Dans ma série « À lire, à méditer, à partager… »
« Du grave danger que représente la propagande anti-israélienne »
Par Georges Bensoussan* et Marc Perelman**
TRIBUNE – Figarovox 10/08/25 – .
Depuis 1948, aucun pays dans le monde n’a subi autant de guerres en si peu de temps, ni n’a été attaqué par plusieurs armées sur son propre territoire. Ce fut d’abord la guerre d’une coalition, la Ligue arabe (Égypte, Jordanie, Irak, Syrie, Liban, Arabie saoudite et Yémen du Nord), appuyée par des volontaires venus du Soudan, d’Afghanistan et du mouvement des Frères musulmans.
S’en est suivi pendant soixante-dix ans un état de guerre quasi permanent dont les dates de 1956, 1967, 1973, 1982, 2006, 2008-2009, 2014, 2023 et les guerres larvées (Intifada, 1987-1993, 2000-2004) sont le rappel de l’obligation existentielle pour Israël de les gagner toutes, que le pays ait lancé la guerre ou l’ait subie.
Nous ne prenons pas la parole pour prendre position, après tant d’autres, sur une actualité tragique. Plus de vingt-deux mois nous séparent des événements du 7 octobre 2023.
La guerre menée à Gaza contre le Hamas et le Djihad islamique, puis celle menée contre le Hezbollah et les houthistes du Yémen, et plus récemment encore celle lancée contre la menace nucléaire iranienne toujours imminente montrent à l’évidence que nous ne sommes pas en présence d’une « humeur belliqueuse » de la « pax hebraïca » comme le susurre une certaine presse pousse-au-crime, mais bien d’une menace multiforme contre le seul État non arabe et non musulman de la région.
Par-delà les mille et une vicissitudes de ce conflit qui dure depuis plus de cent vingt ans, ce qui est en cause n’a pas varié d’un pouce: le refus d’accorder une souveraineté et une légitimité à ce peuple sur un bout de terre auquel il est lié par un lien symbolique et donc ancré dans le réel, un lien qui peuple son imaginaire, habite ses représentations collectives et assoit sa légitimité à travers une langue restaurée, l’hébreu, et une nation reconfigurée, le peuple d’Israël.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : le droit à l’existence d’un État confronté, contre son gré, à des guerres sans fin parce que ce principe basique lui est contesté.
Et non parce qu’il refuse la création à ses côtés d’un État arabe palestinien que la partie arabe, précisément, a refusé à six reprises : en 1937 avec le plan Peel, en 1939 avec le troisième livre blanc britannique, en 1947 avec la décision des Nations unies sur le partage de la Palestine.
Et au-delà des accords d’Oslo (septembre 1993), en 2000 à Camp David, en 2001 à Taba et en 2007 à Annapolis. À six reprises la partie arabe a refusé l’État palestinien parce que cela signifiait, de fait, la reconnaissance de l’État d’Israël et l’acceptation d’un compromis historique auquel la majeure partie du monde arabo-musulman ne consent toujours pas.
La charte du Hamas (1988) est explicite quant à la nature du combat qu’il entend mener contre Israël : détruire le pays, tuer les Juifs.
Dès les premières lignes, la charte s’appuie sur le Coran en citant cette sourate (3) : « Nous jetterons l’épouvante/ dans les cœurs des incrédules (…) Leur demeure sera le Feu./ Quel affreux séjour pour les impies ! », pour affirmer ensuite qu’« Israël existe et continuera d’exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge (l’efface) comme il a abrogé (effacé) ce qui l’a précédé (d’autres qui l’ont précédé) ».
Aujourd’hui, une petite musique de mort s’insinue à bas bruit, elle n’est plus le bruit de fond d’autrefois et se mue peu à peu en un vacarme qui exige un seul État « de la mer au fleuve ».
En termes clairs, une Palestine effaçant pour toujours l’État d’Israël. Mais avant de l’effacer dans la réalité, on l’efface de la carte puis du vocabulaire, on l’efface des consciences et l’on accoutume peu à peu les esprits à sa disparition effective.
C’est ce qui est en train de se produire sous nos yeux par ces appels à une « Palestine libre du fleuve à la mer », dans un martèlement incessant qui vise à travailler les opinions publiques en gravant dans les consciences, jour après jour, que la création de l’État d’Israël en mai 1948 fut une erreur historique.
Un surgeon du colonialisme occidental qui ne durera pas davantage que les États croisés du XIIe siècle. Que le « cours normal » de l’histoire reprendra lorsque l’islam régnera sans discontinuer du Maroc jusqu’au Pakistan, et qu’il n’y aura plus en son milieu la « morsure israélienne » (Georges Corm), cette « tumeur cancéreuse à éradiquer ».
