Révélés par le site Inglourious Basterds, les dérapages de la stagiaire à l’ambassade de France à New York lui ont coûté sa place et sa scolarité à Sciences-Po Paris. Elle avoue « une réaction rapide par passion et frustration ».
Jusqu’au week-end dernier, sa vie avançait sur des roulettes. Amira, Koweïtienne de 20 ans, était étudiante à Sciences-Po Paris. Elle faisait un stage à l’ambassade de France à New York, au service culturel. Tout allait dans le bon sens : elle avait même eu la chance de faire l’objet d’un portrait sur France Culture (émission sur les étudiants). L’étudiante y expliquait vouloir travailler dans une ambassade koweïtienne plus tard :
« Les études, le travail et l’ouverture d’esprit, c’est essentiel. C’est beaucoup plus important que l’amour pour moi […].
Un jour, je vais rentrer chez moi donc je profite d’être à l’étranger. »
« Vous mettre dans des fours »
Mais le vendredi 23 octobre, tout a basculé : le site Inglourious Basterds, dont la mission (soutenue par la Ligue de défense juive) est de repérer « les nazis d’aujourd’hui », l’a épinglée sur son mur.
« Les Basterds vous présentent Amira », c’est le titre de l’article.
Le site, hébergé aux Etats-Unis, publie des captures d’écran issues de Facebook. Amira y tient des propos antisémites extrêmement violents (cela date de quelques jours plus tôt). Elle parle à un jeune étudiant israélien :
« Vous n’êtes de nulle part dans ce monde. C’est la raison pour laquelle vous êtes des déchets et des rats et mal traités partout dans le monde. Ne remettez pas ça sur le dos des pauvres Palestiniens […].
D’abord, vous les rats dispersés, je ne suis pas une immigrée de France. Je viens du Koweït et mon pays peut vous acheter, vous et vos parents, et vous mettre dans des fours. »

L’article est partagé sur les réseaux sociaux et repris par d’autres sites, le comportement d’Amira est signalé à l’ambassade. Le jour-même, l’étudiante est virée de son stage.

Suspendue de Sciences-Po Paris
Deux jours plus tard, dimanche 25 octobre, Amira présente ses excuses en envoyant un message Facebook au groupe « All with Us » (organisation pro-israélienne sur la page de laquelle ses propos haineux ont été tenus).
« Le conflit en Palestine peut créer des sentiments contre lesquels il est parfois difficile de lutter. Et donc j’ai fait une grosse erreur. J’espère que vous allez pouvoir me pardonner pour cette bête erreur. Amira »
Cela ne suffit pas. Sur Twitter, de nombreux internautes se réjouissent des sanctions de l’ambassade de France. Son nom devient un hashtag populaire.
Ce 27 octobre, on peut finalement lire sur LeFigaro.fr :
« Le directeur de Sciences-Po a pris la décision de suspendre la scolarité de l’élève concernée à titre conservatoire, en attente d’un jugement que peut porter la section disciplinaire de l’établissement. »
« C’était surtout une faute »
Contactée par Rue89, ce mardi, Amira nous dit seulement :
« C’était surtout une faute et une réaction rapide par passion et par frustration. »
L’étudiant israélien qu’elle a insulté nous a raconté les échanges qu’ils avaient eu en messages privés, le même jour :
« Elle a proposé de discuter plus calmement et elle avait l’air d’une personne raisonnable. »
Dans ces messages, Amira s’excuse de la violence de ces propos et elle explique que le sujet est sensible pour elle, parce que sa mère est palestinienne.
Elle tient ensuite des propos classiques de militant antisioniste (« Pouvez-vous aller en Egypte et aux USA et dire qu’il y a des juifs et que c’est donc chez vous ? »). L’étudiant israélien défend des positions très banales aussi (et plutôt de gauche).
