HILOULA DU OR HA’HAÏM HAKADOCH*

A l’occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès), du géant, Rabbi ‘Haïm Ben Attar, nous vous présentons une histoire de sa vie, car celui qui parle du Tsadik le jour de sa Hiloula, celui-ci prie pour lui.

Allumez une bougie en disant « Likhvod Rabbi ‘Haïm Ben Attar, zékhouto taguèn ‘alénou ».  Que son mérite protège tout le Klal Israël, Amen !

Né en 1696 au Maroc, Rabbi ‘Haïm Ben Attar, plus connu sous le nom de Or Ha’haïm Hakadoch, du nom de son livre, était un grand Kabbaliste et un décisionnaire Halakhique.

Arrivé à Livourne en Italie, il organisa une grande Aliyah vers Israël.
En 1741, il monta en Israël avec trois de ses élèves et s’installa à Ako.
En 1742, il s’installa à Jérusalem où il fonda deux Yéchivot.

Moins d’un an après, à l’âge de 47 ans, le Or Ha’haïm quitta ce monde.

Histoire

Alors qu’il était encore jeune homme, Rabbi ‘Haïm Ben Attar décida de pourvoir lui-même à ses besoins.
Pour cela, il apprit le métier d’orfèvre, se spécialisant dans la broderie de vêtements luxueux sertis d’or et d’argent.
Il offrit ses services à un orfèvre non-juif, qui fut heureux de pouvoir exploiter ses talents.
Rabbi ‘Haïm ne travaillait que pour subvenir à ses besoins élémentaires, et dès qu’il avait gagné quelques sous, il retournait à son étude.
Rabbi ‘Haïm était non seulement scrupuleux dans son travail, mais il était aussi extrêmement doué.

Aussi, l’atelier de cet orfèvre acquit une grande notoriété, et fut reconnu comme le meilleur du royaume. Quelque temps plus tard, la fille du roi se fiança.
Naturellement, la princesse s’adressa à cette orfèvrerie pour commander des habits luxueux, sertis de pierres et de métaux précieux, en vue de ses noces.

Lorsque cette commande arriva chez l’orfèvre non-juif, celui-ci s’empressa de faire appeler Rabbi ‘Haïm pour qu’il se mette à la tâche le jour-même.
Mais à son grand dépit, le Sage juif lui opposa un refus net : il avait bien gagné sa vie les semaines précédentes, et il n’avait aucune raison de quitter sa chère maison d’étude. Son employeur eut beau insister, la décision de Rabbi ‘Haïm fut irrévocable.

N’ayant pas le choix, l’orfèvre non-juif se mit lui-même à l’œuvre.
Mais le résultat final fut loin d’être celui escompté.
De surcroît, il ne parvint pas à finir l’œuvre à temps.
À cette annonce, le roi s’emporta et fit appeler l’artisan sur-le-champ.
Sans se départir de son calme, ce dernier expliqua au monarque que la faute était due à son jeune apprenti, qui avait refusé de réaliser ce travail. L’effronterie du jeune artisan exacerba la colère du roi, qui décréta que l’orfèvre juif soit jeté dans une fosse aux lions…

Lorsque les serviteurs du gouverneur vinrent le prendre pour l’amener dans la fosse aux lions, Rabbi ‘Haïm remplit deux sacs de livres saints, et prit également avec lui son Talith et ses Téfilines.
Tout Israël accompagnait Rabbi ‘Haïm en larmes et empli d’une grande tristesse.

Le Or Ha’haïm leur dit alors : « Ne vous attristez pas, Hachem fait mourir, et Hachem fait vivre, Hachem sauve, répond et a pitié dans chaque moment de malheur et de détresse. J’ai confiance qu’Hachem me sauvera. »

Ainsi, ils jetèrent les sacs de Rabbi ‘Haïm puis le jetèrent.

Après quelques jours, lorsqu’ils vinrent, comme d’habitude, récupérer les restes du corps, ils sentirent une odeur de Gan Eden, et quelle fut leur surprise de voir le préposé à mourir, Rabbi ‘Haïm Ben Attar, entouré des lions, enveloppé de son Talith et orné de ses Téfilines, ressemblant à un ange d’Hachem affairé à la Torah, les bêtes l’écoutant comme des élèves écoutent leur maître.

Le gardien courut annoncer cela au roi, et lorsque ce dernier vint voir le spectacle, il pleura de joie et dit : « Maintenant, je sais qu’il y a un D.ieu d’Israël. »

Il s’empressa alors de sortir le Rav et ses livres de la fosse et lui donna beaucoup d’honneur, l’élevant au-dessus de ses ministres et lui offrant de nombreux cadeaux.

Source: Torah-Box
JForum.fr

le message de Sivan Rahav-Meir/parachat Balak.

Sur l’amour, la haine et les ânes…Dans la parasha de cette semaine, Bil’am part pour maudire le peuple d’Israël, et un détail petit mais important est rapporté :
« *Bil’am se leva de bon matin et sella son ânesse.*»
Bil’am se lève tôt le matin et s’empresse lui-même de préparer son ânesse pour le voyage. *Rachi* commente à ce sujet :
« D’ici, on apprend que la haine bouleverse l’ordre [habituel] : il a sellé lui-même. »
Bil’am avait sans doute des assistants et des serviteurs, et pourtant il court préparer seul son ânesse afin de pouvoir partir au plus vite pour maudire le peuple d’Israël. La haine dérègle tout. Elle bouscule les convenances et les usages, elle nous pousse à agir avec rapidité et empressement.
Mais cela rappelle un autre verset, similaire et pourtant différent :
« *Abraham se leva de bon matin et sella son âne*. »
Dans un tout autre contexte, en route pour une autre mission, notre patriarche Abraham se lève lui aussi de bon matin et prépare lui-même son âne, en vue de la ligature d’Isaac. Lui aussi avait des serviteurs, mais il avait une motivation intérieure, un enthousiasme qui le poussait à tout faire lui-même. À propos de son zèle ,on dit l’inverse :
« L’amour bouleverse l’ordre [habituel]. »
Ce n’est pas seulement la haine qui nous pousse à agir vite, à accélérer les choses et à nous charger de missions. L’amour aussi, à sa manière. Ce sont deux forces puissantes. Il faut donc examiner ce qui nous anime, ce qui nous pousse à agir. Puissions-nous accomplir beaucoup, mais toujours par amour.

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