En s’appuyant sur les propos de trois ministres extrémistes (et irresponsables), et qui ne représentent qu’une part marginale de la nation israélienne, et ceux d’un premier ministre qui divise et abîme sa société, la propagande anti-israélienne bat son plein qui entend nous faire croire à une tentative d’anéantissement des Palestiniens. Les émissions de télévision et de radios se bousculent pour annoncer « le génocide en cours à Gaza », la destruction des Palestiniens (et non du Hamas).
La récurrence de cette accusation montre que c’est moins telle politique de l’État d’Israël qui est condamnée que son existence même lorsque les images et les chiffres divulgués par le Hamas, expert en manipulation médiatique, sont pris pour argent comptant. Si l’accusation de génocide est si couramment entendue, c’est parce qu’elle est impatiemment attendue, parce qu’elle est nécessaire pour légitimer une haine principielle et récurrente dans l’histoire depuis 1948.
Comme si, depuis Auschwitz, l’existence même de cet État condamnait la vieille passion antijuive à cheminer à bas bruit.
Au crime ancien de déicide a succédé celui de génocide avec pour effet identique l’exclusion de l’humanité commune. C’est dès 1948 que l’extrême droite française, par la voix de Maurice Bardèche, accusait l’État d’Israël de « génocide » contre les Arabes, une accusation réitérée jusqu’à la publication d’extrême droite Rivarol, qui depuis le 7 octobre 2023 titre régulièrement sur le « génocide à Gaza ».
Et c’est à partir de 1950 que le communisme stalinien diabolise le sionisme et en fait l’un des chefs d’accusation du procès Slansky tenu à Prague en novembre 1952, où 9 des 12 prévenus, juifs, sont accusés de trotskisme, de titisme… et de sionisme.
C’est fin 1952 que Staline met en branle la machination dite des « blouses blanches », ces médecins juifs qualifiés de « sionistes » eux aussi, accusés de comploter contre l’élite du parti.
Une machination stoppée net par la mort du tyran le 5 mars 1953 et qui constituait l’antichambre d’une déportation de masse des Juifs d’Union soviétique.
Quarante ans durant, jusqu’en 1991, Moscou inonde le monde entier d’une littérature « antisioniste » où l’État d’Israël figure en digne héritier du nazisme, une démonisation qui aboutit en novembre 1975 à la résolution des Nations unies assimilant le sionisme à une « forme de racisme » (abrogée en 1991).
Qui nierait la souffrance de 2 millions de Palestiniens confinés par les Israéliens et soumis à la cruauté effrayante des miliciens du Hamas ? Eux dont l’avocat palestinien Mounem al-Natour, que le Hamas recherche pour l’assassiner, déclarait ces derniers jours (par téléphone) au quotidien suisse allemand Neue Zürcher Zeitung : « Le Hamas aggrave la situation car ses partisans volent la plupart des biens humanitaires avec l’aide de bandes alliées de voleurs. (…) Le Hamas vole la nourriture des habitants, c’est leur seule source de revenus. (…) Il se venge des dissidents et de ceux qui le critiquent. Il leur brise les jambes, certains sont tués ou emmenés dans des quartiers reculés de la ville. »
Pourquoi faut-il que devant la terreur de ces assassins, une certaine presse montre le même aveuglement que lors de l’entrée des Khmers rouges à Phnom Penh en 1975 ?
À l’été 1982, l’armée israélienne, en guerre contre l’OLP envahissait le Liban. Quelques semaines plus tard, toute une presse occidentale voyait dans Beyrouth assiégée la résurgence de la lutte du ghetto de Varsovie.
En cet été 1982, le nombre de tués rapportés par les médias ne prenait sa source qu’auprès de l’OLP, sans vérification critique alors qu’il s’avéra plus tard que ces chiffres étaient tous exagérés et mensongers. Comme aujourd’hui ceux du Hamas « soutenu par la chaîne internationale al-Jazeera, contrôlée par le Qatar, explique Moumen al-Natour. (…) Ceux qui pensent autrement à Gaza ont peur. »
Ce même été 1982, dans les rues d’Allemagne, l’extrême gauche proteste contre « la solution finale de la question palestinienne ».
À Paris, Pierre Mendès France dénonce le « sensationnalisme » (sic) d’une presse qui n’a au bout de sa plume, écrit-il, que le mot « génocide », tandis que l’historien Léon Poliakov répertorie la litanie des comparaisons de Menahem Begin et du général Sharon à Hitler et à Goebbels.
C’est ce même été 1982 enfin qu’un éditorial de Libération compare les Israéliens aux nazis, et qu’un journaliste de la télévision française, interviewant le grand rabbin de France René-Samuel Sirat, lui reproche d’« approuver le massacre des femmes et des enfants palestiniens ».
