Aujourd’hui est commémorée la rafle de 1943, je voudrais raconter brièvement comment les sifre Tora de la synagogue de la rue Breteuil ont été sauvés.
Le Grand Rabbin Israël Salzer zatsal (1904-1990) qui était en exercice alors à Marseille,  se rendant compte de la dégradation de la situation à Marseille échafauda un plan pour sauver les sifre Torah : il les débarrassa des atse hayim (supports) et entoura sur ses vêtements les parchemins très adroitement puis il enfila son pardessus et se dirigea à pied jusqu’aux allées Gambetta pour y prendre un car à destination de Carpentras.
La bas l’attendait la responsable de la synagogue Melle Moses (juive contadine) et, la nuit tombée ils se rendirent au cimetière où ils entreprirent d’enterrer les parchemins qui seraient ainsi à l’abri des mauvais traitements infligés aux livres saints. 
Puis Le Grand Rabbin Salzer revint à  Marseille. Ces deux personnes avaient largement risqué leur vie.
C’est à la Libération que les parchemins furent récupérés et recousus sur leurs supports et remis en service à la synagogue.
 
Caroline Elisheva REBOUH
MA Hebrew and Judaic Studies
Administrative Director of Eden Ohaley Yaacov
Israël Salzer
L’évêque Marius Chalve* dirigeait le séminaire de Fontlongue à Miramas (Bouches-du-Rhône), localité située à environ soixante-dix kilomètres de Marseille aide plusieurs familles à échapper à la Gestapo, sauvant ainsi Israël Salzer, en lui trouvant refuge au séminaire de Fontlongue. Mgr Marius Chalve* s’occupa de lui personnellement et lui fournit une fausse carte d’identité, la police locale l’enregistra sous un faux nom avec l’adresse du séminaire. Lorsque sa situation devint critique, l’évêque organisa son passage en Suisse, lui sauvant ainsi la vie. ajpn.org

 

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