L’Assemblée nationale française a voté la loi: La haine d’Israël punie comme l’antisémitisme

«Le texte a été voté à un très faible nombre de voix.» Au contraire, @lemondefr : sur ~700 scrutins publics ordinaires soumis à l’AN depuis déc. 2018, c’est même celui qui a obtenu le plus de voix! Vérifiez… www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/liste lemonde.fr/politique/arti

L’Assemblée nationale française a voté la loi: La haine d’Israël punie comme l’antisémitisme


L’Assemblée nationale doit se prononcer aujourd’hui sur un projet de résolution qui appelle la haine d’Israël comme une forme d’antisémitisme.
Les 577 membres de l’Assemblée nationale devraient se prononcer mardi sur le projet, qui appelle également le gouvernement à se joindre à d’autres nations européennes pour adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale de la mémoire de l’Holocauste.
La définition de l’IHRA indique que certaines formes de vitriol contre Israël, notamment en le comparant à l’Allemagne nazie, sont des exemples d’antisémitisme, bien que critiquer la politique d’Israël ne le soit pas.
Le législateur Sylvain Maillard du parti centriste au pouvoir, le LREM, Président du Président Emmanuel Macron, a lancé avec son projet de résolution des semaines de débats dans les médias français.

En octobre, 39 organisations ont adressé une lettre ouverte au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, mettant en garde contre l’adoption de la résolution.
La lettre plaidait contre une définition distincte de l’antisémitisme, car elle «affaiblirait l’approche universaliste» de la lutte contre toutes les formes de racisme »et compromettrait » la défense de la liberté d’expression et de réunion pour des groupes et des militants qui doivent être autorisés à défendre leurs droits des Palestiniens et critiquer la politique d’Israël sans être faussement accusé d’antisémitisme « .
Malik Salemkour, président de la Ligue française des droits de l’homme, est une organisation créée en 1898 pour lutter contre la persécution antisémite et montrer le procès du capitaine de l’armée franco-juive Alfred Dreyfus.
Maillard a défendu le projet en affirmant à La Croix qu’en France aujourd’hui, « sale sioniste »… « signifie » sale juif « ».
Le projet dénonce « les manifestations de haine à l’égard de l’Etat d’Israël justifiées par la seule perception de ce dernier comme collectivité juive » rappelle le texte de M. Maillard.
Repères et éléments de compréhension à propos de la définition de travail de l’antisémitisme endossée officiellement par la France lors du discours du Président de la République le 20 février 2019.
La définition de travail a été produite et adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA). L’IHRA est une organisation intergouvernementale, fondée en 1998 et qui regroupe gouvernements et experts dans le but de renforcer et promouvoir l’enseignement de la Shoah, la recherche et la mémoire. Elle compte 31 membres, majoritairement des Etats membres de l’UE dont la France mais aussi les Etats-Unis, Israël et le Canada.
France: 127 universitaires juifs contre une définition plus large de l’antisémitisme
« L’antisémitisme est une haine à part, génocidaire, qui se réinvente en permanence » (Sylvain Maillard)
Un collectif de 127 intellectuels juifs a appelé les députés français à s’opposer à une proposition portée par le député LREM Sylvain Maillard pour lutter contre de « nouvelles formes » d’antisémitisme, qui doit être examinée mardi à l’Assemblée.
« Nous, universitaires et intellectuels juifs, d’Israël et d’ailleurs, dont beaucoup de spécialistes de l’antisémitisme et de l’histoire du judaïsme et de l’Holocauste, élevons notre voix contre cette proposition de résolution », écrit ce collectif dans une tribune au Monde daté de mardi.
La résolution est « hautement problématique », affirme le collectif dans sa tribune, parce qu’elle « assimile (…) l’antisionisme à l’antisémitisme ».
Or « pour les nombreux juifs se considérant antisionistes, cet amalgame est profondément injurieux », affirme le collectif.
Parmi les signataires, dont l’historien israélien Zeev Sternhell, figurent plusieurs professeurs – ou ex-professeurs – en poste à Paris, Oxford (Royaume-Uni), Princeton (États-Unis) ou encore Jérusalem.
Invité d’i24NEWS lundi soir dans « Conversations avec Benjamin Petrover », le député LREM a défendu sa résolution en affirmant que « remettre en cause l’existence même d’Israël, en vue de nuire à nos compatriotes juifs, en disant finalement qu’un Français de confession juive est un Israélien, ça c’est de l’antisémitisme ».
« L’antisémitisme est une haine à part, une haine génocidaire, qui se réinvente en permanence », a-t-il ajouté.
La résolution portée par Maillard suggère de reprendre la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), déjà validée par plusieurs pays et appuyée par le président français Emmanuel Macron en février devant le Conseil représentatif des institutions juives de France.
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