Le Qatar renvoie la balle à Israël
Le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a créé la controverse en affirmant que tous les dirigeants israéliens récents avaient donné leur aval aux transferts de fonds qataris vers la bande de Gaza. Selon lui, Benjamin Netanyahou, Naftali Bennett, Yaïr Lapid, mais aussi les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et la direction du Mossad, ont participé à la mise en place et au suivi de ces mécanismes d’aide. Tout en niant tout financement direct du Hamas, il insiste : l’argent était destiné aux habitants de Gaza et à la stabilisation humanitaire, dans un cadre transparent, connu de Washington et validé par Jérusalem.
Depuis le début des années 2010, le Qatar a versé des centaines de millions de dollars à Gaza, officiellement pour l’achat de carburant, le paiement de salaires de fonctionnaires et l’aide aux familles les plus pauvres. Une partie de ces montants, évalués à plus d’un milliard de dollars sur plusieurs années, a été transférée sous forme de valises de billets, apportées régulièrement par l’émissaire qatari. Ces images de liasses de dollars entrant dans l’enclave, avec l’accord tacite d’Israël, ont nourri de vives polémiques : pour de nombreux experts de la sécurité, il était inévitable qu’une fraction de ces fonds soit détournée, directement ou indirectement, vers l’appareil militaire du Hamas.
Les gouvernements israéliens justifiaient alors cette politique par une logique de « gestion du risque ». L’idée dominante était qu’une aide financière contrôlée, même imparfaite, pouvait contribuer à éviter l’effondrement humanitaire de Gaza, limiter les tensions à court terme et acheter une forme de calme relatif le long de la frontière. Des évaluations israéliennes internes ont cependant reconnu que plusieurs millions de dollars avaient échappé à la surveillance et nourri l’infrastructure militaire de l’organisation terroriste.
L’arrivée au pouvoir de Naftali Bennett, puis le gouvernement Bennett-Lapid, ont tenté de corriger ce système en rompant avec la scène des valises de cash. Sous leur mandat, un nouveau mécanisme a été négocié : les fonds qataris devaient transiter par des circuits bancaires encadrés et être distribués à la population civile via des coupons ou des cartes électroniques, sous supervision des Nations unies. L’objectif affiché était de s’assurer que l’argent parvienne directement aux familles nécessiteuses et non aux caisses du Hamas. Malgré ces garde-fous, plusieurs évaluations israéliennes ont continué à estimer qu’une partie de l’aide profitait indirectement au mouvement islamiste, dès lors qu’il contrôle une grande partie des structures administratives et de la sécurité dans la bande de Gaza.
Pour Al-Thani, les accusations israéliennes selon lesquelles Doha aurait « financé le Hamas » relèvent de la manipulation politique. Il accuse certains responsables de chercher un bouc émissaire extérieur pour détourner l’attention des conséquences de leurs propres choix stratégiques. Le Premier ministre qatari rappelle que les échanges entre son pays et les États-Unis depuis des décennies montrent un partenariat centré sur la coopération sécuritaire et la médiation, et nie toute implication volontaire dans le financement du terrorisme. Selon lui, remettre en cause aujourd’hui ces transferts revient à réécrire l’histoire, alors même qu’ils ont été validés par plusieurs gouvernements israéliens successifs.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où le rôle de Doha est devenu incontournable dans le conflit israélo-palestinien. Le Qatar a servi de médiateur clé dans les cessez-le-feu successifs et, plus récemment, dans les accords de libération d’otages, en étroite coordination avec les services de renseignement israéliens, l’Égypte et les États-Unis. Cette double posture — principal canal d’aide financière à Gaza d’un côté, interlocuteur diplomatique indispensable de l’autre — place l’émirat au centre d’un jeu d’équilibres extrêmement sensible.
Au fond, le débat dépasse la seule question du Qatar. Il pose celle de la responsabilité partagée : jusqu’où un État peut-il accepter des flux d’argent dans un territoire contrôlé par une organisation terroriste, au nom de la stabilité à court terme ? Les propos d’Al-Thani rappellent que ces choix ont rarement été le fait d’un seul dirigeant, mais d’une succession de gouvernements, israéliens comme étrangers, persuadés que le moindre mal consistait à essayer de gérer le risque plutôt que de couper brutalement tous les robinets. Reste à savoir si, à la lumière des événements récents, cette stratégie sera assumée comme telle ou dénoncée comme une erreur historique.
Jforum.fr
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C’est évident que le Qatar a financé le Hamas AVEC l’accord d’Israel car les avions avec les valises de billets arrivaient à Ben Gourion.
Il est évident aussi qu’Israel connaissait l’utilisation de chaque dollar dépensé par le Hamas. On ne peut pas creuser 700 km de tunnels pendant 15 ans sans que cela se voit, car quand on creuse des tunnels il faut évacuer des tonnes de matériaux dans des norias de camions. Vers où d’ailleurs ? Les satellites ont certainement tout enregistré.
Y-a-t-il eu corruption d’israéliens ? Rien n’est impossible. Quand on voit que certains ont espionné pour le compte de l’Iran, alors tout est envisageable. Les sommes d’argent à plusieurs zéros peuvent faire tourner les têtes les plus honnêtes, hélas !
Une seule solution pour tout savoir : UNE COMMISSION D’ENQUETE INDEPENDANTE !
Ce matin, le Jérusalem Post comme le Times of Israël, nous informent que 2 responsables du Shin-Beth refusent, depuis des mois, de répondre aux questions du Contrôleur de l’État, concernant l’enquête sur le désastre du 7/10. Quand on n’a rien à cacher, on répond aux questions d’un juge assermenté et craignant D. Que pourraient nous apporter des irresponsables et des corrompus, dans l’armée comme dans le renseignement ? Avons-nous besoin de traîtres à la Nation Juive, surtout actuellement ? Il faut se décider à crever l’abcès et tirer un bon coup de chasse d’eau, intégral cette fois-ci, une bonne fois pour toutes. Les familles des victimes ont le droit de connaître la vérité.
» le débat dépasse la seule question du Qatar. Il pose celle de la responsabilité partagée : jusqu’où un État peut-il accepter des flux d’argent dans un territoire contrôlé par une organisation terroriste, au nom de la stabilité à court terme ? Les propos d’Al-Thani rappellent que ces choix ont rarement été le fait d’un seul dirigeant, mais d’une succession de gouvernements, israéliens comme étrangers, ».
L’argent n’a pas d’odeur et les paquets de pétrodollars sont bons même pour les Juifs. Il y a certainement eu, dans l’armée et le renseignement israélien, des traîtres à la Nation Juive, qui savaient pertinemment que le hamas recevait de l’argent qatari, mais ils sont restés silencieux en échange de liasses de billets prélevées dans les valises du Qatar. Netanyahou le sait pertinemment, mais comme il est lui-même mouillé, il bloque depuis 2 ans les enquêtes indépendantes sur le 7/10, et demande le pardon tout en refusant de reconnaître sa culpabilité. C’est en contradiction avec notre Judaïsme. Il faut décider de tirer la chasse d’eau au sommet de l’État en Israël.