Sondage Atlantico/Mediaprism. 18% seulement des Français ont cherché à savoir les résultats du vote avant 20h.
Alain Renaudin : Tout d’abord, 75% des Français estiment que rien n’est joué. Les électeurs de Nicolas Sarkozy sont 94% à penser que tout reste possible.
C’est normal.
Mais même 63% de l’électorat socialiste estime que rien n’est joué.
L’électorat de Sarkozy a pu être conforté par un score plus serré qu’attendu, loin des 3 ou 4 points d’écart annoncés à une époque.
Le président sortant a certes 4 points de moins qu’en 2007, mais il garde un socle haut malgré une cote de popularité très négative.
Pour l’électorat de Marine Le Pen, qui a toutes les cartes en main, le jeu reste ouvert à 74%.
Cette campagne de l’entre-deux tours est donc une vraie campagne, avec des deux côtés une mobilisation qui va rester importante.
Avec ce socle de 75% de l’électorat qui penser que tout reste possible, le taux de participation pourrait rester important au second tour.

Atlantico : Selon les résultats, les Français n’ont pas été surpris par les résultats. Ont-ils été plus clairvoyants que les instituts du sondage ?
Alain Renaudin : Même s’il y a eu beaucoup de sondages dans les dernières semaines, les Français ne les prennent pas forcément pour argent comptant.
Une bonne part de l’électorat avait peut-être raison gardé face à l’emballement vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, et dans le même temps est resté circonspect sur le score annoncé de Marine Le Pen.
A l’arrivée, la subtilité d’un ou deux points d’écart n’est pas ce que regarde l’électorat.
Dans les grandes lignes, le classement d’arrivée et le rapport de force a été respecté. 80% des électeurs nous disent ne pas avoir été surpris par les résultats.
Les 20% qui l’ont été ont été surpris par le résultat de Marine Le Pen, mais il n’y a pas d’effet « gueule de bois » comme en 2002, car cela n’a pas d’impact sur la suite.
Ainsi, 96% de l’électorat n’a pas de regret sur son vote exprimé.
Si Marine Le Pen avait accédé au second tour, ça aurait sans doute été différent.



Alain Renaudin : Concernant la révélation des résultats avant 20h, on remarque que seulement 18% des électeurs ont cherché à avoir des tendances.
Mais même ceux qui les ont obtenues, pour 96% d’entre eux, disent que cela n’a pas affecté leur choix électoral.



Le dernier enseignement est plutôt sympathique. Contrairement à ce qu’on a pu dire, cette campagne a intéressé les Français et ils sont une très large majorité (80%) à déclarer avoir pris du plaisir à aller voter.
30% d’entre eux étaient même enthousiastes au moment d’aller aux urnes, et 35% y sont allé avec un esprit militant.
Finalement, seule une faible minorité (7%) a été voter dans une relative indifférence.
Ces résultats sont corroborés par le fort taux de participation observé hier.
Les Français aiment les scrutins électoraux, notamment la présidentielle qui reste un rendez-vous particulier dans la vie démocratique française.
C’était la première fois qu’on posait ce type de question aux électeurs.
On a donc un autre chiffre, en plus du taux de participation, qui montre l’intérêt des Français pour le vote.



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Méthodologie
Echantillon de 4 508 personnes, représentatif de la population Française âgée de 18 ans et plus, dont 4 249 électeurs qui se sont exprimés le dimanche 22 avril. Méthode des quotas sur les critères de sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, catégorie d’agglomération et région.
Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto- administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing), le 22 avril après l’annonce des résultats.
NewCorp Conseil est un cabinet de conseil indépendant créé et dirigé par Alain Renaudin qui propose de relier stratégies de communication et stratégies d’opinion, en mettant à contribution les différentes expertises issues de son parcours en tant que Président de l’agence de communication DDB Corporate et Directeur Général adjoint de l’Institut d’Etudes Ifop.
Mediaprism, filiale du Groupe Mediapost, est le 1er groupe de communication intégré au service des marques et des associations.
Atlantico.fr Article original
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Victor PEREZ
L’honneur perdu de la presse française
Faut-il encore préciser combien la presse française ayant, paraît-il, une déontologie est au niveau des caniveaux ? L’Humanité et Libération ont récemment titré sur le « fascisme » de Nicolas Sarkozy. Cinq années d’un mandat sans l’ombre d’une telle preuve n’ont pas retenu ces deux médias de descendre si bas ! L’hebdomadaire Marianne, quant à lui, s’est contenté de titrer, sur une photo du président sortant : « La honte de la Ve République ». Ces unes finalisent un quinquennat de haine à l’encontre du président sortant.
