Se préparer à une guerre longue; ça veut dire quoi ?

Israël se trouve actuellement face à un défi de grande envergure alors qu’il s’efforce de préparer son économie à une guerre prolongée. Le conflit contre le Hamas, qui a débuté le 7 octobre, s’étend maintenant sur 27 jours, et les préparatifs sont déjà en cours pour le deuxième mois de combats. Le ministère de la Défense joue un rôle central dans cette entreprise en ayant pour mission de soutenir les forces de sécurité et l’armée israélienne tout en assurant une continuité fonctionnelle sur le front intérieur.

Cette tâche monumentale exige une coordination minutieuse et un effort soutenu de la part du ministère de la Défense, de l’armée, et de nombreuses autres parties prenantes. Elle englobe un large éventail de responsabilités, notamment l’acquisition d’équipements de défense essentiels, la réparation des zones frontalières endommagées par les hostilités, la mise à disposition d’abris de défense pour la population, et la planification pour l’avenir.

Une attention particulière est portée à l’acquisition de ressources auprès des industries israéliennes, qui jouent un rôle vital dans l’approvisionnement du pays en matériel nécessaire pour mener la guerre. Parmi les principales entreprises de défense israéliennes figurent Rafael, IAI et Elbit Systems, qui travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement pour répondre aux besoins en équipements de sécurité et de défense.

Les États-Unis envisagent également de fournir un soutien financier substantiel à Israël pendant cette période de conflit, avec une allocation potentielle de près de 10 milliards de dollars. Jusqu’à présent, le ministère de la Défense a déjà budgétisé 3 milliards de NIS, ce qui a permis de soutenir 651 usines et d’employer 57 000 travailleurs. Les retombées économiques de cette mobilisation massive sont considérables, notamment l’acquisition de milliers de véhicules, d’autobus, de camions, et d’autres moyens de transport nécessaires pour soutenir l’effort de guerre.

Les entreprises de construction jouent également un rôle clé, participant activement à la réparation des communautés situées à la frontière, qui ont été la cible d’attaques du Hamas près de Gaza. De plus, des abris de défense et d’autres infrastructures doivent être fournis pour garantir la sécurité des civils en cas d’aggravation du conflit.

Le ministère de la Défense travaille également sur l’organisation de la commémoration du 30e jour en mémoire des personnes décédées en ce temps de guerre. Cela inclut les 394 membres des forces de sécurité qui ont perdu la vie, parmi lesquels figurent des membres du Shin Bet et 58 policiers. Les funérailles pour ces héros nationaux sont un défi logistique majeur, étant donné le nombre important de décès. À ce jour, 146 cimetières contiennent les tombes de ces valeureux combattants.

De plus, 712 membres de Tsahal ont été reconnus comme handicapés en raison de blessures subies pendant les hostilités. Des milliers d’autres personnes ont été blessées lors des événements tragiques du 7 octobre. De nombreuses victimes ont pu quitter l’hôpital rapidement, mais d’autres ont été grièvement blessées et nécessitent des soins à long terme.

Parallèlement, environ 125 000 personnes ont été évacuées de près de 100 communautés, dont les villes de Sderot et Kiryat Shmona. Elles sont hébergées dans 359 hôtels et maisons d’hôtes à travers le pays. Cette évacuation massive a mis en évidence la nécessité de logements temporaires pour les personnes déplacées par les hostilités.

Alors qu’Israël parle de l’esprit de cette guerre et de l’objectif de la victoire, il est essentiel de reconnaître que la tâche actuelle de préparation de l’économie à une guerre totale est véritablement herculéenne. Néanmoins, le pays peut compter sur ses vastes industries de défense et ses capacités internes pour relever ce défi, fruit de décennies de développement et d’efforts soutenus.

Les responsables du ministère de la Défense travaillent sans relâche, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour faire face à cette situation sans précédent. Ils maintiennent également des contacts fréquents avec leurs homologues occidentaux, y compris le Pentagone, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, et le CENTCOM, pour assurer une coopération internationale efficace.

La préparation à cette longue guerre est complexe et en constante évolution, notamment en ce qui concerne l’acquisition et la distribution de 7 000 armes légères pour renforcer la sécurité des communautés locales. En outre, le pays doit faire face à des défis majeurs, comme l’augmentation du nombre d’abris de défense pour protéger les civils en cas d’escalade du conflit. Environ trente-cinq pour cent des personnes n’ont pas accès à des abris, ce qui soulève des préoccupations, en particulier dans des régions comme Ashkelon et le nord d’Israël.

Parallèlement à ces efforts, Israël investit également dans des systèmes de défense uniques, en tirant parti de technologies de pointe, de l’intelligence artificielle, et de systèmes de lutte contre les drones. Des entreprises telles que Smart Shooter et Xtend sont mentionnées, et le pays continue de développer des systèmes sans pilote, tels que des drones, des robots, et d’autres technologies de pointe. Les mortiers de précision, comme le mortier Iron Sting, font également partie des atouts à disposition.

La présentation du ministère de la Défense met en évidence la capacité d’Israël à s’adapter rapidement à une économie de guerre. Cependant, des défis importants subsistent alors que de nombreux réservistes sont mobilisés et que de nombreuses personnes sont évacuées des zones frontalières. Les plans élaborés au fil des décennies nécessitent une courbe d’apprentissage, car Israël n’a pas eu de contact direct avec l’ennemi depuis un certain temps. Les défis continuent de se présenter à mesure que le pays poursuit sa quête de paix et de sécurité dans une région troublée.


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1 Commentaire
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Franck DEBANNER

A prendre comme une réaction d’humeur, comme tous mes autres commentaires.

Pourquoi parler de guerre longue et difficile à propos de l’extermination des déchets croupissant toujours dans le Goush Katif ?

D’abord, les meneurs ont très certainement fui. Cela prendra des années aux services spécialisés, pour les liquider un par un.

La question ne se poserait pas si les moyens n’existaient pas en Israël. La destruction des déchets restant peut être facile et brève. Dix jours de bombardements intensifs au phosphore, seraient suffisant. A moins que les dirigeants du pays aient reçu de dirigeants des pays complices des déchets, des menaces réelles contre ces bombardements, s’en priver, c’est immoral, car ça met en danger la vie des soldats, contraints d’entrer dans les égouts de la déchèterie, pour détruire les rats un par un. En effet, plus aucun Israélien, plus aucun Juif, ne tient compte des hurlements antijuifs de l’Organisation des Nazis Unis.

Stratégiquement, ça laisserait sans troupe les meneurs. Bien sûr, la longueur prend son sens, dans le fait qu’il faudra détruire aussi, autant de fois que nécessaire, les troupes reconstituées par les meneurs, puisant dans l’énorme vivier du monde musulman. Auquel il faut ajouter l’équivalent de déchets antijuifs non muz. De toutes les façons, les meneurs déchets sont déjà en train de rassembler les prochains martyrisés…

De plus cela provoquerait, avec un immense soulagement, la chasse aux envahisseurs et leurs complices, dans les pays occidentaux.