«On est vraiment dans un monde infernal»: un cabinet médical fermé temporairement à Miramas après l’agression d’un médecin
Un médecin travaillant dans un centre médical de Miramas (Bouches-du-Rhône) a été agressé physiquement par un patient le week-end dernier. En soutien, les praticiens exerçant dans ce pôle de santé ont décidé de fermer l’établissement pour plusieurs jours.
Une nouvelle agression visant un professionnel de santé à déplorer. Le week-end dernier, dans ce centre médical de Miramas (Bouches-du-Rhône), un individu qui n’avait pas de rendez-vous s’est emporté car il ne pouvait pas être pris en charge immédiatement. L’homme s’est mis à insulter puis à agresser physiquement un médecin.
Les soignants ont donc décidé de fermer l’établissement pour plusieurs jours. Les habitants dénoncent cette agression.
«C’est anormal d’agresser un docteur. On en a besoin tous les jours», a regretté un premier patient sur CNEWS.
«On est vraiment dans un monde infernal», a complété un second homme sur notre antenne.
Une réouverture prévue avec un vigile
L’homme soupçonné d’avoir agressé le médecin a été interpellé puis placé en garde à vue. Le centre médical devrait rouvrir la semaine prochaine avec la présence d’un vigile.
Le maire de Miramas soutient également les soignants visés par des menaces et des violences régulières depuis des mois. Ce centre d’urgences est essentiel pour la ville puisque cette commune, comme de nombreuses autres en France, est confrontée à un manque de médecins généralistes.
«J’ai un enfant qui a besoin des urgences. J’avais l’habitude de venir ici, maintenant je vais chercher ailleurs. Il n’y a plus de médecins traitants. Personne ne veut reprendre de nouveaux patients donc je viens où il y a des centres médicaux. Celui-là est à côté de chez moi, maintenant, il faut que j’aille à Istres», a témoigné un autre patient sur CNEWS.
«On supprime partout des services publics. Maintenant, on en arrive à ça avec des gens qui craquent», a regretté un résident vivant à proximité du centre d’urgences.
JForum.fr avec CNEWS
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