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Washington sanctionne la procureure du CPI

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Washington place la procureure de la Cour pénale internationale sur sa liste noire
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La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, à La Haye, le 28 août 2018. Crédits : Bas Czerwinski/Pool via REUTERS. 
La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, à La Haye, le 28 août 2018. Crédits : Bas Czerwinski/Pool via REUTERS. 

À deux mois de la présidentielle aux États-Unis, l’administration Trump a mis mercredi sa menace à exécution en imposant des sanctions économiques inédites à la procureure Fatou Bensouda.

Washington s’oppose à l’enquête qu’elle a ouverte sur des crimes de guerre présumés de l’armée américaine en Afghanistan.

Fatou Bensouda était déjà persona non grata aux États-Unis. Mercredi, Washington a pris de nouvelles sanctions inédites contre la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) : ses éventuels avoirs aux États-Unis seront gelés et l’accès au système financier américain lui est désormais barré.

Ces mesures punitives s’appliquent aussi à Phakiso Mochochoko, directeur de la division de la compétence, de la complémentarité et de la coopération de la juridiction qui siège à La Haye.

Depuis que Fatou Bensouda a ouvert, en mars , une enquête pour des crimes de guerre présumés de l’armée américaine en Afghanistan, l’administration Trump ne décolère pas contre la procureure générale de la CPI.

Contrairement à Kaboul, Washington n’est pas membre de la juridiction internationale, rappelle NPR. Le secrétaire d’État Mike Pompeo, qui a qualifié mercredi la CPI d’“institution détraquée et corrompue”, a assuré que les États-Unis ne “toléreraient pas ses tentatives illégitimes de soumettre des Américains à sa juridiction”.

L’administration Trump affirme aussi que l’enquête sur les actions de l’armée américaine en Afghanistan est “manipulée par des adversaires des États-Unis, bien qu’elle n’ait jamais fourni de preuves permettant d’étayer ces affirmations”, note The Hill.

“Diplomatie de l’ultimatum”

Les sanctions prises mercredi contre les responsables de la CPI sont “les dernières d’une série de mesures de politique étrangère unilatérales et radicales”, note le Guardian. En avril 2019, Washington avait déjà interdit l’entrée aux États-Unis des responsables de la Cour et révoqué le visa américain de Fatou Bensouda. En juin dernier, Donald Trump avait aussi autorisé des sanctions économiques contre les responsables de la CPI. L’annonce de mercredi est la première concrétisation de cette menace.

“La diplomatie de l’ultimatum de M. Pompeo survient à quelques jours de l’échéance du 20 septembre”, date à laquelle Washington a prévenu qu’il rétablirait unilatéralement les sanctions internationales contre l’Iran, remarque le New York Times. Interrogé mercredi par le quotidien, l’ancien diplomate américain Vali Nasr estime que “le refus du compromis de la part de l’administration américaine risque de mettre à mal les organisations multilatérales qui collaborent avec les États-Unis depuis des générations”.

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2 Commentaires
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gerardnium

Cette procureur a été ministre de la justice dans sont pays la Gambie. Elle a secondée un dictateur et participee à l’incarcération de milliers d’opposants. Elle devrait être jugée et destituée de son poste actuel. Bravo à Trimp et Pompeo !!!

Rosa SAHSAN

Si la communauté internationale pouvait avoir les C… de Trump et clouer le clapet à cette femme qui justement devrait être jugée par la CPI pour les exactions qu’elle à commise.
ROSA