Que dans Le Monde, enfin, un juriste français réputé assure qu’il est « temps que cessent ce génocide et cette apocalypse qui déshonore l’humanité, et que l’Occident se rappelle que le Nazaréen ressuscité, aux blessures ineffaçables, est bel et bien palestinien. »
Car au-delà de sa légitimité profonde qui est celle d’un combat de décolonisation de la condition juive via la renaissance de la nation hébraïque sur sa terre et dans sa langue, l’hébreu, l’État d’Israël fut aussi le refuge de centaines de milliers d’hommes et de femmes chassés par la violence génocidaire d’une partie de l’Europe ou par les États arabes qui, nouvellement indépendants et après avoir fait de l’islam une religion d’État, ont poussé peu à peu leurs communautés juives au départ.
Avec, à la clé, la spoliation massive de leurs biens. « Je ne peux oublier que les Juifs ont fait partie des persécutés et opprimés pendant des siècles, que 6 millions de Juifs furent exterminés il y a peu de temps encore, écrivait Herbert Marcuse en 1972. Si finalement un espace est créé où ces gens n’auront plus à craindre ni persécution ni oppression, alors je me dois de partager cet objectif. »
Quant à ceux qui font aujourd’hui de la Palestine une cause sacrée, ils pavent les tragédies à venir et auront beau jeu dans cinquante ans de se repentir comme le font ces repentis du communisme qui, face à la catastrophe concentrationnaire, bredouillent qu’ils « ne voulaient pas ça ». Mais il sera trop tard.
Le terrain aura été préparé pour en finir avec ce minuscule État juif à la population si peu nombreuse (à peine 10 millions d’habitants dont près d’un tiers ne participent pas à la défense du pays). Qui peut croire que seul contre tous, ce minuscule esquif pourra indéfiniment résister ? Les accusations récurrentes et quasi-obsessionnelles contre un État d’Israël décrété génocidaire ont pris le relais de l’image diabolisante du peuple paria d’autrefois. Jadis empoisonneur des puits et voleur du sang des enfants chrétiens, pourvoyeur de la « peste noire », le voici décrété aujourd’hui affameur et génocidaire avec pour dessein la même obsession, celle de l’exclure hier de l’espèce humaine, celle de l’exclure aujourd’hui du registre des nations.
C’est de ces discours que sont tissées les catastrophes à venir. C’est pourquoi, aujourd’hui, au-delà des politiques israéliennes mises en œuvre, il s’agit pour nous de rappeler ce principe non négociable et irrécusable : le droit imprescriptible à l’existence de l’État d’Israël.
* Historien, Georges Bensoussan est notamment l’auteur d’« Une histoire intellectuelle et politique du sionisme, 1860-1940 » (Fayard, 2002) et des « Origines du conflit israélo-arabe, 1870-1950 » (Presses universitaires de France, 2023).
** Marc Perelman est architecte et professeur émérite des universités à Paris Nanterre.


Shlomo Israel Dans ma série « À lire, à méditer, à partager… »
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Voilà le genre d’articles écrit par d’éminents intellectuels qui nous laissent dubitatifs quant à leur contenu .Prétendre mordicus que « le premier ministre d’Israël divise et abîme sa société » relève d’une analyse fallacieuse et irrationnelle conduisant ces soi-disant intellectuels à l’aveuglement ,au détriment d’une société qu’ils prétendent connaître et défendre .Dans leur façon d’appréhender l’Histoire ils font montre d’un excès de certitudes qui va à l’encontre de la quête de vérité .Ils me font penser à ces idiots utiles qui épousent une idéologie mortifère (cf SARTRE ) et la défendent becs et ongles ,sachant qu’ils ont tort ou reconnaissant plus tard qu’ils ont tort sans trop l’avouer .
Que tirent comme leçon ces 2 intellectuels des faits historiques qu’ils rapportent ?RIEN ,absolument RIEN .
Ce dont le peuple juif a besoin actuellement ce sont d’hommes et de femmes sachant prendre des décisions ,maintenant très douloureuses pour les familles d’otages (qu’Hachem me pardonne ) ,pour en finir définitivement avec ce HamaSS assassin .Oui ,j’ose le dire « sacrifions nos derniers otages pour préserver de la mort nos jeunes soldats qui ne méritent pas moins de vivre que nos frères enterrés vivants et exterminer une fois pour toutes cette vermine sans foi ni loi .
Messieurs les intellectuels (de gauche ) ,à force de vos veines analyses ,vous trompez le peuple et le dirigez vers l’abîme ;de grâce suspendez vos écrits pour l’instant et reprenez les lorsque nous aurons vaincu nos adversaires .
Il va bien falloir tôt et jamais trop tard apporter une réponse approprié au monde islamique a leur déclaration de guerre contre l’Occident lors des attentas du 11/9/2001 ……
Aussi je ne crois pas un seul instant que le Hamas arrive à manipuler tout seule, il le fait avec la complicité des neocollaborateurs occidentaux.
