Une Israélienne arrêtée pour vote illégal aux USA
Moriah Dahan, une Israélienne de 35 ans résidant à Los Angeles, a été arrêtée par les autorités américaines pour avoir voté illégalement lors de l’élection présidentielle américaine de novembre 2024. Malgré son statut de résidente permanente légale, elle n’est pas citoyenne américaine, ce qui lui interdit de participer aux scrutins fédéraux. Cette arrestation fait partie d’une vaste opération fédérale visant à lutter contre les fraudes électorales commises par des étrangers non-citoyens.
Selon l’enquête, Dahan s’est inscrite sur les listes électorales le jour même de l’élection, le 5 novembre 2024, et a voté en personne après avoir faussement déclaré être citoyenne américaine. Un an plus tard, lors de sa demande de naturalisation, elle a affirmé ne jamais avoir revendiqué la citoyenneté ni voté, ce que les procureurs fédéraux contestent. Elle est désormais poursuivie pour fraude électorale, une infraction passible d’une peine maximale de cinq ans de prison.
Cette affaire intervient peu de temps après une autre inculpation similaire visant un autre Israélien, Yehuda Peer, résident permanent à Merion Station, en Pennsylvanie, accusé d’avoir également voté illégalement lors de la même élection présidentielle. Ces cas s’inscrivent dans le cadre d’une opération fédérale baptisée « Operation Protect the Vote », lancée par l’administration Trump et coordonnée par plusieurs bureaux de procureurs fédéraux en Californie, en collaboration avec Homeland Security Investigations (HSI).
Cette opération a déjà conduit à des poursuites contre 34 résidents permanents étrangers en Californie, dont six nouveaux inculpés arrêtés récemment à Los Angeles, parmi lesquels des citoyens des Philippines, du Canada, d’Iran et du Mexique. Au total, 48 ressortissants étrangers font l’objet de procédures dans cinq États américains, soupçonnés d’infractions électorales diverses telles que le vote illégal, l’enregistrement frauduleux ou la fausse déclaration de citoyenneté.
Le contexte de cette opération est marqué par un conflit entre l’administration fédérale et les autorités californiennes. Le ministère de la Justice accuse la Californie de ne pas coopérer pour vérifier les listes électorales, affirmant avoir identifié plus de 20 000 inscriptions suspectes. La Californie conteste ces accusations, dénonçant un manque de fiabilité des données fournies et rejetant toute allégation de fraude électorale massive.
Bill Essayli, responsable des poursuites fédérales dans le district central de Californie, a indiqué que tous les inculpés figuraient sur la liste transmise par l’administration fédérale aux autorités locales. Erin Burke, à la tête des enquêtes de Homeland Security à Los Angeles, a confirmé la poursuite des investigations et des actions judiciaires basées sur les preuves recueillies.
Ces affaires soulignent les tensions croissantes autour de la sécurité électorale aux États-Unis, en particulier concernant la participation illégale d’étrangers non-citoyens. Elles mettent également en lumière les défis liés à la gestion des listes électorales et à la coopération entre les différents niveaux de gouvernement dans un contexte politique tendu.
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