Accueil Israel L’invention du village de Susiya

L’invention du village de Susiya

616

 

Le 16 Juillet, la presse quotidienne a diffusé une dépêche disant que le Département d’Etat américain avait stupéfait les cercles juridiques en Israël.

 

Dans une réponse à une question secondaire, simplement précédée par une enquête concernant l’accord avec l’Iran, sur lequel Israël est plus que sceptique, le porte-parole du Département d’Etat John Kirby a fait pression sur Israël, par un communiqué préparé à l’avance, en lui intimant de ne pas donner d’ordres de démolition contre un campement arabe illégal, proche de la communauté juive de Susiya. Le Département d’Etat a adopté cette posture, en dépit du fait que les ordres de démolition ont été confirmés par la HAUTe Cour de Justice, en mai 2015, après des déennies de procédures en appel.

Les Israéliens ont été stupéfaits pour deux raisons : l’une, que le Département d’Etat était, selon toute évidence, à cve point désinformé sur les faits élémentaires concernant ce dossier. Deuxièmement, le communiqué apparaît être une tentative arrogante de saboter le système judiciaire israélien, à commencer par sa Haute Cour universellement respectée.

La Cour Suprême avait découvert que ces affirmations s’étaient avérées fausses, en se fondant sur des compte-rendus historiques et géographiques objectifs et complets. La photographie historique aérienne, détaillée par les cartes datant du Mandat britannique, les récits de voyages du XVIIIème et XIXème siècle, et le registre de la population  ont tous établi que les assertions des plaignants relevaient d’un mensonge préfabriqué. En fait : aucun village semblable n’avait jamais existé. La Cour Suprême a statué de façon répétée contre ces affirmations dénuées de fondement (HC 7530/01, 430/12, 1556/12, 1420/14).

Cependant, la « lutte » de la famille NAwajah est dévenue une cause célèbre, parmi les cadres étrangers et financés par l’étrangers, au sein des ONG, destinées à ternir la réputation d’Israël et son statut à travers le monde, grâce à des contre-vérités flagrantes, des représentations erronées et des mensonges éhontés.

Deuxièmement, de toute évidence, le Département d’Etat est passé complètement à côté de la question, en ne voyant pas que la Cour Suprême a prouvé que tous les membres de la famille Nawajah disposent de domicles permanents et principaux à Yata, une ville de la Zone A, sous l’égide complète de l’Autorité Palestinienne (HCJ 430/12 and HCJ 1556/12).

En outre, les recherches de Regavim ont démontré que, comme d’autres résidents de l’AP des zones A & B, la famille NAwajah est encouragée par l’AP, en conformité au Plan Fayyad (2009) et assistée par l’U.E ( Rapport de l’UE « la Zone C et la construction de l’Etat Palestinien-2011) pour pratiquer la politique du fait accompli sur le terrain dans la zone C (qui se trouve sous l’autorité complète d’Israël, selon les Accords d’Oslo).

Regavim a démontré dans son document qu’au moins 20 structures illégales dans ce campement, directement financées par l’U.E et arborent fièrement le drapeau de l’Union Européenne. Le campement est stratégiquement situé entre la communauté juive de Susiya et le site archéologique de Susiya. Leur agenda est clairement destiné à masquer le fait qu’une communauté antique juive, comprenant une magnifique synagogue antique, avait prospéré dans ce secteur bien avant que l’Islam n’existe.

Le fait est que la zone occupée par les squatters n’a jamais servi à autre chose que comme patûrages. En 1982, Plia Albeck, l’expert territorial de l’Etat, a situé& l’existence de terrains privés dans le secteur et l’a confirmé comme n’étant qu’une terre agricole. L’Anthropologue Yaacov Havakook  a fait des fouilles dans la zone dans les années 1980, alors qu’il a vécu à cet endroit durant plusieurs années. Comme un expert et témoin l’a déclaré : « Les Arabes n’ont jamais vécu de façon permanente dans ces grottes… ces grottes ne sont utilisées que comme refuge temporaire par les bergers, durant deux semaines à un mois par an au cours de la saison des patûrages ».

Deux jours avant le communiqué du Département d’Etat, B’tselem, une ONG très bien dotée par l’UE et des gouvernements étrangers, comprenant la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, autant que par le New Israel Fund (Fondation pour un Nouvel Israël), ont publié un autre communiqué de presse en affirmant que les pressions exercées par Regavim forcent la main du gouvernement et cité l’avocat-conseil du campement illégal, en disant : « Ce genre de menaces à peine voilées de démolir des maisons à Susiya, avant la planification de l’audition du tribunal est une forme inacceptable de coercition ».

En lisant cette citiation, on pourrait en conclure que la date du 3 août est destinée à statuer de la légalité des ordres de démolition. C’est une tentative délibérée de tromper le monde et, malheureusement, le Département d’Etat américain est, une fois encore, tombé dans le panneau. En fait, la légalité de ces ordres de démolition ont bien été confirmés par la Cour Suprême, de très nombreuses fois au fur et à mesure de ce litige artificiellement prolongé et la Cour Suprême a rejeté une requête en injonction de suspendre ces ordres, malgré l’attente de cette audition : « Prendre la loi entre ses propres mains même après le dépôt de cette pétition s’oppose à l’octroi d’une ordonnance provisoire »(HCJ 1420/14).

Le Département d’Etat a aussi déclaré : « Nous exhortons les autorités israéliennes de travailler de concert avec les résidents du village pour finaliser un plan pour le village qui réponde aux « besoins humanitaires des résidents ».  Le Département d’Etat a délibérément ignoré le véritable état des affaires en cours ou a lamentablement été mal informé de ce point de vue. En fait, même en dépit du fait qu’ils disposent bien de domiciles à Yatta, l’Administration civile a donné son aval afin d’établir un nouveau village dans la zone C, à peine à deux kilomètres et demi de leur actuel campement illégal, en couvrant ainsi très grâcieusemement leurs soi-disant « besoins humanitaires ».

Il est crucial que les faits réels soient dits et rappelés et que la loi soit appliquée et respectée, malgré les pressions extrêmes exercées par l’Union Européenne et le Département d’Etat américain.Le gouvernement israélien ose ne pas céder sur l’application de la loi, face à une tentative flagrante et mal avisée d’usurper l’autorité etle pouvoir de nos tribunaux et de notre système judiciaire. SI Le gouvernement apparaît impuissant, face aux pressions de telles forces extérieures et continue de sacrifier les intérêts du pays, Israël, en effet, ne fera qu’inviter à la manifestation de pressions supplémentaires, tout en affaiblissant sa propre résolution de mettre en oeuvre la Justice.

Notre système judiciaire est internationnalement reconnu comme solide, fort et juste. Ignorer délibérément l’histoire et les faits sur ce dossier spécifique serait particulièrement énorme, puisque cela violerait de façon flagrante un principe juridique fondamental : Ex injuria jus non oritur, les droits judiciaires ne peuvent en aucune façon découler d’un acte illégal ou dans ce cas, de décennies d’actes illégaux facilement démontrables. Regavim est fier d’être considéré comme la contre-pression poussant le gouvernement à s’en tenir à l’a règle de la loi et à l’application égale de cette même loi.

L’auteur est directeur de Regavim, une organisation de défense fondée sur la recherche, se consacrant à garantir un usage du territoire national d’Israël responsable, légal et sachant rendre des comptes. Pour plus d’information, visitez www.regavim.org.

jpost.com

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire