Un manifestant portant un gilet jaune et un masque près d’une barricade en feu, à Paris le 1er décembre 2018 ((c) Afp)
Journée noire pour les Parisiens et les touristes étrangers en France. Des touristes israéliens à Paris choqués par la violence urbaine. Certains ont pris peur. Ils n’étaient pas du tout au courant du mouvement des Gilets Jaunes.
IsraelValley a été contacté par un groupe de touristes israéliens qui ont été pris de panique cette après-midi à Paris. (Leur hôtel se trouvait proche des Champs-Elysées).
Les heurts qui ont éclaté aux Champs-Elysées et Rue de Rivoli ont gagné d’autres quartiers de la capitale ont fait au moins 110 blessés. Les forces de l’ordre ont interpellé 305 personnes.
Le ministère de l’intérieur a recensé 75 000 manifestants en France. La maire de Paris Anne Hidalgo a fait part de sa « profonde indignation » et de sa « grande tristesse » face aux violences dans la capitale en marge de la mobilisation des « gilets jaunes ».
« J’éprouve une profonde indignation et une grande tristesse face à ces violences au cœur de Paris. Elles sont inacceptables », a déclaré la maire socialiste sur Twitter. « Notre pays est confronté à une crise majeure. Elle ne peut être résolue que par le dialogue. Nous devons au plus vite retrouver ce chemin ».
Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, interrogé sur l’opportunité d’instaurer l’état d’urgence, a dit ne pas avoir de «tabou», samedi soir à l’issue d’une journée de violences en particulier à Paris, dans le sillage d’une nouvelle mobilisation des «gilets jaunes».
«Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore», a souligné le ministre sur BFM-TV.
Questionné sur la possibilité d’instaurer l’état d’urgence, M. Castaner a répondu: «Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n’ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder».
Ce régime d’exception avait notamment été mis en place après les attentats terroristes de Paris de 2015, mais aussi après les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues.
Le ministre a comparé les auteurs des violences survenues samedi dans la capitale à des «factieux, des séditieux».
Dans un communiqué, le syndicat de police Alliance a demandé samedi l’instauration de l’état d’urgence. «On est dans un climat insurrectionnel», a dénoncé auprès de l’AFP le numéro 2 du premier syndicat de gardiens de la paix, Frédéric Lagache.
«Il faut taper du poing sur la table», a-t-il ajouté. Alliance réclame le «renfort de l’armée pour garder les lieux institutionnels et dégager ainsi les forces mobiles d’intervention», a détaillé le syndicat dans son communiqué.
SELON PARIS MATCH. Un gilet jaune est dans le coma, grièvement blessé après la chute d’une grille, à Paris, a déclaré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur TF1, évoquant une situation dans Paris plus « apaisée » même « pas totalement sécurisée ».
Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a dénoncé samedi « une stratégie gérée par des professionnels du désordre » à l’issue d’une flambée de violences à Paris dans le sillage de la mobilisation des « gilets jaunes ».
« Il y a eu une stratégie gérée par des professionnels du désordre, des professionnels de la casse », a déclaré le ministre sur TF1 évoquant une situation en début de soirée désormais « plus apaisée », « mais pas totalement sécurisée » dans la capitale.
« A l’heure ou je vous parle, la place de l’Etoile et l’Arc de triomphe ont été repris par nos forces de sécurité. Il y a quelques groupes de quelques dizaines de personnes qui continuent à errer dans Paris et que nous tentons de neutraliser. Il y a encore quelques incendies mais la plupart ont été neutralisés par nos forces de sapeurs-pompiers », a complété M. Castaner.
Faisant état de plus d’une centaine de blessés répertoriés à l’issue de cette journée de violences, le ministre a précisé qu’un « gilet jaune » était actuellement « dans le coma » après qu’une grille, descellée rue de Rivoli par des manifestants, lui est tombée dessus.
Alors que la préfecture de police de Paris faisait état vers 20h30 d’un bilan de 287 interpellations, le ministre a dénoncé « ceux qui étaient venus pour piller, pour casser, pour voler, pour blesser, pour tuer même ».
M. Castaner a défendu la stratégie de maintien de l’ordre décidée à l’occasion de cette troisième journée de mobilisation nationale qui s’est traduite par l’ouverture des Champs-Elysées à la manifestation mais après des contrôles d’identité.
La plupart des 287 personnes arrêtées « ne sont pas dans un profil de militant connu »
« J’ai souhaité avec le Premier ministre tendre la main, dire cet axe est accessible mais pas aux casseurs. Ils ne sont pas rentrés. Ils sont restés du côté de l’Arc de Triomphe et ils ont attaqué tout de suite. Ils se sont camouflés en gilets jaunes », a affirmé M. Castaner.