Remember Justine Sacco
Lors de l’émission sur France Culture, Amira disait être chanceuse d’avoir une mère jordanienne d’origine palestinienne, parce que cela lui avait appris « l’ouverture d’esprit ». Elle n’a pas reçu l’éducation ultra-traditionnelle de ses amies.
L’étudiante disait vouloir voyager, travailler et donner son opinion sur les sujets, comme un garçon (« Au Koweit, si vous êtes une fille, vous devez être d’accord »).
Après son année à l’étranger, elle prévoyait de rentrer en France faire un master à Sciences-Po, « parce qu’ils ont un bon programme ».
Son histoire rappelle celle de Justine Sacco qui avait tweeté une blague douteuse sur le sida avant de monter dans un avion pour l’Afrique du Sud.
En sortant de l’avion, la jeune femme, dir’ com’ de 30 ans, s’était rendu compte que ses propos avaient été pris au premier degré et qu’elle avait été licenciée. Le monde entier parlait d’elle. Deux ans plus tard, le New York Times l’avait rencontrée et sa vie était à peu près rentrée dans l’ordre.
Mais il n’est pas sûr qu’on pardonne ce coup de colère comme on pardonne une mauvaise blague.
« Consternation » du Quai d’Orsay
Convoquée par sa responsable de stage, l’étudiante a confirmé avoir écrit certains des commentaires, mais a notamment nié être à l’origine du passage sur les « fours », a précisé l’ambassade de France à l’AFP. La jeune fille a également dit avoir présenté ses excuses à l’internaute avec lequel elle avait échangé, avant que les Inglorious Basterds ne signalent ses propos.
« Le ministère des affaires étrangères et du développement international a appris avec consternation les propos antisémites tenus » par la jeune femme et il « a immédiatement été mis fin à son stage », selon un communiqué posté sur la page Facebook du service culturel de l’ambassade. L’ambassadeur Gérard Artaud a lui aussi commenté l’affaire, sur le réseau social Twitter.
L’étudiante sera convoquée dans les prochaines semaines devant la section disciplinaire de Sciences Po Paris, composée de cinq étudiants et cinq enseignants, une fois qu’une commission d’instruction aura étudié le dossier. « Il n’existe aucun cas précédent de cette nature », assure l’administration de Sciences Po Paris, selon laquelle « on peut imaginer que l’exclusion est l’une des sanctions envisageables ».
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Et c ‘est soi-disant une étudiante à Sciences-Po ;who le niveau culturel !!!
Si on est des « Rats », alors la jeune Amira a des « cousins-rats ». Elle doit etre trop sensibilisee, pour ne pas dire haineuse pour proliferer de pareils propos. Elle a dut apprendre cela, depuis son enfance et finallement pue s’exprimer de la sorte, a l’occasion de son premier stage. Avant d’acheter les juifs disperses, elle a une lourde tache a executer : eduquer sa populace d’abord, afin de develloper son desert, car dans quelques annees seulement les petros-$ , s’evaporeront, et la belle Amira, ira travailler comme bergere de brebis. Seconde tache : apprendre de ses cousins comment rendre un desert, un jardin d’Eden.
C’est toujours pareil et ce dans tous les services publics.Une fois sur place,non seulement ils ne la quitte plus mais de plus déverse tout leur haine des juifs ou d’Israël.Qu’ils aillent chez eux foutre leur merdes.
Ne jamais se fier aux apparences,
un beau visage peut cacher les pires horreurs,
en voici une preuve de plus.
mAIS NON , cette grognasse n’a suivie qu’à haute voix , la voie de SON maitreS, asinus asinum fircat FABIUS aux mains sales et HOLLANDE , le raté
Ses excuses ?
C’est trop facile elle crache des abominations sur les juifs,
Elle voit que ça ne passe pas, malgré les gros sous de papa ! Alors elle s’excuse.
Qu’elle retourne au koweit, c’est le pays de ses parents et le sien car nous le savons tous les « palestinien » sont des arabes venant de toute l’arabie.