enfant en Israël dispose des outils nécessaires pour gagner dignement sa vie », a déclaré Golan.

« La classe moyenne ne peut pas continuer à supporter seule le poids des responsabilités économiques et sécuritaires. »

Transports publics et loisirs pendant le Chabbat et déjudaiser Israël 

Outre ses exigences concernant le service militaire et l’emploi, Yaïr Golan pose une autre condition à une éventuelle alliance avec les partis ultraorthodoxes : la reconnaissance du mode de vie laïque et la possibilité d’organiser des activités de loisirs ainsi que des transports publics pendant le Chabbat dans les municipalités qui le souhaitent, et par voie de conséquence déjudaïiser le pays.

« De la même manière que nous respectons le mode de vie ultraorthodoxe, nous attendons que le nôtre soit également respecté », a-t-il déclaré.

« Dans nos municipalités, il doit être possible de sortir se divertir pendant le Chabbat, d’aller boire un café et, Dieu nous en préserve, même de s’y rendre en transports publics ! » Par cette dernière formule, employée sur un ton ironique, Golan entend dénoncer les restrictions imposées aux transports publics et à certaines activités pendant le Chabbat.

« Nous ne signerons pas de chèque en blanc »

Yaïr Golan a précisé que sa volonté de coopération politique répondait avant tout à son objectif de former un gouvernement susceptible de remplacer celui de Benyamin Netanyahou. Cette ouverture ne signifie toutefois pas qu’il renonce aux exigences qu’il entend imposer à ses éventuels partenaires de coalition. 

Il n’a présenté, dans sa déclaration, aucun projet d’accord formel avec les partis ultraorthodoxes et n’a fait état d’aucune entente déjà conclue avec eux.

« Nous tendons la main avec la volonté sincère de former un gouvernement de changement », a conclu le président des Démocrates. « Mais il n’est absolument pas question de signer un chèque en blanc. Ceux qui veulent travailler avec nous devront être prêts à accepter des changements. »

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