Photo porte-parole Ayelet Shaked
Jusqu’à présent, les chefs de partis qui ont rencontré les protestataires druzes ont chacun fait preuve de démagogie en dénigrant la Loi de la Nation et promettant de la modifier au cas où ils arrivent au pouvoir.
Il s’agit de Benny Gantz, Avi Gabbaï, Yaïr Lapid, Adina Bar-Shalom et Yom Tov Samia. Dernier exemple en date, Tsipi Livni, qui devant eux vendredi matin a appelé non seulement à modifier la Loi de la Nation mais à “faire disparaître l’état d’esprit nocif qui s’est emparé du pays” (sous-entendu à cause du pouvoir actuel).
Le même groupe de pression druze a également rencontré vendredi matin la ministre de la Justice Ayelet Shaked devant son domicile à Tel-Aviv.
Elle est la seule à avoir fait preuve de courage politique, de fermeté et d’honnêteté intellectuelle.
Sortant à la rencontre des protestataires, elle a exprimé sa compréhension face au ressentiment d’une partie de la communauté druze tout en rappelant que la Loi de la Nation ne porte aucunement préjudice au principe d’égalité.
La ministre a expliqué que ce texte était indispensable pour faire l’équilibre avec la révolution activiste instaurée il y a 25 ans par l’ancien président de la Cour suprême Prof. Aharon Barak. “Cette loi ne sera pas modifiée”, leur a-t-elle dit avec courage.
Ayelet Shaked a également rappelé au groupe qu’en tant que ministre de la Justice, elle avait beaucoup agi en faveur d’une égalité civile totale pour les minorités.
La ministre a conclu en insistant: “Le ressentiment de la communauté druze est réel et on ne peut pas le discuter. Le prochain gouvernement devra trouver la voie pour dissiper ce sentiment mais sans toucher à la loi”.
Le député Salah Saad (Parti travailliste), qui utilise cyniquement depuis des mois cette question pour attaquer le gouvernement, a déclaré: “Ayelet Shaked est responsable de l’adoption de cette loi raciste (sic) et dégoûtante qui fait des Druzes et des autres minorités en Israël des citoyens de seconde catégorie. Elle refuse de rectifier le tir, et ce qu’elle a dit vendredi matin au groupe de protestataires prouve qu’elle n’est pas digne d’occuper ses fonctions. Elle doit démissionner sans delai. J’ai honte de la manière dont Ayelet Shaked considère les Druzes et les autres minorités en Israël”.

A l’inverse, le président de la Knesset Yuli Edelstein a appelé à “envoyer au diable” tous les appels déposés devant la Cour suprême contre la Loi de la Nation.
Il a prévenu qu’en cas d’interférence de la Cour suprême contre la Loi de la Nation, la loi de préseance sera votée, qui autorisera le gouvernement à revoter une loi fondamentale qui aura été invalidée par la Cour suprême.
“Il s’agit d’un combat pour le maintien du rôle de la Knesset et d’une pratique démocratique saine”, a précisé le président de la Knesset.
![]() |
![]() |








































Connectez-vous pour lire les commentaires. Connexion