D’Anne Frank aux sanctions antisémites: la trahison d’Israël par les Pays-Bas

par Wim Kortenoeven

La dérive du gouvernement néerlandais vers une hostilité ouverte envers Israël s’est récemment accélérée sous la coalition minoritaire de Rob Jetten, qui a prêté serment le 23 février 2026.

Ce qu’on appelait autrefois le « pays d’Anne Frank », une nation qui avait tiré les leçons de son propre rôle dans l’Holocauste… et qui avait discrètement fourni une aide militaire cruciale pendant la guerre du Kippour de 1973, est aujourd’hui à la tête des efforts déployés au sein de l’UE à Bruxelles pour punir l’État juif du crime apparent de la survie juive…

La coalition gouvernementale Jetten… a désormais également pris l’initiative de faire pression pour des sanctions contre Israël….

Les partis néerlandais pro-israéliens — le PVV de Geert Wilders, le BBB, le JA21, ChristenUnie et le SGP chrétien-sioniste — ont été délibérément exclus de la coalition gouvernementale.

Le gouvernement minoritaire Jetten est donc maintenu en vie grâce au soutien parlementaire des partis mêmes qui méprisent Israël.

La trahison néerlandaise reflète un mal plus profond qui ronge l’Europe. L’immigration massive en provenance des pays musulmans a importé une forme virulente d’antisémitisme qui transcende désormais toutes les frontières politiques. Les politiciens ne perçoivent que les conséquences électorales : la population juive diminue tandis que la population musulmane explose. La culpabilité post-Holocauste, qui freinait jadis la haine des Juifs, s’est inversée : nombre de descendants des bourreaux et des complices projettent à présent leur honte non résolue sur les Juifs survivants et leur État. Le Palestinien « opprimé » a remplacé le Juif opprimé comme objet du narcissisme moral européen. Les Européens, qui n’ont jamais pardonné aux Juifs Auschwitz, sont enfin déchargés de toute culpabilité.

L’Europe, qui ne peut ou ne souhaite pas protéger ses propres communautés juives du harcèlement et des agressions quotidiennes, prétend maintenant dicter aux Juifs où ils peuvent ou ne peuvent pas vivre en Terre d’Israël.

L’hypocrisie et la corruption morale sont sans bornes. Ce sont les Européens qui ont exilé les Juifs de leur héritage et du berceau de la civilisation. Ce sont les Européens qui ont soumis « leurs » Juifs à plus d’un millénaire de discrimination, d’expulsions, de déportations massives et de pogroms, aboutissant à l’Holocauste. Ce sont également les Européens qui, lors de la conférence d’Évian de 1938, ont refusé d’ouvrir leurs portes aux Juifs fuyant Hitler. Ce sont les Britanniques qui ont publié le Livre blanc de 1939 sans la moindre protestation de la part des autres démocraties européennes, fermant ainsi les portes de la Palestine comme lieu de refuge, tandis que commençait l’extermination des Juifs. Ce sont les Européens (Polonais, Britanniques et Néerlandais) qui ont conçu le « plan de Madagascar » visant à déporter les Juifs d’Europe vers une île isolée et inhabitable où ils périraient à coup sûr.

Pourtant, les Juifs n’oublient pas leurs origines. Ils vivent en Terre d’Israël sans interruption depuis des millénaires ; et nombre de leurs descendants, dispersés de force, y sont retournés.

C’est précisément ce retour qui déclenche une telle fureur. Les autorités néerlandaises et nombre de leurs hommes politiques s’empressent désormais de reprendre l’accusation moderne de « violence des colons », tout en ignorant le terrorisme incessant perpétré par les Arabes contre les Juifs de Judée, de Samarie, de Jérusalem et du reste de la Terre d’Israël pendant plus d’un siècle jusqu’à aujourd’hui.

Des villes, des villages, des quartiers et des infrastructures juives prospères et bien établies existent en Judée, en Samarie, à Jérusalem et sur le Golan. Ces réalités concrètes perdureront sans aucun doute et deviendront probablement un foyer pour des centaines de milliers de Juifs qui envisagent aujourd’hui de quitter une Europe en plein effondrement. Israël célébrera sa restauration en Terre d’Israël bien après que les Pays-Bas auront été ravagés par les invasions musulmanes et africaines qu’ils ont provoquées, et que les vestiges de ce qui fut jadis un grand pays vertueux auront retrouvé leur état naturel : un marécage.

Les Pays-Bas, gouvernés par une élite politique manifestement sans enfants qui comprend le Premier ministre Rob Jetten et le vice-Premier ministre Dilan Yeşilgöz (VVD), avancent à tâtons… externalisant effectivement leur survie à une immigration massive qui n’est apparemment pas venue en Europe uniquement pour des opportunités économiques, mais pour la transformer fondamentalement à son image.

Les Juifs sont rentrés chez eux. Les Néerlandais, semble-t-il, sont déterminés à laisser les leurs à la merci des convoitises. L’histoire retiendra le résultat.

Wim Kortenoeven, politologue, est un ancien membre du Parlement néerlandais.

JForum.fr avec gatestoneinstitute.org

Photo : Wilders s’adresse à la Chambre des représentants des Pays-Bas à La Haye le 3 juillet 2024. (Photo : Robin van Lonkhuijsen/ANP/AFP via Getty Images)

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire