1) Si la nourriture goûtée n’est pas avalée, alors on ne fait pas de bénédiction (Michna Beroura 210 : 19).
2) Si la nourriture goûtée est bien avalée, alors tout dépend de la quantité de nourriture ingérée.
- Selon les poskim (sing possek, «décideur», un érudit possédant l’autorité pour rendre un arrêt de loi (psaq din ou psaq halakha) dans un cas qui n’a pas encore été jugé ou sur lequel il n’est pas possible de se prononcer en se basant sur les autorités antérieures.), si le gouteur mange ou boit une grande quantité, il faut bel et bien faire une brakha sur cette nourriture (Michna Beroura 210 : 14). Par « grande quantité », il faut comprendre un kazayit (volume d’une olive, ou environ 28 grammes) de solide ou un reviit de liquide (environ 86 mL) … la logique étant que quelqu’un qui avale autant de nourriture n’est plus en train de « goûter », mais de « manger ».
- Dans le cas ou le gouteur avale une faible quantité de nourriture, la situation n’est pas halakhiquement résolue, différentes autorités ont tranché dans des sens opposés.
Le principe halakhique de Safek Brakhot Lehakel (« en cas de doute sur les bénédictions, on s’abstient ») s’applique (Remah 210:2), et donc on ne fait PAS de bénédiction.
Rav Moche Feinstein recommande, dans ce dernier cas, d’avoir l’intention consciente de manger la nourriture pour en dériver du plaisir, et non seulement pour gouter le plat, pour ainsi avoir le droit de faire une brakha et éviter le « safek » (doute) (Igrot Moche O.C. 1:79).
Par Emmanuel Bloch
Sources :
Vidéo disponible : torah-box Rav Avraham TAIEB http://www.torah-box.com
Recueil : Florence Cherki,
Halakha du 24 Chevate 5775
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