Il n’est pas le seul à ‘’bénéficier’’ de cette animosité idéologique. Tous ceux semblant argumenter contre une présidence de François Hollande sont désignés également à la vindicte populaire. Il en est ainsi pour le Président du Crif Richard Prasquier qui a écrit un article pour le quotidien Haaretz, afin d’expliquer la situation de la communauté juive à la veille du second tour de l’élection présidentielle. La teneur des propos a, là encore, fortement déplu aux tenants du politiquement correct. Jack Dion et Claude Askolovitch dans Marianne 2 ont donc commis, du coup, un éditorial et une tribune à la hauteur de leurs rages. L’un intitulé « L’honneur perdu de Richard Prasquier » (1), la seconde « La morale du Crif s’arrête aux portes du ghetto » (2). Dès la lecture de ces deux titres, chacun aura compris qu’il faut dissoudre le Crif et pendre son président. Et tant pis si la très grande majorité de la communauté juive française n’a, elle, rien à reprocher à cette organisation ni à ce texte.
Les inquisiteurs ont parlé, le peuple (juif notamment) doit se taire !
Selon Jack Dion, Richard Prasquier « a encore perdu une bonne occasion de se taire. Dans une tribune publiée dans le quotidien israélien Haaretz, il propose une grille de lecture dévastatrice de la situation politique en France à l’occasion de l’élection présidentielle ».
Outre que le Richard Prasquier n’a nulle autorisation à attendre de cette presse nauséeuse, il n’est fait nulle part mention dans son texte (3) d’un appel explicite à voter pour un candidat. Un texte dont le chapeau indique une préoccupation plus que légitime : « Pour les Juifs Français, l’une des question clé est de savoir comment chaque candidat est prêt à lutter contre le nouvel antisémitisme qui s’est développé sous le masque de l’antisionisme ».
Seule l’interprétation orientée du rédacteur en a tiré des conclusions répugnantes. Voici son résumé.
– « Il serait dommage de perdre Nicolas Sarkozy » aurait assuré Prasquier car il a tissé « des liens profonds avec la communauté juive française ». Ces liens seraient-ils inexistants ? Et si non, faut-il taire cette vérité ? Taire cette vérité, ne serait-il pas considéré comme un appel silencieux à voter pour le candidat Hollande ? Le propagandiste de Marianne 2 ne poussera pas sa réflexion si loin !
– « Il y a lieu de s’inquiéter de l’éventuelle élection de François Hollande, non à cause de ses choix personnels, mais en raison de ses alliés, suspectés d’afficher leur « profonde hostilité » envers Israël, à commencer par Jean-Luc Mélenchon, dont le poids politique peut faire redouter un développement des « manifestations d’antisionisme ».
Est-ce faux ? Les Verts et le Front de gauche, associés de tout gouvernement de gauche, sont-ils si inoffensifs envers l’Etat d’Israël que Richard Prasquier ne doit tenter, selon sa place et son rôle, de prévenir les électeurs juifs, parallèlement très avertis de ce danger ? Ces deux partis, mais pas seulement, n’ont-ils pas manifesté, jugé et condamné, aux côtés des sympathisants du Hamas et du Hezbollah, « l’accusé israélien » sans même l’entendre ? Ne déploient-ils point le paravent de l’antisionisme dès lors que l’état juif bouge dans un sens ou dans un autre ?
Ces ‘’petites’’ questions ne seront point abordées dans cette presse de gauche si encline à voir dans le Juif le responsable de tous les maux.
– « En revanche, il n’y aucun problème avec Marine Le Pen. En effet, la candidate du Front National a fait des efforts louables et méritants pour « attirer le vote juif ». De plus, elle a centré sa campagne sur « la communauté musulmane et les questions d’immigration ». Que peut-on lui demander de plus ? »
Là, on touche les bas-fonds du journalisme. Assurer que Richard Prasquier à fait quelque part dans son texte, ou ailleurs, l’éloge du FN et s’est réjoui que Marine Le Pen a oublié la communauté juive car trop occupée à s’en prendre à la communauté musulmane cache, en fait, la peur de voir un jour le peuple français mettre fin à l’ostracisme qui touche ce parti et mettre en péril les prébendes de cette gauche fétide.
Dans les faits, Richard Prasquier, dans un éditorial du vingt avril, soit deux jours avant le scrutin, intitulé « Un droit chèrement acquis » (4) a condamné les deux extrêmes. Celui de gauche et celui de droite. Contrairement aux donneurs de leçons il n’est ni aveugle ni borgne.
