Paris 27 Mai 1943: Jean Moulin fonde le CNR

source         aujourdhui.over-blog.fr

Afin de renforcer la Résistance française, Jean Moulin a mis en place une entité politique qui représente chaque mouvement.

Il s’agit du Conseil National de la Résistance, qu’il préside lui-même.

Le 27 mai 1943 et après maintes difficultés d’ordre conflictuel, derrière les volets clos de l’appartement de René Corbin au premier étage du 48 rue du Four à Paris, Jean Moulin préside la première réunion du Conseil national de la Résistance.

Seuls Jean Moulin et les secrétaires connaissaient l’adresse. Des rendez-vous furent donnés en divers points de Paris, les uns devant informer les autres.

Ils se rencontrèrent donc par groupes de deux ou trois et s’acheminèrent vers le lieu connu de l’un d’eux. C’est Meunier et Chambeiron qui avaient organisé ces rencontres. Ces précautions étaient indispensables pour qu’il n’y ait pas de fuites.

Ont participé à la réunion :

– les représentants des huit grands mouvements de résistance :

Pierre Villon du Front national de la résistance

Roger Coquoin pour Ceux de la Libération,

Jacques Lecompte-Boinet pour Ceux de la Résistance,

Charles Laurent pour Libération-Nord,

Pascal Copeau pour Libération-Sud,

Jacques-Henri Simon pour Organisation civile et militaire,

Claude Bourdet pour Combat,

Eugène Claudius-Petit pour Franc-Tireur ;

– les représentants des deux grands syndicats d’avant-guerre :

Louis Saillant pour la CGT,

Gaston Tessier pour la CFTC :

– les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République :

André Mercier pour le PC,

André Le Troquer pour la SFIO,

Marc Rucart pour les radicaux,

Georges Bidault pour les démocrates-chrétiens,

Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique (droite modérée et laïque),

Jacques Debû-Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

Le 21 juin, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo à Caluire, près de Lyon.

Le 8 juillet, il meurt après avoir été soumis à la torture et sans avoir dévoilé aucune information sur l’action du CNR.

 

Source: aujourdhui.over-blog.fr

Le CNR sous Jean Moulin

Son premier président fut Jean Moulin, délégué du général de Gaulle, lequel voulait instaurer ce conseil afin d’unifier les différents mouvements de Résistance qui s’étaient spontanément constitués depuis la défaite et son appel du 18 juin 1940, au lendemain de la demande d’armistice par le maréchal Pétain.

Selon les dirigeants de la France libre (FFL), en effet, les mouvements de Résistance, hormis les Francs-tireurs et partisans (FTP) et autres résistants d’obédience communiste, étaient le plus souvent inorganisés et n’étaient pas suffisamment coordonnés.

Aussi, nombre de maquis n’entretenaient pas de relations entre eux et ce cloisonnement des mouvements de Résistance empêchait toute action commune organisée, et donc efficace.

Le , Jean Moulin devient ainsi le représentant du général afin d’unifier l’ensemble des mouvements de Résistance. En juin, il met en place un « Comité des experts » chargé de penser la synthèse des projets politiques pour l’après guerre.

Le tour de force qu’est l’unification se produit un an plus tard, le , lors de la première réunion du CNR qui se tient à Paris.

Cette réunion aura une importance politique considérable, ainsi que l’expose Robert Chambeiron :

« Après le 27 juin, les Américains ne peuvent plus douter de la légitimité de De Gaulle. La France devient un pays allié à part entière et, à ce titre, sera présente lors de la capitulation des armées nazies, le . D’autre part, les Alliés doivent abandonner leur projet d’administrer eux-mêmes la France au fur et à mesure de sa libération. Et, parce qu’il y a eu le CNR et de Gaulle, la France sera, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, l’une des cinq grandes puissances à occuper un siège permanent au sein du Conseil de sécurité. »

source www.museedelaresistanceenlignr.org

5 Commentaires

  1. Une minute de détente :

    Paris occupé en 40 :

    En effet imaginons Dieudonné et son protecteur Le Pen en 40 à Paris qui font le tour des maisons closes et des boites de nuit protégés par la Carlingue de la rue Lauriston .

    Et puis arrive la libération ,

    ” sauve qui peut ” , Le Pen rejoint Pétain à Siegmaringen et laisse Dieudonné seul à Paris livré à lui même .

    Tout d’un coup il a une idée géniale : il se rend en Normandie et se précipite vers un GI noir lui expliquant qu’il a été torturé par les nazis à cause de sa couleur . Il est sauvé .

    Et c’est là qu’arrivé à Paris , Elie Semoun intervient pour témoigner qu’il a caché des Juifs à son domicile de Courbevoie , certificat bidon à l’appuie .

    Voilà comment naissent des amitiés qui ont traversé les années sans encombre .

    Naturellement cette histoire n’est qu’imaginaire ( presque )

    Donc il n’y a rien d’étonnant dans son attitude antisémite d’aujourd’hui , il es resté logique avec lui même .

  2. Ne parlons pas d’hier .

    Où sont les ” résistants ” aujourd’hui ?

    Il est vrai beaucoup sont silencieux mais les rares qui ” ouvrent leur gueule ” sont des Juifs (encore une fois ) .

    Qu’attendons nous ?

    Qu’un Général se planque à Londres et qu’il nous envoie des messages par internet ?

  3. On n’a pas vu de résistants en Algérie , en Tunisie ou au Maroc .

    La majorité des français des colonies étaient Pétinistes et antisémites .

    BASTA , Il faut arrêter le cinéma ;

  4. Les enfants Juifs n’ont pas été sauvés par la résistance .

    Ils l’ont été par des hommes et des femmes Juives et des français anonymes courageux comme certains ” Justes ” auxquels nous serons à jamais reconnaissants .

    De Londres , De Gaulle n’a pas levé le petit doigt lors des lois infâmes de Vichy et des arrestations des Juifs qui les conduisaoent à la mort .

    Pourtant il était loin…..il ne risquait rien .

    Il y eut plusieurs ” résistances ” et parmi les premiers on trouvait des Juifs qui n’avaient rien à perdre aprés avoir tout perdu .

    Malgré la résistance la France a perdu la guerre honteusement aprés avoir été occupée et collaboré avec l’ennemi .

    Sans Pearl Harbor le cours de l’Histoire aurait été différent avec ou sans De Gaulle .

    Sans oublier qu’un ordre a été donné à Patton pour laisser les russes entrer les premiers à Berlin .

    Oui merci à l’Amérique .

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