KARAM AL-MASRI (AFP) "Des immeubles bombardés à Alep, le 17 octobre 2016"
L’UE a approuvé jeudi des sanctions supplémentaires contre la Syrie, visant 10 hauts responsables du régime du président Bachar al-Assad accusés de prendre part à « la répression violente exercée contre la population civile », selon un communiqué.

Il s’agit notamment de « haut gradés militaires et de personnalités de premier plan liées au régime », précise le conseil de l’UE (représentant les 28 pays membres) en soulignant que cette nouvelle liste porte à 217 le nombre total de responsables syriens soumis à « une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE et à un gel de leurs avoirs ».

207 Syriens, mais aussi 69 groupes ou organisations, étaient déjà visés par ces mesures de restriction reconduites le 27 mai dernier pour une année supplémentaire, soit jusqu’au 1er juin 2017.

Ces sanctions dites « individuelles » s’ajoutent à de lourdes sanctions économiques elles aussi en vigueur jusqu’au 1er juin prochain: embargo pétrolier, restrictions sur des investissements ou sur les exportations de technologies susceptibles d’être utilisées dans le conflit, gel des avoirs détenus par la banque centrale syrienne dans l’UE, etc.

Le 17 octobre dernier, lors d’une réunion à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l’UE avaient souhaité que soit établie une nouvelle liste de personnalités syriennes passibles de sanctions.

Ce jour-là, les 28 avaient qualifié de « crimes de guerre » les bombardements intensifs menés depuis trois semaines par les aviations syrienne et russe sur les quartiers rebelles d’Alep, sans toutefois étendre à de hauts responsables russes leur souhait de nouvelles sanctions.

Les identités des dix nouvelles personnalités syriennes visées seront publiées vendredi au Journal officiel de l’UE, précise le Conseil jeudi.

« L’UE reste déterminée à trouver une solution durable au conflit en Syrie, étant donné qu’il n’existe pas de solution militaire », a réaffirmé le conseil, rappelant que les 28 attendent toujours de Damas un feu vert à l’accès des convois humanitaires aux victimes d’Alep, érigé en priorité.

Le conflit qui dure depuis mars 2011 en Syrie a déjà fait plus de 300.000 morts.

I24 News

 

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