Pierre Bousquet de Florian patron du nouveau Centre national de contre-terrorisme
L’ex-numéro un de la DST va diriger cette nouvelle « task force » antiterroriste chargée du « pilotage stratégique de services de renseignement ».
Les premières nominations importantes du quinquennat Macron dans le domaine du renseignement sont connues. Le Conseil de défense a validé la création d’un « centre national du contre-terrorisme », placé au sein de la Coordination nationale du renseignement (CNR), qui seront tous deux dirigés par Pierre de Bousquet de Florian, ex-numéro 1 de la DST, a annoncé l’Elysée mercredi 7 juin.
Cette « task force », qui comme la CNR est placée auprès du président de la République, sera chargée du « pilotage stratégique de services de renseignement », a précisé l’Elysée.
Le préfet Laurent Nunez devrait, lui, être nommé directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), tandis que Bernard Emié, ambassadeur à Alger, est pressenti pour prendre la Direction générale des services extérieurs (DGSE), a-t-on également appris auprès de l’Elysée.
M. Nunez, né en 1964, énarque, est préfet de police des Bouches-du-Rhône depuis 2015. Bernard Emié, énarque né en 1958, en poste à Alger depuis 2014, a notamment été conseiller technique et diplomatique de Jacques Chirac à l’Elysée de 1995 à 1998.
LE MONDE |
Source : lemonde.fr
Qui est Pierre de Bousquet de Florian, le patron de la « task force » anti-Daech à l’Elysée
Ancien patron de la DST de 2002 à 2007, ce préfet devra assurer le « pilotage stratégique de services de renseignement » auprès du président.

TERRORISME – C’était une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron pour mieux piloter la bataille contre l’Etat islamique (EI). Ce mercredi 7 juin, le Conseil de défense a validé la création d’un « centre national du contre-terrorisme », la fameuse « task force » placée auprès du président de la République censée participer au « pilotage stratégique de services de renseignement ».
Ce CNCT sera installé au sein de la Coordination nationale du renseignement (CNR), qui fait le lien entre tous les organes de renseignement (DGSE, DRM, DGSI…). Tous deux seront dirigés par Pierre de Bousquet de Florian.
Préfet proche de la chiraquie (il fut le représentant personnel de Jacques Chirac en Andorre), celui qui dirigeait depuis peu le Civipol Conseil, société publique censée exporter à l’étranger le savoir-faire du ministère de l’Intérieur, connait intimement les rouages de la machine des renseignements français. De 2002 à 2007, Pierre de Bousquet de Florian a dirigé la Direction de la Surveillance du Territoire chargée du contre-espionnage et de la lutte-antiterroriste. Depuis 2008, la DST a fusionné avec les Renseignements généraux (RG) pour devenir la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI).
Au moment de l’affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy lui a reproché d’avoir conduit une enquête sur son compte sur ordre de Dominique de Villepin.
« Décloisonner » les renseignements
Sa mission à la tête du nouveau du Centre national du contre-terrorisme? Piloter une équipe d’une vingtaine de personnes, composée essentiellement d’analystes, pour s’assurer de la coordination des différents services de renseignement.
Il devra aussi « proposer au président des plans d’action concertés sur l’action des services de renseignement » et « rendra compte chaque semaine au conseil de défense, où s’élabore la stratégie de lutte contre le terrorisme ». Techniquement, il ne s’agit pas d’une nouvelle strate de décision mais un organe de supervision censé « décloisonner » les différents services.
Changement de têtes à la DGSI et la DGSE
L’Elysée a aussi annoncé qu’étaient pressentis pour diriger la DGSI (Direction général de la sécurité intérieure) Laurent Nunez, actuel préfet de police des Bouches-du-Rhône, et Bernard Emié, ambassadeur à Alger, pour prendre la Direction générale des services extérieurs (DGSE).
Laurent Nunez, né en 1964, énarque, est préfet de police des Bouches-du-Rhône depuis 2015 où il avait été nommé pour régler le dossier du banditisme et de la guerre des gangs à Marseille. Bernard Emié, énarque né en 1958, en poste à Alger depuis 2014, a notamment été conseiller technique et diplomatique de Jacques Chirac à l’Elysée de 1995 à 1998
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