« Les casseurs sont malins. Ils mettent en avant des gilets jaunes classiques qu’ils ont emmenés avec eux, qu’ils ont échauffés pendant la journée et c’est eux qu’on arrête », a-t-il ajouté.
La plupart des 287 personnes « ne sont pas dans un profil de militant connu et reconnu, tout simplement parce qu’ils se sont faits avoir », a poursuivi Christophe Castaner.
Emmanuel Macron convoque dimanche une réunion d’urgence à l’Elysée au lendemain des scènes de guérilla urbaine à Paris qui ont marqué une nouvelle escalade dans le conflit des « gilets jaunes » devenu une crise politique majeure.
Attendu sur le sol français en fin de matinée en provenance du sommet du G20 en Argentine, le chef de l’Etat doit retrouver le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et « les services compétents » pour tenter de trouver une réponse à un mouvement qui semble avoir échappé à tout contrôle.
Samedi soir, alors que des voitures brûlaient en plein Paris, Emmanuel Macron a déclaré depuis Buenos Aires qu’il « n’accepterait jamais la violence ».
Selon lui, celle-ci n’a « rien à voir avec l’expression d’une colère légitime », celles des « gilets jaunes » protestant au départ contre la hausse des carburants et la baisse du pouvoir d’achat.
L’ampleur des violences, qui ont fait une centaine de blessés, a conduit Edouard Philippe à annuler son déplacement en Pologne pour le sommet sur le climat COP 24.
Il s’est rendu dès samedi soir dans un commissariat parisien pour remercier les forces de l’ordre.
Dans l’immédiat, la réponse de l’exécutif a d’abord été celle de la fermeté. « Les coupables de ces violences ne veulent pas de changement, ne veulent aucune amélioration, ils veulent le chaos. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice », a insisté Emmanuel Macron, alors que Christophe Castaner n’a pas écarté la possibilité d’instaurer l’état d’urgence.
Mais l’opposition et une partie des « gilets jaunes », mouvement protéiforme sans structure ni leader clairement désigné, réclament d’abord un geste fort au gouvernement, à commencer par un moratoire ou un gel de la hausse des taxes sur les carburants.
– Revendications –
A droite, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a réitéré son appel à un référendum sur la politique écologique et fiscale d’Emmanuel Macron. Marine Le Pen a demandé à être reçue par M. Macron avec les autres chefs de partis politiques d’opposition.
A gauche, le patron du PS, Olivier Faure, a réclamé des États généraux sur le pouvoir d’achat. Benoît Hamon, chef de Génération-s, a demandé un dialogue national avec les « gilets jaunes », les syndicats et les ONG sur le pouvoir d’achat, la répartition des richesses et la transition écologique.
Quant à Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la France insoumise, il a appelé à rétablir l’impôt sur la fortune, tout en applaudissant « l’insurrection citoyenne » qui « fait trembler la macronie et le monde du fric ».
Face à ces revendications, pour la plupart sur la table depuis plusieurs jours, le gouvernement est jusque-là resté inflexible.
Alors que les premiers heurts éclataient sur les Champs Elysées, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a ainsi répété samedi matin que le cap allait être maintenu, tout en rappelant les mesures d’aide (chèque énergie, prime à la conversion) déjà annoncées par le gouvernement ces derniers jours.
« J’ai entendu ceux qui me disent que le 15 du mois, ils sont dans le rouge à la banque. Mais nous réparons le pays pas à pas. Nous le faisons avec sérieux et nous ne reportons pas nos choix sur la génération future », a-t-il développé.
Samedi soir, M. Castaner a seulement reconnu que le gouvernement s’était « planté sur un certain nombre de séquences de communication et de pédagogie, notamment sur l’enjeu de se sortir du tout pétrole ».
Emmanuel Macron, qui a bâti une partie de son capital politique sur sa capacité réformatrice, n’a, lui, eu de cesse de clamer qu’il ne reculerait pas, contrairement, selon lui, à ses prédécesseurs.
Mais cette position peut-elle résister aux événements de samedi, alors que plusieurs élus de la majorité, parfois mis à rude épreuve dans leurs circonscriptions, ont demandé un adoucissement de la politique gouvernementale ?
Paris (AFP)
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Va…
Parmi les arrestations figurent des récidivistes de la semaine dernière.. Et seront encore appréhendés la prochaine fois.
Pauvre République, empalée dans ses choix. Tout est plié…
Qu’est-ce qu’Il ne vas pas chercher pour nous faire rentrer à la maison…
Mdr…