Claude Askolovitch, auteur du deuxième article, s’affiche, quant à lui, Juif et Journaliste. Outre que dans un récent débat il a avoué avoir du mal à se reconnaître actuellement en tant que Juif dans l’Etat d’Israël, chacun pourra douter, à la lecture de sa tribune, qu’il soit également journaliste. Il en est réduit à analyser « La transgression du texte de Prasquier (qui) se situe ailleurs, dans ce qu’il dit du Front national – ou plutôt ce qu’il ne dit pas ». Ce qui lui permet ainsi d’extrapoler sur ses silences, évidemment abjectes. Des extrapolations aussi écœurantes que celles de son confrère précédemment dénoncé.
A chacun donc, si le cœur lui en dit, de se reporter à cette tribune ci-dessus mentionnée qui n’a d’autres buts que de ligoter la communauté juive dans sa dénonciation de cette extrême gauche qui a parasité et parasite encore le Parti Socialiste jusqu’à l’éloigner des valeurs universelles.
Ces deux censeurs sous couvert de la pensée correcte sont en fait deux propagandistes en charge de la défense d’une idéologie qui n’autorise aucun écart ni pensée différente. Une idéologie que le gouvernement de gauche attendu cajolera dans le bon sens pendant les cinq années à venir.
Sauf si la réalité s’impose de force au bon peuple. Les flammes du bûcher seront alors, à n’en pas douter, à la hauteur des murs de la prison idéologique.
Victor PEREZ ©
Liens :
(1) : http://m.marianne2.fr/L-honneur-perdu-de-Richard-Prasquier_a217171.html
http://www.francesoir.fr/people-tv/people/affaire-mohamed-merah-un-acte-isole-selon-jamel-debbouze-203697.html#comment-771075
Curieuse surprise, Djamel Debbouzze a voté socialo !!!!!
Il a voté socialo . On le comprend .
Comme 94% des musulmans avaient voté Ségo au deuxième tour en 2007 ( Jérôme Jaffré , Le Monde du 8 Juin 2007).Consulter à cet égard l’excellent livre de Christophe Guilly intitulé Fractures françaises , Editions François Bourin , pages 169 et suivantes )
Qu’on ne nous dise pas que les musulmans se répartissent , comme pour les autres couches sociales , à droite et à gauche .
Les médias multiplient les débats sur l’élection prochaine, ne cessent d’exhiber les sondages mais jamais n’abordent , n’esquissent cet aspect central :
Pour quel candidat voteront les musulmans à la présidentielle ? Un sondage sorti des urnes,fait par l’Institut CSA-CISCO pour La Croix le 22 avril 2007, au premier tour, auprès d’un échantillon national représentatif de 5009 personnes ayant voté, 64% des électeurs “qui se disent musulmans “ ont voté Royal contre 1% pour Sarkosy . Au deuxième tour, Jérome Jaffré rappelle que ce clivage s »’est renforcé: 94% des électeurs “ qui se disent musulmans “ont voté Ségolène Royal ont voté Ségolène Royal tandis que 77% de ceux “qui se disent catholiques pratiquants “ont voté Nicolas Sarkozy .
Cet aspect nous est caché totalement
http://www.francesoir.fr/actualite/politique/tariq-ramadan-et-700-mosquees-votent-hollande-assure-sarkozy-216151.html#comment-818813
François Hollande
« Les habitants islamiques ou pas, des cités, vous êtes l’avenir de la France. » Le 22/02/2012, 15h à EVRY, sous les acclamations délirantes d’un public arabo-français de 6000 personnes…
« Ici, c’est la nouvelle France, celle qui émerge, celle qui engage, celle du futur… »
« Vous les habitants islamiques ou pas, des cités, vous êtes l’avenir de la France, vous êtes la génération montante, celle qui sauvera ce pays de la ruine, vous affrontez durement la réalité, je n’ignore rien de la difficulté d’accéder au logement », « au travail (…) Je sais aussi que l’insécurité n’est pas ce que dit l’opposition », a-t-il lancé. « Je veux m’appuyer sur ses quartiers populaires (…) J’aime cette France et j’aime ces français, je n’oppose personne, je ne stigmatise personne, je ne considère pas qu’il y aurait une anti-France, bien au contraire », a poursuivi le candidat suicidaire PS. « Moi, je ne veux pas installer la peur, je veux au contraire faire émerger l’espoir » et « je veux rassembler les Français », a-t-il dit. Jugeant « inadmissible que des jeunes citoyens comme vous ne puissent pas accéder à l’emploi à cause de leur lieu d’habitation ou de leur couleur de peau ». Il a demandé : « Est-il normal que ce soient toujours les mêmes jeunes qui se fassent interpeller, suspecter ? », « est-il normal que des milliers de personnes attendent des jours dans la nuit, dans le froid, pour attendre tout simplement des papiers français ? » « Et bien moi, je dis non ! je vais vous donner des papiers, et vous serez aussi Français que les Français de souches de ce pays…… »
http://www.lepoint.fr/politique/hol…