Drôles de bruits de bottes à la frontière entre la Syrie et la Turquie, si on en croit les deux informations ci-dessous.

Il semble que le contentieux entre les deux pays se soit considérablement aggravé après que la Syrie ait abattu la semaine dernière un avion de chasse turque.

Chacun cherche maintenant à montrer ses muscles à l’autre, et alors que Bachar Al Assad pourrait essayer d’enflammer la région, en jouant la politique du pire.

A priori, il n’aurait plus les moyens de mener un conflit, du fait d’une armée de moins en moins fidèle. Les désertions se multiplient tous les jours un peu plus.

Est-ce pour autant un argument pour ressouder son armée? Rien n’est dit. Toujours est-il que ces faux frères sont devenus de vrais ennemis.

La Turquie tourne ses missiles Stinger vers la Syrie

La Turquie a tourné vendredi ses missiles Stinger installés au poste frontière d’Oncupinar vers les territoires syriens, et poursuit ainsi le déploiement de son armée le long de la frontière avec le pays en crise, a rapporté l’agence de presse locale Dogan.
Les commandants turcs de la 6ème Brigade d’infanterie mécanisée Adana et la 5ème Brigade blindée Gaziantep ont visité la région jeudi pour passer en revue les artilleries et missiles déployés, a informé l’agence Dogan.

Par ailleurs, le chef de l’armée du pays, le général Hayri Kivrikoglu, est arrivé dans la ville de Siirt (sud-est) pour inspecter le poste de commandement de la 3ème brigade.

Cependant, le déploiement militaire de la Turquie a agacé les habitants de la ville frontalière de Kilis, qui affirment avoir peur de se rendre désormais dans les champs, selon les médias locaux.

La Turquie a commencé à déployer des lanceurs de roquettes et des armes anti-avions le long de sa frontière avec la Syrie après que cette dernière a abattu la semaine dernière un de ses avions.

Damas a quant à lui qualifié cet incident d’acte d’autodéfense.

La télévision turque a montré mercredi qu’un convoi d’environ 30 véhicules armées, dont des camions chargés de batteries de missiles, est arrivé dans la ville côtière turque d’Iskendrun et a été déployé près de la frontière syrienne.

Le convoi était escorté par des véhicules de police, des ambulances militaires et une artillerie anti-avions. D’autres véhicules militaires se sont également déplacés vers la ville frontière de Reyhanli dans la province de Hatay.

CRI on line Article original

————————-

Assad masse des troupes à la frontière turque

Des troupes syriennes se sont massées hier à 15 km de la frontière avec la Turquie, a indiqué un haut responsable rebelle, qualifiant cet acte de « démonstration de force ».

Les troupes sont estimées « à 2 500 soldats secondés par 170 véhicules et chars », a précisé le général Moustapha al-Cheikh, président du Conseil militaire supérieur de l’Armée syrienne libre. Il a affirmé avoir obtenu cette information des rebelles sur le terrain, précisant qu’une partie de ces troupes était déployée aux abords de la ville d’Alep.

La veille, des médias turcs ont affirmé que la Turquie a envoyé un convoi de véhicules militaires et une batterie de missiles sol-air à la frontière syrienne, après la perte d’un de ses avions de combat abattu par la Syrie. En outre, la Turquie choisira prochainement un système de missiles antiaériens et antimissile de longue portée, à la suite de l’incident de l’avion, a-t-on appris hier également de sources diplomatique et médiatique.

AFP.

————————-

« La Turquie n’a aucun intérêt à rentrer en guerre avec la Syrie »

Suite à la destruction d’un avion turc par l’armée syrienne, Ankara a riposté en déployant des forces à la frontière des deux pays. Mais la Turquie s’engagera-t-elle vraiment dans un conflit armé ? Rien n’est moins sûr.

La Turquie prépare-t-elle une riposte militaire contre Damas ? Depuis que l’armée syrienne a abattu le 22 juin un avion des forces aériennes turques au large de ses côtes, la tension est montée d’un cran entre les deux pays qui partagent une frontière de plus de 900 kilomètres et qui entretiennent des relations difficiles depuis le début en mars 2011 de la révolte syrienne. Ankara, qui soutient ouvertement l’opposition syrienne, a affirmé qu’elle agirait avec détermination face à Damas.

