« La fin du chèque en blanc. » 

Washington lance un ultimatum sans précédent à l’ONU : -10% sur le budget si l’organisation ne corrige pas son « parti pris persistant » contre Israël.

Le Secrétaire d’État Marco Rubio a gelé les fonds destinés au Conseil des Droits de l’Homme (CDH) jusqu’à nouvel ordre.
Les raisons de la colère américaine : Le « Deux Poids, Deux Mesures » : L’ONU adopte plus de résolutions contre Israël que contre l’Iran, la Syrie, la Russie et la Corée du Nord réunis.
L’Exemple Russe : En 2022, le CDH a voté 4 résolutions contre Israël, contre une seule contre la Russie (malgré l’invasion de l’Ukraine).
La Menace sur l’AP : Le plan prévoit aussi de geler l’aide à l’Autorité Palestinienne si elle tente de poursuivre des Israéliens devant la CPI.

Le message est clair: l’argent du contribuable américain ne servira plus à financer une plateforme jugée discriminatoire envers son allié.

Un rapport révèle le silence de l’ONU sur l’Iran alors qu’elle cible systématiquement Israël.

Un nouveau rapport de l’organisation de surveillance UN Watch met en lumière le double discours qui règne aux Nations Unies, révélant comment les experts qui s’en prennent régulièrement à Israël ont largement ignoré la répression et le soutien au terrorisme menés par le régime islamiste iranien.
Selon ce rapport, alors même que le régime iranien augmentait le nombre d’exécutions, la plupart des experts onusiens compétents n’ont émis aucune condamnation.

Alors que l’Iran poursuit sa répression brutale des manifestations suite à la mort de milliers de manifestants, le rapport exhaustif publié récemment par UN Watch révèle ce qu’il qualifie de silence assourdissant de la part de la majorité des rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Le rapport a examiné la conduite de 54 experts et a mis en évidence des preuves troublantes de partialité politique et de double discours moral. Malgré une forte augmentation des exécutions par le régime iranien, une persécution accrue des minorités, notamment de la communauté bahaïe, et une répression violente des femmes, la plupart des experts dont le mandat porte sur ces questions n’ont publié aucune déclaration condamnant les agissements de Téhéran.

Sur 87 rapporteurs spéciaux, seuls cinq ont exprimé leur soutien à la déclaration officielle condamnant la répression iranienne, publiée le 13 janvier, soit deux semaines et demie après le début des manifestations et alors que les tentatives de répression violente étaient déjà bien engagées. Hormis cette déclaration officielle, seules quelques publications ont été recensées sur les réseaux sociaux.

Un exemple frappant cité dans le rapport concerne l’expert de l’ONU sur la liberté de religion. Alors que des maisons appartenant à des bahaïs étaient démolies en Iran et que des dizaines de croyants étaient arrêtés uniquement en raison de leur foi, le rapporteur a choisi de ne publier aucune déclaration officielle dénonçant le régime. Le même schéma s’est observé chez l’expert chargé de surveiller le droit à la vie.

Le rapport constate que malgré la forte augmentation des exécutions en Iran, dont beaucoup ont eu lieu à l’issue de procès iniques et sans respect des procédures légales, la réaction des instances internationales de défense des droits humains a été faible et minimale. Les experts chargés de la liberté d’expression et du droit à la vie ont certes publié des dizaines de condamnations à l’encontre des pays occidentaux et d’Israël, mais se sont abstenus de toute déclaration condamnant les exécutions de masse et la répression des journalistes en Iran durant la période étudiée.

UN Watch établit également une comparaison directe entre le traitement réservé à l’Iran et celui réservé à Israël. Les données montrent que des experts qui n’ont jamais publié de condamnation de l’Iran, malgré des preuves accablantes de répression et de meurtres de manifestants, se sont montrés très actifs dans la rédaction de déclarations virulentes contre Israël.

Le rapport cite des experts qui, selon lui, ont systématiquement utilisé leur mandat pour attaquer Israël, tout en ignorant complètement les violations des droits humains commises dans les États autoritaires. Alors qu’Israël est condamné pour des actes de légitime défense ou pour des travaux de construction en Judée-Samarie, ces mêmes experts se sont abstenus de critiquer l’Iran pour avoir fourni des armes à des organisations terroristes, réprimé les manifestations contre les pénuries d’eau et de pain, ou empoisonné des écolières.

Selon le rapport, ce deux poids deux mesures est particulièrement flagrant dans le comportement de certaines personnes. Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les territoires palestiniens, est accusée de lancer fréquemment des attaques virulentes contre Israël, l’accusant de promouvoir l’« apartheid » et même le « génocide », tout en réclamant un embargo sur les armes à destination de ce pays. Parallèlement, indique le rapport, elle passe systématiquement sous silence le rôle de l’Iran dans l’armement et le financement d’organisations terroristes qui ciblent les civils.

Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch, a déclaré que ces conclusions prouvent que de nombreux experts de l’ONU ne sont pas motivés par un véritable souci des droits humains, mais par des considérations politiques. « Lorsqu’ils restent silencieux face à Téhéran et crient à la haine face à Jérusalem, ils perdent toute légitimité », a affirmé M. Neuer. « Leur silence équivaut à un feu vert donné aux ayatollahs pour continuer à pendre des dissidents aux grues. »

Le rapport conclut par un appel aux pays démocratiques membres de l’ONU à cesser de financer ces mécanismes et à exiger une réforme du processus de nomination des experts. « Il est inacceptable qu’un expert chargé de défendre la liberté d’expression ignore l’arrestation de centaines de journalistes en Iran, tout en trouvant le temps de condamner Israël semaine après semaine », indique le rapport.

UN Watch présente également d’autres exemples de réactions qu’elle qualifie de radicalement différentes. Alors que la condamnation de la répression iranienne a tardé à s’imposer et a manqué de soutien, le 7 janvier 2026, soit quatre jours seulement après l’arrestation par les États-Unis du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, 19 experts de l’ONU ont signé conjointement une déclaration de condamnation ferme.

Le même schéma, note le rapport, est apparu après l’attaque par téléavertisseur d’Israël contre le Hezbollah, une organisation désignée comme terroriste, le 17 septembre 2024. Le 19 septembre, 22 experts de l’ONU avaient déjà condamné conjointement Israël pour ce qu’ils ont qualifié de « violation terrifiante du droit international ».

Sources: All Israel News Francophone et ILH
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