Sources sécuritaires : Tsahal s’empare de la crête Ali Tahar au sud du Liban et en contrôle la majeure partie.
La chaîne de montagnes, désignée par le chef du renseignement militaire comme zone stratégique pour le Hezbollah, sépare le fleuve Litani du plateau nabatéen et culmine à la crête de Beaufort. Le chef d’état-major et le ministre de la Défense ont insisté pour occuper cette zone, malgré la crainte de critiques internationales. Certaines infrastructures y servaient à la fois aux raids en Galilée et à la gestion des manœuvres terrestres de Tsahal.
L’armée israélienne a conquis la crête d’Ali Taher et en contrôle la majeure partie, selon des sources sécuritaires officielles. Compte tenu du contexte politique sensible, la manœuvre tactique a été suspendue.
La chaîne de montagnes d’Ali Taher, au sud du Liban, sépare le fleuve Litani du plateau nabatéen et culmine à la crête de Beaufort, face à Metula. Dans une évaluation de la situation délicate menée par l’armée israélienne auprès des autorités politiques, le chef du renseignement militaire, le général de division Shlomi Binder, a qualifié la crête de zone stratégique pour le Hezbollah, et des discussions techniques ont eu lieu concernant l’opportunité et l’étendue de son occupation.
Les Iraniens et le Hezbollah ont investi d’importantes ressources pendant une vingtaine d’années, notamment sur les avant-postes et infrastructures laissés par Israël lors de son retrait en 2000. Des ingénieurs iraniens et des entreprises libanaises, au service de l’organisation chiite, ont construit de vastes réseaux souterrains autonomes, des positions militaires avancées dotées d’une capacité offensive de tir direct et indirect, des centres de commandement et de contrôle, des dépôts d’armes, des zones de transit et de sortie pour les manœuvres terrestres, ainsi que des structures capables de résister aux frappes aériennes israéliennes.
Une partie de ces infrastructures servait deux objectifs principaux : les raids en Galilée et la gestion d’une éventuelle manœuvre terrestre israélienne au cœur du Liban.
Le chef d’état-major a précisé les plans
Le ministre de la Défense, Israel Katz, et le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, ont recommandé et insisté pour occuper la totalité de la crête, tant en amont qu’en aval, malgré les craintes de critiques internationales, notamment américaines. Parallèlement, le gouvernement libanais lançait des avertissements et des messages mettant en garde contre une escalade. Les Iraniens s’efforçaient également de faire passer des messages clairs aux États-Unis dans le cadre des négociations, tout en tentant d’imposer une stratégie hostile à Israël tant que les soldats de Tsahal occupaient des portions de la crête et menaçaient de représailles.
Selon des sources sécuritaires, le chef d’état-major a affiné les plans opérationnels du Commandement Nord en tenant compte de la topographie complexe, des pressions politiques régionales et de l’évolution de la situation sur le terrain. Finalement, les forces ont été déployées par étapes. Après la destruction des infrastructures de Beaufort par les sapeurs à l’aide de centaines de tonnes d’explosifs, le chef d’état-major a approuvé les phases suivantes et la partie inférieure de la crête a également été conquise, achevant ainsi cette opération délicate.
Selon des estimations de sources au sein des forces de défense, certains terroristes du Hezbollah sont morts dans leurs formations souterraines, d’autres survivent grâce aux réserves de nourriture qu’ils avaient constituées avant l’occupation de la crête, et selon certaines informations, d’autres encore tentent de se procurer des vivres dans la région.
En raison de la sensibilité politique du sujet, il a été décidé de geler la situation.
Selon des informations, les forces d’élite de Tsahal opérant dans la zone déjouent toute tentative d’approvisionnement. Un haut responsable estime que les terroristes du Hezbollah n’ont pas l’intention de se rendre et resteront probablement clandestins jusqu’à leur mort, malgré les difficultés. Quiconque se rendra sera épargné et interrogé en Israël.
Compte tenu du contexte politique délicat vis-à-vis des États-Unis et des négociations entre Jérusalem et Beyrouth, il a été décidé, à ce stade, de geler la manœuvre tactique, d’encercler les zones assiégées par les terroristes et de rester en état d’alerte maximale, prêt à intervenir en cas de reddition, de combats ou de perturbation et de contrecarrage des tentatives d’approvisionnement des terroristes.
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