Les Houthis poursuivent leur offensive contre les forces soutenues par l’Arabie saoudite au Yémen après que Donald Trump a annulé les frappes aériennes à la dernière minute
Les ministres des Affaires étrangères du G7 appellent les Houthis à mettre fin à leurs attaques et exhortent l’Iran à cesser de soutenir ce groupe terroriste
Les troupes des terroristes houthis au Yémen ont poursuivi leur avancée régulière contre les forces soutenues par l’Arabie saoudite ces derniers jours, sans se laisser décourager par les informations selon lesquelles les États-Unis s’apprêtaient à lancer des frappes aériennes de grande envergure contre elles ce week-end.
Selon NBC News, la Maison Blanche a annulé ces frappes à peine trois heures avant le décollage prévu des avions dimanche après-midi, le président américain Donald Trump craignant qu’une implication des États-Unis n’entraîne une escalade des combats et n’embrasse l’ensemble de la région.
Une telle escalade pourrait également impliquer Israël, dont l’armée observe avec prudence l’évolution de la situation dans ce Yémen lointain, sans intervenir directement pour l’instant.
L’armée israélienne serait en train de transmettre des renseignements sur les cibles houthistes par l’intermédiaire du Commandement central (CENTCOM) de l’armée américaine.
Des experts et commentateurs israéliens ont exhorté le gouvernement à profiter de la situation actuelle pour améliorer les relations avec Riyad, qui se sont récemment refroidies, et l’ambassadeur de Jérusalem aux Émirats arabes unis, Yossi Shelley, a récemment qualifié la situation d’« opportunité ».
Les préparatifs américains en vue de lancer des frappes auraient été entrepris après que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) eut renouvelé ses appels à Donald Trump, à la suite de la dernière offensive houthiste qui menaçait la ville et la région de Marib, riches en pétrole.
Les combats qui ont récemment éclaté auraient fait des milliers de morts et déplacé plus de 100 000 personnes, aggravant une situation humanitaire déjà critique dans le pays. Les combats qui ont eu lieu depuis dimanche seulement auraient fait plus de 150 morts, selon les statistiques fournies par les deux camps.
Alors que les États-Unis continuent de suspendre leur soutien militaire, l’Arabie saoudite a bénéficié d’un soutien diplomatique accru ces derniers jours.
À l’issue d’une réunion en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont, dans une déclaration commune, exhorté le régime iranien à « mettre fin à l’armement et au soutien des Houthis », condamnant « avec la plus grande fermeté les frappes inacceptables et persistantes menées par les Houthis au Yémen et contre le Royaume d’Arabie saoudite ».
« Nous appelons les Houthis à cesser immédiatement toutes les actions militaires, toutes les menaces et toutes les attaques contre la navigation civile, et à revenir de bonne foi au processus politique. »
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a également révélé que la Royal Air Force commencerait à assurer le ravitaillement en vol des avions saoudiens pendant au moins plusieurs semaines.
Jeudi, le Département d’État américain a approuvé la vente de 48 avions de combat furtifs F-35 de dernière génération au royaume. Cet accord, d’une valeur de 24,3 milliards de dollars, vise à aider Riyad à « dissuader les menaces actuelles et futures », a déclaré le Département d’État.
Néanmoins, Trump a décidé d’annuler dimanche les frappes prévues contre les Houthis, bien qu’il ait assuré son soutien au chef de l’instance dirigeante du Yémen reconnue par la communauté internationale, Rashad al-Alimi, lors d’un récent entretien téléphonique, a déclaré lundi à l’AFP une source au sein du bureau d’Alimi.
NBC News a rapporté que « certains responsables militaires font valoir, au sein du Pentagone et auprès des responsables de l’administration Trump, que l’ouverture d’un nouveau front militaire dans la région est une mauvaise idée, compte tenu des inquiétudes concernant la diminution des stocks d’armement défensif et à longue portée du Pentagone, tout en soulignant que les Houthis ne frappent pas les navires américains ».
Les Houthis auraient assuré aux États-Unis que les navires américains présents dans le détroit de Bab el-Mandeb ne seraient pas pris pour cibles. D’autres responsables auraient fait part de leurs craintes qu’une frappe contre les Houthis ne déclenche davantage d’attaques contre les intérêts américains dans la région, qui ont déjà été endommagés par les récentes frappes iraniennes.
Les États-Unis et les Houthis ont signé un accord de cessez-le-feu début 2025, après deux mois de frappes américaines intenses contre le groupe terroriste.
Samedi, les Houthis ont lancé un missile balistique sur Riyad, la capitale saoudienne, la première attaque de ce type depuis des années. L’armée de l’air saoudienne « a intercepté et détruit avec succès un missile balistique » lancé sur la ville, a déclaré le porte-parole de la coalition, Turki al-Malki, sur .
Une autre frappe des Houthis a visé des installations pétrolières dans la ville portuaire de Yanbu, d’importance stratégique pour le royaume, située sur la mer Rouge, tandis que d’autres frappes ont visé « des civils et des infrastructures civiles à Bisha, Taïf, Farasan et Yanbu », selon al-Malki.
Lundi, les troupes houthistes avaient progressé vers l’est, tentant de s’emparer de hauteurs stratégiques tenues par les forces soutenues par l’Arabie saoudite, situées à proximité de la côte de la mer Rouge, qui a été en grande partie envahie par les Houthis au cours des dernières semaines.
Cinq sources militaires yéménites ont déclaré à Reuters que les terroristes attaquaient des positions dans les montagnes de Kahboub, à cheval sur les provinces de Taïz et de Lahij, qui séparent la côte de la mer Rouge des zones du sud contrôlées par le gouvernement.
JForum fr avec All Israel News Staff
Un important panache de fumée noire s’élève de la zone de stockage de carburant de l’aéroport international King Khalid, à Riyad, en Arabie saoudite, le 19 septembre 2026. (Photo : Reuters par Stringer
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