Je pense qu’aujourd’hui se joue en Alaska soit une guerre ouverte mondiale (que Trump ne veut pas)
Soit des guerres civiles discriminée dans tous les pays en voie d’islamisation ce que craignent beaucoup et espère contenir leur déboire sur Israël et son peuple.
C’est en cela que la politique de Bibi dérange et que la possibilité du peuple d’Israel à se défendre les emmerde beaucoup et puis avec un peu de piment de Ben Gvir et Smotrich ils commencent à avoir la courante……
Disséminées….
En 1870, quand la France a imposé la naturalisation collective et la citoyenneté aux youpins d’Algérie, les Juifs marocains présents dans l’ouest algérien se sont rapidement enfuis. Ils refusaient de servir de chair à canon pour les guerres européennes de la France impérialiste, qui ne les concernaient pas.
Un Juif du Maroc m’a confié qu’enfant en 1946, il a marché avec sa famille, de Meknès jusqu’au port d’Oran, où il a embarqué pour le camps d’Arena, afin de rejoindre la Palestine, et s’est retrouvé interné à Chypre, par les anglais, jusqu’en 1948.
À côté de ceux-là, de nombreux Juifs du Maroc sont tombés dans le piège de la France. Ils ont préféré vivre dans ce pays, et ainsi lécher le cul des français, plutôt qu’aller vivre dans l’État Juif, où il faut beaucoup travailler. Ils préfèrent laisser leurs émotions négatives les dominer, avec le pessimisme des ratés, plutôt que d’aller lutter en Israël. Avec le pessimisme de Mr Bensoussan le Peuple Juif aurait disparu de la Terre, depuis de nombreux siècles, et si les sionistes avaient raisonné ainsi, jamais l’État Juif n’aurait été recréé, reconstruit, développé, ni défendu. Mr Bensoussan en sait quelque chose puisqu’il a écrit des milliers de pages sur le sionisme.
Les Juifs marocains vivant en France n’ont aucune dignité, sont pétris de haine de soi juive, et toujours prêts à mendier leur droit de vivre auprès des français qu’ils considèrent comme bien supérieurs à eux. Ils sont dans la transe hypnotique, la fiction délirante et l’idéalisation abusive des français. Est-ce cela le Judaïsme? Les femmes en Israël, qui siègent en tant qu’officiers supérieurs de Tsahal dans les staffs des généraux, ont 100 fois plus de mérite que les Juifs marocains planqués en France.
Être un historien c’est croire en l’histoire, et depuis 3000 ans, notre Peuple a survécu, malgré les attaques des plus grands empires. Être un historien, c’est être objectif et ne pas décrire des faits de manière tendancieuse, c’est aussi proposer des solutions. Il y a certainement une vague d’antisémitisme mondiale, et de nombreux peuples de ratés souhaitent notre disparition. Est-ce nouveau? L’histoire ne fait que bégayer. Pendant 2000 ans, l’église a lutté pour faire disparaître notre Peuple. A-t-elle réussi?
Excellent article dont on espère qu’il aura de nombreux lecteurs. Dommage, article un peu terni par la critique du « premier ministre qui divise et abîme sa société » pas du tout étayée et affaiblit un peu sa portée.
Les gauchiasses avançant masqués finissent toujours par se ramasser sur une peau de banane…L’auteur laisse entendre qu’à un moment ou un autre on finira par se lasser face à nos ennemis, que le « petit skif » ne pourra pas tenir indéfiniment face à tant d’adversité…Peut-être doit-on lui rappeller qu’au-delà de l’Etat d’Israël et du Sionisme, nous avons vu disparaître 5 empires en leur survivant, et en ayant été dispersés aux 4 coins de la planète…Ce ne sont pas les rejetons pourris et imposteurs d’Avraham Essav et Ishmael qui auront raison de nous…L’avenir qui leur est tracé par le Projet Divin est qu’ils se bouffent entre eux et qu’ainsi ils se volatilisent comme les autres empires…
Toutes les guerres que nous connaissons aujourd’hui ne sont dues qu’aux conneries passées des laicards qui ne peuvent comprendre la dimension spirituelle unique d’Eretz Israël, et qui ont regretté leurs victoires face à l’ennemi en lui rétrocédant des territoires gagnés sur le sang de la jeunesse juive israélienne…La dernière en date qu’on est entrain de payer cash est celle du retrait du Goush Katif de Sharon…A 5 reprises nous avions confirmé notre pleine main-mise sur notre terre, il n’y avait plus qu’à en expulser ses colons arabes et clore au plus tard le dossier en 67…Rien à foutre des avis du voisinage qui n’est baroukh Hashem pas de taille à nous démolir…