L’Iran se suicide avec son rêve de grandeur

Un vent mauvais souffle sur l’Iran des mollahs de la violence et du terrorisme. L’axe Iran-Irak-Syrie-Liban, se disloque. L’Iran n’est plus la bienvenue avec son Hezbollah rendue responsable de la situation catastrophique du Liban. Les Libanais cherchent à se libérer de ce mouvement chiite, corrompu et sanguinaire. La Syrie une fois la menace sunnite réduite cherchera à se débarrasser elle aussi de l’Iran, raison pour laquelle son vrai allié la Russie autorise Israël à frapper les troupes iraniennes en Syrie. Voilà qu’en Irak le même rejet s’exprime avec violence. Après avoir tant investi dans un rêve de gloire consistant à restaurer un empire perse, l’Iran appauvri par les sanctions, par un programme nucléaire, par une course à l’armement dans un but hégémonique, voit ce dernier se transformer jour après jour en cauchemar alors que le pays compte plus de 500.000 morts du covid, sans qu’aucune lueur d’espoir, quant à la fin de cette catastrophe sanitaire ne soit en vu. Il n’y a que l’Europe qui ne voit pas ce déclin de l’Iran, qui est le sort de tous les ennemis d’Israël.

Heurts à Bagdad entre forces de sécurité et partisans de groupes pro-Iran.

Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées hier à Bagdad lors de heurts entre les forces de sécurité et des partisans de groupes pro-Iran, qui manifestaient contre les résultats des législatives, marquées par un recul de la vitrine politique de ces factions. Cet accès de fièvre intervient au moment où les partis politiques irakiens sont engagés dans des tractations en vue de former des coalitions parlementaires sur la base des résultats préliminaires du scrutin du 10 octobre, dont les chiffres définitifs devraient être publiés d’ici à quelques semaines. L’Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd el-Chaabi, influente coalition d’anciens paramilitaires, a vu son nombre de sièges fondre à l’issue du vote et dénonce une « fraude massive ». La situation semblait s’apaiser peu à peu hier soir. Dans l’après-midi, plusieurs centaines de partisans du Hachd el-Chaabi ont d’abord « bloqué trois des quatre accès à la zone verte », secteur ultraprotégé de la capitale où se trouvent des bâtiments gouvernementaux et l’ambassade américaine, a indiqué une source au sein des forces de sécurité qui a requis l’anonymat. « Repoussés » par les forces de l’ordre, ils ont lancé « des pierres et toutes sortes d’objets » en direction des forces de l’ordre, a indiqué cette même source selon laquelle la police « a tiré en l’air ». Le ministère de la Santé a fait état de 125 blessés, dont 27 manifestants et 98 membres des forces de sécurité, précisant qu’« aucun décès » n’était à déplorer.

Sur Telegram, certaines chaînes pro-Iran ont affirmé que la police avait tiré « à balles réelles » sur les manifestants. Et un dirigeant des brigades du Hezbollah, une faction pro-Iran membre du Hachd el-Chaabi, a affirmé sous le couvert de l’anonymat que « deux manifestants ont été tués ». Selon des journalistes de l’AFP sur place, les forces de sécurité étaient déployées en nombre aux abords de la zone verte qui abrite le bureau du Premier ministre, plusieurs ministères et la commission électorale.

Le Premier ministre Moustapha al-Kazimi a « ordonné une enquête complète sur les événements de vendredi », a fait savoir son bureau. Selon la source sécuritaire, les manifestants étaient des membres des brigades du Hezbollah et de Assaïb Ahl al-Haq, une autre faction pro-Iran faisant partie du Hachd el-Chaabi.

« Non à la fraude »

Le Hachd est une coalition pro-Iran d’anciens paramilitaires intégrés aux forces régulières, dont l’un des leitmotivs est le départ des troupes américaines d’Irak. Une partie des Irakiens les accusent d’être le relais du grand voisin iranien. Certains les ont également pointés du doigt lorsqu’après la révolte d’octobre 2019, des dizaines de militants anti-pouvoir ont été victimes d’enlèvements, d’assassinats et de tentatives d’assassinat. Plusieurs centaines de partisans du Hachd ont entamé le 19 octobre un sit-in à proximité de la zone verte pour dénoncer les résultats préliminaires des législatives. Hier encore, certains manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Non à la fraude ! » et « Oui au peuple ! ».

Malgré sa déroute, le Hachd restera une force politique importante au Parlement, grâce au jeu des alliances et la cooptation des élus indépendants. Toujours selon les résultats préliminaires, le courant sadriste dirigé par l’influent leader chiite Moqtada Sadr a remporté la première place aux législatives, avec plus de 70 sièges sur les 329 que compte le Parlement. Sur Twitter, Moqtada Sadr s’est voulu apaisant au sujet des heurts d’hier, rejetant la « violence », qu’elle vienne des manifestants ou des forces de l’ordre.

JForum Source : AFP

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