Israeli police officers dismantle metal detectors outside the Al Aqsa Mosque compound in Jerusalem's Old City, early Tuesday, July 25, 2017. Israel's security cabinet has decided to remove metal detectors set up at the entrance to a Jerusalem holy site which had angered Muslims. (AP Photo/Mahmoud Illean)

Le gouvernement israélien a retiré les détecteurs de métaux qu’il avait installés aux entrées du Mont du Temple (esplanade des Mosquées) à Jérusalem, une mesure de sécurité qui avait été suivie de violences meurtrières entre Israéliens et Palestiniens.

La décision de ne plus utiliser ces portiques de sécurité a été annoncée dans la nuit par le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou, après une intense mobilisation diplomatique internationale visant à empêcher une extension de la crise au-delà d’Israël et des territoires palestiniens.

Le cabinet de sécurité israélien a accepté « la recommandation de tous les organismes de sécurité de remplacer l’inspection au moyen de détecteurs de métaux par une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d’autres moyens », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Suite à cette décision, des équipes d’ouvriers se sont immédiatement attelées, dans la nuit de lundi à mardi, à démonter les détecteurs positionnés aux entrées du site saint.

Lorsque la nouvelle de la décision israélienne a commencé à se répandre, quelques centaines de Palestiniens se sont rassemblés à la Porte des Lions pour la célébrer.

Quelqu’un a tiré un feu d’artifice, ce qui a déclenché une intervention de la police israélienne, qui a dispersé le rassemblement avec des grenades assourdissantes.

JACK GUEZ (AFP)Affrontements entre des palestiniens et les forces israéliennes près de la vieille ville de Jérusalem, le 21 juillet 2017  JACK GUEZ (AFP)

Des caméras installées

Il n’était pas possible de savoir immédiatement quelle était la nature des « technologies avancées » mentionnées par le communiqué officiel israélien. Mais des caméras ont été installées cette semaine à certaines entrées du site.

On ignorait également si ces nouveaux dispositifs seraient acceptés par les Palestiniens.

« Ce mouvement est un mouvement de la rue », a déclaré cheikh Raed Dana, un responsable du Waqf, l’organisme jordanien qui administre les biens musulmans.

« Nous, en tant que Waqf, nous écoutons la rue. Si la rue dit oui, nous disons oui; si la rue dit non aux mesures, nous dirons non », a-t-il indiqué.

 L’escalade de violences entre Israéliens et Palestiniens a démarré le 14 juillet dernier par l’assassinat de deux policiers israéliens porte des Lions à Jérusalem par trois terroristes arabes israéliens.

Au lendemain de l’attentat, Israël a pris des mesures de sécurité exceptionnelles en fermant l’esplanade des Mosquées au public pendant deux jours. Après des fouilles sur le site, des armes à feu, des couteaux et autres armes blanches ont été retrouvés dans l’enceinte d’Al-Aqsa, ce qui a conduit Israël à installer des détecteurs de métaux à l’entrée de l’esplanade.

Ces nouvelles mesures de sécurité ont provoqué l’ire des fidèles musulmans et du monde arabe et entraîné de nombreux affrontements. Trois civils israéliens membres d’une même famille d ont été poignardés à mort dans une attaque sanglante à leur domicile vendredi soir par un terroriste palestinien, tandis que cinq Palestiniens sont morts au cours d’affrontements avec les forces de l’ordre durant le week-end.

AFPKing Abdullah II and Israeli PM Benjamin Netanyahu listen to remarks on September 1, 2010 in Washington, DC King Abdullah II of Jordan (R), Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu (C) listen to remarks on restarting Middle East peace talks September 1,  AFP

La décision d’enlever les détecteurs de métaux intervient après des discussions entre M. Netanyahou et le roi Abdallah II de Jordanie. Le souverain a demandé par téléphone au chef du gouvernement israélien le retrait des détecteurs de métaux.

La Jordanie est le gardien officiel des lieux saints musulmans de Jérusalem.

La décision intervient aussi après l’arrivée lundi en Israël de l’émissaire pour le Proche-Orient du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt, avec lequel M. Netanyahou s’est entretenu dès son arrivée.

Risque d’extension

Dans la journée de lundi, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, avait déclaré qu’il était « extrêmement important » que la crise soit résolue avant vendredi prochain, jour de la prière pour les musulmans, pour éviter une poursuite de l’escalade.

« Les dangers vont aller en augmentant si nous passons un autre cycle de prière du vendredi sans une résolution de la crise actuelle », avait prévenu M. Mladenov, qui s’exprimait après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à cette crise. Dans ce cas, la violence pourrait se répandre « au delà du Proche-Orient ».

Certains estiment qu’un incident diplomatique survenu dimanche à Amman pourrait avoir contribué à la prise de décision israélienne.

A Amman, un garde israélien de l’ambassade d’Israël a été attaqué par un travailleur jordanien muni d’un tournevis. Par mesure de défense, le garde armé a répliqué par balles tuant l’assaillant. L’auteur de l’attaque a été tué. Un autre Jordanien présent lors des événements a été accidentellement tué.

On ignorait si l’incident était directement lié aux tensions autour du Mont du Temple.

I24News

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Edmond Richter

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alexandra

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mourad

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