Les images de blindés et de batteries de missiles turcs faisant mouvement en direction de la frontière syrienne la semaine dernière nourrissent les spéculations. D’autant plus qu’un haut responsable rebelle a affirmé le 29 juin à l’AFP que l’armée syrienne a massé des troupes, « 2 500 soldats et 170 véhicules et chars », à 15 kilomètres de la frontière avec la Turquie. Néanmoins, si la tension entre les deux voisins a rarement été aussi forte, l’hypothèse d’une riposte armée turque est toutefois jugée peu crédible.

« La Turquie n’a aucun intérêt à rentrer en guerre avec la Syrie, mais elle joue un rôle important dans la dynamique pour renverser le régime. Elle mène indirectement une guerre secrète contre son voisin en soutenant l’opposition par tous les moyens possibles », explique à FRANCE 24, Soli Ozel, professeur de relations internationales à l’université Kadir Has à Istanbul.

« Le moral de l’armée est mauvais »

Le déploiement de forces turques à la frontière serait d’abord un message de dissuasion, même si la Turquie a prévenu que l’armée ouvrira le feu au moindre incident. Selon les experts, cette action reste de l’ordre du symbole. « Ankara veut montrer qu’elle fait quelque chose, la Syrie est un objet d’humiliation pour le parti AKP au pouvoir. Il a condamné Assad, lui a dit de partir et il est toujours là », juge de son côté Gareth Jenkins, analyste au Silk Road Studies Program à l’université John Hopkins à Washington.

Enfin, ce dernier avance un autre argument pour écarter la thèse de la riposte militaire : l’état de marche des troupes turques, qui serait loin d’être optimal. À l’instar de l’état-major de l’armée qui a souffert d’une mise au pas par le pouvoir civil. « Le moral de l’armée est mauvais, beaucoup de généraux et d’amiraux sont en prison, et elle est déjà en guerre contre les Kurdes du PKK. Ce serait très difficile pour elle de se battre sur un autre front », poursuit Gareth Jenkins.

Ces dernières années ont en effet été marquées par un bras de fer entre l’AKP et l’armée qui a dû faire face à des arrestations en série. Près de 15% des officiers sont actuellement jugés pour leur implication dans différents complots présumés contre le gouvernement. Une victoire politique pour le président Recep Tayyip Erdogan, mais un coup dur porté à l’institution militaire

« Il y a 68 généraux et amiraux en prison mais il y a aussi des centaines de colonels emprisonnés. C’est très perturbant pour l’organisation, il ne peut pas en être autrement », conclut l’expert américain.

France 24
Article original

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Armand Maruani

La spécialité des turcs : Le génocide , ils ont un beau palmarès . Se conduire comme des lâches comme dans l’affaire du  » marmara  » et trahir leurs meilleurs alliés font aussi partie de leur panoplie . Face à la fermeté , ils gesticulent , ils aboient et pleurnichent auprés de l’OTAN ou de l’ONU , mais à la finale ils s’écrasent .

ABEL

Syrie/Turquie : l’affrontement ? Mais ce n’est, et cela ne sera que de bonnes nouvelles ! Hachem détruit les ennemis d’Israël, sans ce que dernier ait à lever le petit doigt ! Barukh Hachem ! Et après cela, comment pourrait-on affirmer que HM n’existe pas ? Les Juifs vivent actuellement des moments exceptionnels, EXTRAORDINAIRES , depuis la rédemption de l’Etat d’Israël, contrairement aux générations antérieures qui ont vécu pour la plupart dans la souffrance, la misère physique et morale, les pogroms, et j’en passe ! Toutes les guerres qui ont été menées par Israël, pour sa défense, ont été victorieuses du fait de son armée, certes, mais aussi et surtout grâce à l’aide de D. (que son nom soit béni) ! Les ennemis d’Israël se comptant par centaines de millions, outre les Arabes … A méditer !
ABEL