
Chercheuse emprisonnée: Téhéran met en garde Paris contre toute « ingérence »
i24NEWS
Téhéran a vigoureusement dénoncé vendredi comme une « ingérence inacceptable » une demande du Quai d’Orsay appelant la République islamique à la transparence sur le cas de Fariba Adelkhah, chercheuse franco-iranienne détenue en Iran.
Le « ministère des Affaires étrangères [iranien] considère comme inacceptable la démarche du gouvernement français et juge qu’il s’agit d’une ingérence dans les affaires intérieures de notre pays », indique un communiqué officiel transmis à la presse.
« La législation de la République islamique d’Iran ne reconnaît pas de double nationalité pour les ressortissants iraniens », rappelle ce communiqué du porte-parole des Affaires étrangères, Abbas Moussavi.
« Mme Adelkhah est une ressortissante iranienne et elle bénéficie de tous les droits d’une citoyenne iranienne », ajoute le texte.

La chercheuse Fariba Adelkhah invitée sur France 24-France Info dans l’émission Le Monde dans tous ses états (capture d’écran).
Son « dossier est en cours d’instruction minutieuse par l’appareil judiciaire conformément aux lois du pays, qui garantissent une justice équitable à tous », indique M. Moussavi.
« L’ingérence du ministère des Affaires étrangère français […] n’a pas lieu d’être : non seulement cette démarche n’aide en aucune façon le dossier mais elle risque même de compliquer le processus judiciaire », avertit-il.
Téhéran a confirmé le 16 juillet la détention de Mme Adelkhah, annoncée la veille par la France.
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