Dirigeants du Moyen-Orient au Qatar : Pas d’Envoi de Forces Après la Guerre à Gaza

Les dirigeants du Moyen-Orient, réunis au Qatar, ont discuté des scénarios post-guerre à Gaza lors du Forum annuel de Doha. Cependant, ils ont catégoriquement exprimé leur opposition à déployer leurs propres forces ou des forces internationales dans la bande de Gaza, récemment touchée par les bombardements israéliens. La question palestinienne, bénéficiant d’une solide solidarité parmi les peuples arabes, demeure délicate pour les leaders de la région.

Le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed bin Abdul Rahman Al Thani, a affirmé que personne dans la région n’accepterait le déploiement de forces au sol après la riposte israélienne. Il a également rejeté l’idée d’envoyer des forces internationales à Gaza, soulignant qu’il n’était pas approprié de considérer les Palestiniens comme ayant besoin d’une tutelle.

Bien que représentés par l’Autorité palestinienne, administrant la Cisjordanie occupée, et le Hamas contrôlant Gaza, les dirigeants palestiniens ont présenté un front uni au forum. Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Muhammad Shtayyeh, a souligné que le Hamas était une partie intégrante de la scène politique palestinienne et ne pouvait pas être éliminé.

Pourtant, Israël cherche à éliminer le Hamas, comme il l’a promis lors de la guerre déclenchée en réponse à l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre. Les hostilités ont entraîné la mort de 1 200 personnes en Israël et la détention d’environ 240 otages.

Au cœur des préoccupations se trouve la gestion post-conflit. Le Premier ministre jordanien, Bisher Al-Khasawneh, a mis en garde contre l’absence de planification pour l’après-guerre, soulignant les risques de scènes encore plus sombres dans un futur proche. Il a exprimé l’espoir que la guerre serve de signal d’alarme, car le conflit actuel menace de déclencher une guerre régionale plus étendue.

Le Premier ministre qatari a souligné que le conflit israélo-palestinien était au cœur de tous les troubles régionaux, affectant non seulement le Liban et le Yémen mais aussi toute une génération exposée à des images susceptibles de nourrir l’extrémisme.

Cependant, malgré les discussions, le forum n’a pas présenté d’orientations concrètes ni de politiques spécifiques. Les États-Unis ont suggéré que l’Autorité palestinienne pourrait prendre en charge l’administration de Gaza et de la Cisjordanie après la cessation des combats. Les Palestiniens, cependant, insistent sur la nécessité d’une réponse fondamentale, appelant à la création d’un État palestinien indépendant et viable sur toutes les terres palestiniennes.

Le Qatar, qui abrite la direction du Hamas, continue ses efforts pour parvenir à une trêve, mais le Premier ministre qatari a averti que les bombardements israéliens réduisent les chances d’un cessez-le-feu. Il a souligné la responsabilité de revenir à la table des négociations pour trouver une solution durable.

Si les allégations selon lesquelles le Qatar financerait la branche armée du Hamas se confirment, cela impliquerait que le Qatar aurait eu connaissance de l’attaque du 7 octobre. Dans ce cas, le Qatar se retrouverait dans une position délicate, étant accusé de soutenir financièrement une organisation impliquée dans des actes hostiles. Le Qatar maintient toutefois son rôle en tant qu’allié financier du Hamas et celui qui héberge les dirigeants du Hamas sur son territoire.

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1 Commentaire
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Damran

Ils ne sont pas fous les porteurs de babouches et de longues djellabas.
Ils préfèrent continuer à accuser Israël de toutes sortes de saloperies, de refuser de prendre en charge leurs « frères palestiniens » et surtout, de déposer tous les jours, dans toutes les instances internationales, toutes sortes d’exigences farfelues pratiquement impossibles à réaliser.
En fait, ils entretiennent la mythologie palestinienne pour faire oublier la misère et la dictature de fer, qui sévissent dans leurs pays.
Il s’agit d’une façon de détourner l’attention de leurs populations du désastre intellectuel, moral et liberticide, dans lesquels elles vivent.
Ceci expliquerait l’attachement délirant des foules arabes pour leurs
« frères palestiniens » qu’ils soutiennent de façon irrationnelle….