« La corruption a un prix » : des milliers d’Espagnols défilent à Madrid pour réclamer la démission du Premier ministre Pedro Sánchez.

Le grand donneur de leçons se voit pris la main dans le sac, et cela par ses proches, à commencer par sa femme. Il n’a aucune excuse pour prétendre qu’il n’était pas au courant. L’Espagne exige son départ avant terme. Les élections de la semaine dernière en Andalousie confirment que seule une petite minorité le soutient encore. C’est la gauche pure et dure, totalement soumise à son idéologie. Mais pour le reste, l’Espagne rejette ce Premier ministre pour plusieurs raisons, dont l’immigration massive et le rapprochement avec les Frères musulmans. Ce qui est en arrière plan à tout cela c’est sa haine d’Israël, dont il paie le prix.

«Stop mafia» : des dizaines de milliers de manifestants à Madrid exigent le départ du premier ministre.

Pedro Sánchez, arrivé au pouvoir en 2018 après avoir utilisé une motion de censure pour faire tomber le gouvernement du PP englué dans des affaires de corruption, a promis d’y rester malgré la multiplication des accusations de malversations visant son entourage.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Madrid samedi pour exiger la démission du premier ministre socialiste Pedro Sánchez, accusé de corruption. Les manifestants (120.000 selon les organisateurs, 40.000 selon les autorités locales) brandissaient des drapeaux espagnols rouges et jaunes, massés derrière une grande banderole : «La corruption a un prix. Plus d’impunité. Démission et élections maintenant.»

Organisée par «Sociedad Civil Española», fédérant plus de 150 associations civiques, elle était soutenue par le Parti populaire (PP) conservateur traditionnel et le parti d’extrême droite Vox, pour se terminer sur la Plaza Moncloa, près de la résidence officielle du premier ministre.

«L’Espagne est prise en otage par une mafia corrompue»

À l’issue de la manifestation, un petit groupe de manifestants a tenté de se diriger vers la résidence, mais a été repoussé par les forces antiémeutes, selon des images diffusées à la télévision espagnole. Trois personnes ont été arrêtées et sept policiers ont été légèrement blessés, selon les autorités.

«Il ne reste plus personne dans l’entourage de Pedro Sánchez qui n’ait été accusé de crimes très graves. L’Espagne est prise en otage par une mafia corrompue», a accusé le dirigeant de Vox, Santiago Abascal, aux journalistes avant le début de la manifestation.

Multiplication d’accusations de malversations

Pedro Sánchez, arrivé au pouvoir en 2018 après avoir utilisé une motion de censure pour faire tomber le gouvernement du PP englué dans des affaires de corruption, a promis d’y rester malgré la multiplication des accusations de malversations visant son entourage.

Son frère David doit être jugé pour trafic d’influence, tandis que son épouse, Begoña Gómez, fait l’objet d’une enquête dans une autre affaire de corruption. Le Premier ministre a rejeté ces procédures visant sa famille comme étant motivées politiquement.

L’ex-ministre des Transports José Luis Ábalos, qui fut son bras droit, attend le verdict dans son propre procès pour corruption, qui a pris fin en mai. Un tribunal a placé mardi l’ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, allié de Sánchez, sous enquête formelle pour trafic d’influence et autres délits, ce qui accroît la pression sur le gouvernement.

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