INFOGRAPHIE – Les sondages placent son parti second derrière le parti Bleu et Blanc de Benny Gantz, mais le premier ministre sortant pourrait être le seul en mesure de former une coalition…

Infatigable Benyamin Nétanyahou. Jusqu’au bout de la campagne, il aura mobilisé ses électeurs pour décrocher un cinquième mandat de premier ministre.
Dans la dernière ligne droite, le chef du gouvernement sortant a rendu visite le 4 avril à son «ami» Vladimir Poutine qui lui a remis au cours d’une cérémonie à Moscou les effets personnels de Zachary Baumel, commandant de char, mort dans un accrochage avec l’armée syrienne durant la guerre du Liban en 1982.
La dépouille du soldat a été rapatriée en Israël, où l’inhumation des corps est un rite fondamental. L’opération baptisée «Chanson douce-amère» aurait duré près de deux ans.
Deux semaines avant le scrutin des législatives, le chef du gouvernement avait déjà reçu son cadeau américain. Donald Trump lui avait servi le plateau du Golan.
Après avoir transféré l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, il avait signé la reconnaissance par son pays de la souveraineté israélienne sur ce territoire pris à la Syrie en 1967 et annexé unilatéralement.
«Jamais une telle relation n’a existé entre un premier ministre israélien et un président américain. C’est un atout très, très important pour l’État d’Israël» avait commenté Benyamin Nétanyahou.
Soucieux de flatter le nationalisme de ses concitoyens, il ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Samedi, il a promis d’annexer les colonies israéliennes installées dans les Territoires occupés palestiniens.
Inoxydable Benyamin Nétanyahou. L’annonce au début de la campagne électorale de sa future inculpation dans des affaires de corruption par la plus haute autorité judiciaire de l’État hébreu aurait pu le disqualifier.
Elle le met en difficulté mais n’a pas eu, semble-t-il, d’impact décisif sur l’opinion publique. Il est parvenu à faire oublier aux commentateurs qu’il a convoqué des élections anticipées pour essayer d’être réélu avant que les foudres de la justice ne s’abattent sur lui.
Même s’il ne parvient pas avec son parti de droite, le Likoud, où nul ne conteste son leadership, à devancer son rival, Benny Gantz, il est le mieux placé pour monter une coalition gouvernementale grâce à une alliance avec les petits partis de droite et les religieux ultra-orthodoxes. Lire la suite
Thierry Oberlé
source: lefigaro.fr
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