Par SudOuest.fr avec AFP
L’historien et président de l’association des Fils et filles des déportés juifs de France a salué les déclarations de la présidente du RN jeudi soir à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, dans lesquelles elle saluait les victimes de l’antisémitisme, « un fléau ».
La présidente du RN, Marine le Pen, « a fait un pas en avant pour s’aligner sur les valeurs républicaines », en saluant la « mémoire » des victimes de la rafle du Vel d’Hiv, estime vendredi l’historien et défenseur de la cause des déportés juifs, Serge Klarsfeld.
16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vél d'Hiv : dans un Paris occupé, la police se livre à la plus grande rafle jamais organisée en France. Plus de 12 000 Juifs, dont 4 000 enfants, sont arrêtés.
30 ans plus tard, la TV consacre pour la première fois un reportage au JT. #VelDhiv pic.twitter.com/HY3seolMrl— Ina.fr (@Inafr_officiel) July 17, 2020
« À partir du moment où la Présidente du Rassemblement National a condamné de la façon la plus ferme la rafle du Vel d’Hiv organisée par la police de l’État Français de Vichy, elle a renié son père, laudateur de Philippe Pétain », déclare dans un communiqué le président de l’association des Fils et filles des déportés juifs de France.
Jeudi soir sur Twitter, Marine Le Pen a salué la « mémoire » des victimes de la plus grande arrestation de Juifs pendant la Seconde guerre mondiale en France. La « commémoration de la rafle du Vel d’Hiv nous rappelle au devoir de mémoire face à l’expression la plus abjecte et abominable de l’antisémitisme », a écrit la présidente du RN.
Elle nous oblige à la plus ferme et intraitable détermination dans le combat jamais terminé contre ce fléau et ces nouveaux prêcheurs de haine qui, aujourd’hui en France, ciblent et s’en prennent à nos compatriotes juifs. MLP #Veldhiv https://t.co/3IbYHFqP50
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) July 16, 2020
« Elle nous oblige à la plus ferme et intraitable détermination dans le combat jamais terminé contre ce fléau et ces nouveaux prêcheurs de haine qui, aujourd’hui en France, ciblent et s’en prennent à nos compatriotes juifs », a-t-elle ajouté.
La présidente du RN avait suscité une polémique en avril 2017 pendant la campagne présidentielle en affirmant: « La France n’est pas responsable du Vel d’Hiv ». Emmanuel Macron, alors candidat au même scrutin, y avait vu « une faute politique et historique lourde ».
« Pour être certain de sa détermination à lutter contre l’antisémitisme il lui reste à approuver le discours de Jacques Chirac en 1995 et la loi Gayssot qui protège du négationnisme les victimes de la Shoah », ajoute M. Klarsfeld dans son communiqué.
"Ces heures noires souillent à jamais notre histoire"
C'était le 16 juillet 1995 : le président Jacques Chirac se rendait au mémorial de la rafle du Vél' d'Hiv', et reconnaissait la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs sous Vichy. #VeldHiv pic.twitter.com/auZjm67Z0V— Ina.fr (@Inafr_officiel) July 16, 2020
Le 16 juillet 1995, Jacques Chirac, lors d’un discours prononcé au Square des martyrs du Vel d’Hiv à Paris, avait été le premier président à reconnaître la responsabilité de la France dans les déportations de juifs pendant la Seconde guerre mondiale. Les 16 et 17 juillet 1942, quelque 13 000 juifs avaient été arrêtés à leur domicile par des policiers et gendarmes français avant d’être rassemblés au Vélodrome d’Hiver pour être ensuite envoyés en camp de concentration, d’où beaucoup ne devaient pas revenir.
À la tête du mouvement d’extrême droite depuis 2011, Marine Le Pen y a succédé à son père Jean-Marie Le Pen, qu’elle a exclu du parti en 2015 après ses propos répétés sur les chambres à gaz, « point de détail » de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale selon lui, qui lui ont valu une condamnation en justice.
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En 1962, les Juifs d’Algérie sont entrés dans un pays qui depuis 1945 vivait sur de l’histoire mensongère. En 2020, 75 ans après la « Libération », ce problème n’est toujours-pas réglé. Comme l’écrivait le Juif Marc Bloch dans l’Etrange Défaite, les Français ont de grosses difficultés à assumer leurs responsabilités.
Peu avant son discours, Jacques nous a laissé un souvenir qui porte son nom :
O-S-I-R-A-C, trois fois rien, juste de quoi donner à Saddam Hussein la possibilité de fabriquer une centrale nucléaire devant fournir de l’électricité…
…Zut ! J’ai oublié le nom du pays à qui était destinée l’électricité de la centrale…
Jacques Chirac, est ensuite venu en Israël pour dire bonjour aux dirigeants israéliens.
Mais il a voulu aussi dire bonjour aux Palestiniens à une époque où le terrorisme était partout en Israël ! Jacques voulait équilibrer le nombre de poignées de mains.
Tant pis, il voulait absolument voir les Palestiniens dans le souk… Jacques a fait un scandale pas possible aux soldats chargés de le protégér contre un attentat au couteau fréquent à l’époque. Aussi, Jacques a menacé ses protecteurs de retourner à son avion, lui qui voulait seulement serrer des mains arabes… pour créer l’égalité entre les belligérants, ce qui est
généreux. Pôvre Jacques, le mal compris, il ne voulait que serrer les mains des Palestiniens.
Même chose quand il a offert une centrale nucléaire à Saddam, je me souviens maintenant, c’est parce que le peuple irakien manquait cruellement d’électricité.
Pôvre frère Jacques…
vieux moutard que j’ aimais