Les plus grandes manœuvres militaires de ces dix dernières années, dans la région, ..
…avec quelque 12.000 soldats de 19 pays, notamment américains, mais aussi français et des pays arabes pro-occidentaux, ont eu lieu, en Jordanie, fin mai.
Bien qu’elles se soient déroulées, dans le Sud de la Jordanie, qui partage, au Nord, une frontière avec la Syrie, et compte tenue du nom adopté – « Lion en alerte », ou « El-Assad El-Mutaahhib », en arabe – elles visaient à envoyer un message clair au Président syrien, Bachar al-Assad : nous nous préparons à intervenir le moment venu.Ont participé à ces manœuvres militaires :
Des pays partageant une frontière avec la Syrie : Turquie, Irak, Jordanie, Liban qui devraient prendre part au blocus de la Syrie pendant l’attaque militaire et autoriser l’utilisation de leurs territoires pour faciliter le passage des forces d’intervention.
Des pays du Conseil de Coopération du golfe Persique (CCGP), hostiles au gouvernement syrien de Bachar al-Assad et qui tentent de le renverser, en finançant et en armant des opposants, mais, surtout, des mercenaires islamistes inclus ceux d’Al-Qaïda : l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït.
Ces pays ont été chargés du financement des opérations et d’une vaste campagne de propagande médiatique, pour subjuguer l’opinion publique, mais aussi, pour fournir «une couverture arabe» au renversement du gouvernement syrien d’Assad, par l’implication directe de troupes, comme cela a été le cas, en Libye.
Des pays de l’OTAN, pilier de toute intervention : Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Espagne.
Participaient, également, à ces manœuvres d’envergure, des pays, comme l’Égypte, le Pakistan, l’Australie, l’Ukraine, Brunei, comme éventuels supplétifs, pour donner une dimension internationale à cette «coalition des volontaires», pour mener une «guerre humanitaire».
Le pays qui tire les ficelles dans les couloirs de Washington d’une intervention militaire en Syrie qui est en fait le principal bénéficiaire d’une éventuelle chute du gouvernement d’Assad, le «régime sioniste» .
Israël, n’y participait pas mais s’était déjà auparavant entraîné à de vastes manoeuvres en Méditerranée avec les US et la Grèce, cette dernière cédant sa souveraineté territoriale aérienne et maritime à l’entité sioniste et son Parrain américain, pour l’occasion.
On peut quand même s’étonner de la participation de pays, comme l’Irak et le Liban, à ce type de manœuvres militaires, alors même qu’ils s’étaient abstenus de toute décision agressive vis-à-vis de la Syrie d’Assad, lors des réunions de la Ligue Arabe devenue l’annexe du « CGGP », dominé par les fanatiques wahhabites du Qatar et de l’Arabie saoudite.
A l’horizon donc une invasion terrestre pour renverser le gouvernement syrien d’Assad, sous couvert d’intervention humanitaire ou la création d’une zone tampon pour fournir aux mercenaires de l’ASL dirigés par des agents des forces spéciales britanniques américaines etc.. déjà présents en Syrie un appui logistique et en armement plus conséquent que ce dont ils bénéficient actuellement.
Mais attaquer la Syrie constitue une ligne rouge pour Moscou Pékin et Téhéran à ne pas franchir.
Un autre bloc est donc entrain de se constituer non pas pour défendre le président Assad mais pour défendre le droit international et notamment le respect de la souveraineté des états nations mis à mal par la R2P qui viole la Charte des Nations Unies.
Selon l’agence iranienne Farsnews, qui cite des sources non officielles, les plus grandes manoeuvres militaires jamais organisées dans la région du Moyen-Orient, auront lieu, d’ici un mois, en Méditerranée et en Syrie.
Les exercices militaires se dérouleront, dans les eaux territoriales et à terre, en Syrie, en présence d’éléments armés de la Russie, de l’Iran, de la Chine, et de la Syrie. Environ, 900.000 soldats, participeront à ces exercices.
Douze navires de guerre chinois s’apprêtent à traverser fin juillet le canal de Suez, pour accoster dans les ports syriens de Lattaquieh et de Tartous, ce dernier port abritant des navires de guerre russes.
Des forces terrestres et navales, tout comme des centaines de missiles, 400 avions et 1.000 chars seront, également, déployés, au cours de ces exercices. Aujourd’hui, l’agence russe Interfax a annoncé le départ de navires de guerre d’accostage le « Nikolai Filchenkov » et le « Caesar Kunikov ».
Ces navires transporteront un important contingent de Marines russes de la mer Noire et du matériel militaire, officiellement, pour parer à toute éventualité , protéger le personnel russe, en poste, à Tartous, se tenir prêt à évacuer du personnel et du matériel.
Ces manœuvres militaires russes sont également un signal envoyé à tous ceux qui actuellement déstabilisent la Syrie une sérieuse mise en garde comme l’a été récemment le tir de missile balistique russe intercontinental au dessus du Moyen-Orient, un « test surprise » qui en a effectivement surpris plus d’un à commencer par l’armée de l’air israélienne son espace aérien , ses systèmes sophistiqués de radar «Made in USA», son «Dôme de Fer» facilement neutralisés et qui pourraient ainsi être facilement détruits si le «régime sioniste» s’avise de s’en prendre à la Syrie et à l’Iran.
Fin Juin, le 25 et 26, le Président russe Vladimir Poutine doit se rendre au Moyen-Orient, en Israël, dans les territoires occupés palestiniens et en Jordanie. Il s’entretiendra avec les dirigeants, israélien palestinien et jordanien, sur les problèmes bilatéraux et régionaux.
La Russie a à l’égard d’Israël une attitude ambigüe : une coopération militaire active notamment dans le domaine de l’armement – fabrication de drones domaine dans lequel la Russie a accumulé un énorme retard alors qu’Israël est à la pointe de ce type d’industrie – mais aussi une méfiance justifiée, à l’égard du «régime sioniste,» qui coopère activement aux portes de Moscou avec le régime pro-américain et anti-russe de Saakaschvili, en Georgie.
Israël compte également une importante communauté russe d’environ 1 million d’âmes, dont 1/3 ne sont pas Juifs, selon la Loi Juive orthodoxe.
Néanmoins avec le retour de Poutine au pouvoir la Russie semble désormais faire passer ses intérêts en premier , y compris au Moyen-Orient ….
IRIB Article original
NDLR: Nous publions cette analyse intéressante mais émanant d’un site iranien…il conviendra donc de ne pas trop s’offusquer de la présence de leur dénomination d’Israël en « entité sioniste »,etc .
L’information , c’est aussi écouter ce que l’ennemi a à dire .

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L’histoire a démontrée qu’il ne faut jamais faire confiance aux russes, Israël doit se méfier des Russes qui sont habiles politiquement et surtout imprévisible..