Paracha Tsav : 3 jolies perles sur la Paracha

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Le Guèt


« Ainsi ont fait Aharon et ses enfants. » (8, 36)
Rachi : pour les louanger, ils n’ont pas changé un seul détail.
Celui qui accomplit les paroles d’Hachem sans changer un seul détail, est capable littéralement de briser un mur de béton et de percer le cœur de l’homme qui se trouve en face de lui.
Le Rav Ye’hiel Vilansky, Av Beth-Din de Tel Aviv, a été pour plusieurs raisons obligé de forcer un mari à donner le Guèt à sa femme à l’occasion d’un divorce. Cette méthode n’est pas reconnue de tous les décisionnaires, mais peut être utilisée dans des cas très particuliers.
Le mari récalcitrant fut donc obligé de donner le précieux document, puis quitta le Beth-Din précipitamment.
Lorsque le Rav Vilansky décida de lui courir après pour l’informer de quelque chose d’important, l’homme continua son chemin sans vraiment comprendre ce que lui voulait le Rav. Peu de temps après, le Rav réussit tant bien que mal à le rattraper : « J’ai une demande particulière à te faire. Comme certains décisionnaires n’acceptent pas ce processus du divorce et que mon monde futur dépend de cela, je te demande à présent de donner le Guèt à ta femme de plein gré. Quelle différence cela fait-il pour toi, puisque tu l’as déjà donné ? Peux-tu faire cela pour moi ? »
L’homme, très étonné de voir une telle crainte d’Hachem, accepta immédiatement et retourna au Beth-Din pour donner le Guèt de plein gré.


La pièce de 10 shekels


« La viande du sacrifice de remerciement sera mangé le jour même. » (7,15)
Le sacrifice de remerciement (Korban Toda) était amené suite à un miracle personnel. Il n’est pas nécessaire de chercher bien loin pour s’apercevoir des miracles quotidiens dont nous gratifie Hachem.
Hiver 2003. Un autobus qui reliait Beth Chémech à Bné Brak glissa en dehors de l’autoroute et de nombreux passagers furent blessés. Le responsable de la compagnie de bus raconta que l’un des plus grands érudits en Torah de la ville de Beth Chémech se trouvait à l’arrêt du bus pour se rendre à Bné Brak. Lorsque le bus arriva, il sortit de sa poche les 13 shekels nécessaires au prix du ticket de bus, mais à sa grande surprise il ne trouva que 3 shekels. La pièce de 10 shekels avait disparue de sa poche.
Il décida alors de retourner chez lui pour chercher de l’argent. Un voisin qui conduisait sa voiture, passa à proximité de l’arrêt de bus et s’étonna de le voir rentrer chez lui et de ne pas monter dans le bus. Lorsqu’il raconta qu’il avait perdue une pièce de 10 shekels, le voisin lui proposa de l’accompagner jusqu’à Bné Brak. Sur le trajet, ils constatèrent avec effroi comment le bus avait glissé le long de l’autoroute.
L’érudit en Torah qui se trouvait du côté passager, et qui aurait dû monter dans l’autobus, commença à pleurer. Il sortit alors son mouchoir et découvrit la pièce de 10 shekels…
Interdiction de le faire rentrer…


« Le pain au levain… » (7,13)


Celui qui se conforme aux directives d’un Rav peut recevoir de lui une forte influence, et ceci même pour plusieurs générations.
Une jeune fille rentra un jour dans le bureau du Rav Mikhael Horowitz afin de poser une question. C’était la veille de la Bdikat ‘Hamets, et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’ elle constata que dans sa maison, aucune agitation particulière, et le ‘Hamets se trouvait toujours dans la maison.
Le Rav constata l’étonnement de la jeune fille, et lui dit : « Sache que toutes les préparations et les fatigues de ce jour-là correspondent à des notions très élevées, et j’y attache une importance particulière. A condition de ne pas en arriver à se mettre en colère.
Car au moment où rentre la colère dans la maison, toute cette élévation spirituelle tombe à l’eau. Ma femme est gravement malade, mais le fait de lui demander de respecter toutes les exigences et restrictions sur le ‘Hamets peut provoquer de la colère entre nous et que son état de santé s’aggrave. Mais lorsque le moment de la Bdikat ‘Hamets arrive, je prends mon balai afin de retirer le ‘Hamets. Et ceci afin d’empêcher de faire rentrer le ‘Hamets le plus dangereux, qui n’est autre que la colère. »
Ces quelques paroles ont eu un formidable impact sur la jeune fille. Car la Torah est une Torah de vie, et ses commandements permettent à l’homme de diriger sa vie à chaque étape.
Celui qui a le mérite de puiser l’eau de la Torah auprès d’un vrai Rav, comprend immédiatement qu’il ne se trouve pas au même niveau, et annule sa volonté pour se mettre entre les mains de notre sainte Torah.




Rav Mordékhai STEBOUN

Torah Box

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