Ben Gvir interdit de séjour en France
La France a officiellement interdit l’accès à son territoire au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, suite à ses comportements jugés inacceptables lors de l’arrestation des participants de la Flottille Global Sumud. Cette décision, annoncée par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, intervient après la diffusion de vidéos montrant Ben-Gvir harcelant des militants détenus à Ashdod. Barrot a souligné que la France condamne fermement ces actes, qui ont également suscité de vives réactions au sein même du gouvernement israélien. Il a appelé les autres membres de l’Union européenne à emboîter le pas, une démarche déjà initiée par l’Italie.
La polémique a éclaté après la publication de vidéos où Ben-Gvir, en présence des forces israéliennes, rabaisse des militants de la flottille, dont certains sont citoyens italiens. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a exigé des excuses pour ce traitement, dénonçant un manque total de respect envers les citoyens italiens et leurs autorités. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a également réagi en mobilisant les plus hautes instances pour obtenir la libération rapide des militants italiens détenus. Par ailleurs, Tajani a sollicité l’inclusion de sanctions européennes contre Ben-Gvir lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE.
Le président du Conseil européen, António Costa, a exprimé son indignation face aux actions du ministre israélien, qualifiant son comportement de totalement inacceptable et demandant la libération immédiate des militants. La France, tout en désapprouvant la démarche de la flottille, a insisté sur le fait qu’elle ne peut tolérer que ses ressortissants soient menacés ou maltraités, surtout par un responsable public. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour de la situation à Gaza et les répercussions diplomatiques qu’elle engendre au sein de l’Union européenne.
Cette interdiction d’entrée en France marque une étape significative dans la réponse européenne aux actions controversées de Ben-Gvir. Elle souligne également la volonté des pays européens de protéger leurs citoyens et de condamner les comportements jugés incompatibles avec les normes diplomatiques et les droits humains. La demande de sanctions européennes pourrait intensifier les pressions sur Israël, tout en reflétant les divisions internes quant à la gestion du conflit israélo-palestinien et des initiatives militantes comme la flottille.
La décision française et le soutien italien illustrent une montée des tensions diplomatiques liées aux interventions de Ben-Gvir. La suite des événements dépendra en grande partie des réactions des autres membres de l’Union européenne et de la capacité d’Israël à gérer les retombées politiques de cette affaire. La protection des ressortissants européens et le respect des normes internationales restent au cœur des préoccupations dans ce contexte délicat.
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