L’esprit européen en exil : Stefan Zweig

La publication de textes inédits de Stefan Zweig permet de comprendre son engagement moins politique que spirituel, qu’il associe au peuple juif et qui s’exprime pour lui dans la littérature.

Événement éditorial rare, des textes inédits de Stefan Zweig ont fait cette année l’objet de deux publications : L’Esprit européen en exil sous la houlette conjointe de Jacques Le Rider et Klemens Renoldner[1], Pas de défaite pour l’esprit libre sous celle de Laurent Seksik[2]. La première est sans équivalent en langue allemande ou en langue anglaise.

C’est à celle-ci que nous avons prêté spéciale attention. Elle est composée de quarante-sept textes, courts pour la plupart, dont la portée ne peut se comprendre que s’ils sont replacés dans le contexte de l’époque et qui ont été écrits ou prononcés durant la troisième vie de Zweig, celle qu’il passera en exil à partir de 1934[3].

Le livre s’inscrit dans le sillage des deux précédents, Derniers Messages[4], et Appels aux Européens[5], qu’il prolonge et approfondit en même temps qu’il en infléchit la perspective, principalement dans trois directions : le sort des juifs européens ; le poison de la politique ; le rôle de la littérature.

Le titre en lui-même est significatif : non pas Un Européen en exil, mais L’Esprit européen. C’est dire qu’est privilégié d’emblée le point de vue spirituel et moral qui a toujours été celui de Zweig face à l’Europe : «Nous qui croyons à une Europe future et qui y vivons déjà par l’esprit[6]» Se regardant comme apatride, comme émigré – «nous les émigrés, les expulsés[7]», traversant les frontières, dans ses nombreux voyages (Angleterre, France, Suisse, Portugal, États-Unis, Autriche, Brésil, Argentine, Brésil de nouveau), il ne sait où aller pour continuer à écrire en toute sérénité (sa principale préoccupation) : «Où peut aller aujourd’hui un écrivain européen, et mener à bien un projet d’écriture, sans être dérangé par une crise ou par une autre, ou bien par une rumeur de guerre[8]?»

Un exilé de l’intérieur

En conflit avec lui-même, Zweig est avant tout un exilé de l’intérieur, fuyant son ombre. Il ne cesse d’opposer les tensions extérieures, imposées par la brutalité des événements en temps de cataclysme, et les exigences intérieures de l’artiste créateur.

Celui-ci doit avant tout s’efforcer de préserver, et de sauver quand elle est menacée, sa liberté intérieure : «Cessons enfin de confondre la force extérieure avec l’efficience créatrice[9]. » Sans doute par idéalisme excessif, Zweig croit que «les livres, les idées et toute forme de création intellectuelle résistent au feu comme l’amiante[10]». Métaphore qui revient dans son hommage à Joseph Roth : «Comme l’amiante résiste au feu, la substance artistique, dans son âme, défia, sans s’altérer, les flammes du bûcher moral auquel il s’était condamné[11].»

C’est qu’il prend soin de séparer chaque fois la littérature et la propagande national-socialistes des vraies valeurs de la langue allemande, de sa poésie, de sa littérature, souvent écrites en exil. «Ce sont les talents inférieurs qui se laissent assujettir[12].» Il apprécie spécialement le roman biblique de Thomas Mann, Joseph, le livre de Hans Carossa, Führung und Geleit, le roman arménien de Franz Werfel, visant à établir un lien entre le génocide arménien par les Turcs et l’idéologie nazie, Les Quarante Jours de Musa Dagh. Les trois ont en commun d’être en quelque sorte des livres de résistance spirituelle et d’aspiration humaniste.

Que retenir des textes de Zweig ? Tout d’abord la manifestation d’une lucidité restée sur le seuil – en témoigne son refus de prendre position contre la montée du fascisme en Allemagne lors du congrès des intellectuels au Pen Club en 1936, où il laisse Emil Ludwig prendre seul la parole. Il justifie son silence par ces mots : «Je ne parlerai jamais contre l’Allemagne. Je ne parlerai jamais contre aucun pays. Sur ce point, je ne fais pas de distinction[13]. »

L’idéalisme de Zweig est tragique, qui veut combattre le danger par les armes de la littérature et de la culture. Partant, ces textes sont aussi le lieu d’une réaffirmation d’une résistance par l’esprit, sans risques et sans effet, qui n’est pas loin d’être pure vanité. Même s’il répond à Romain Rolland s’inquiétant de son silence : «Vous savez que je n’ai rien publié depuis Noël –non par lâcheté mais par tactique[14].»

Un cosmopolitisme apolitique et supranational le laisse espérer en des États-Unis d’Europe et prendre en haine le ferment de la haine – «je hais la haine que je tiens pour indigne d’un tempérament intellectuel et religieux[15]». Il désigne ainsi les nationalismes, à ne pas confondre avec le patriotisme, qui se manifeste tôt chez lui (au moment de la Première Guerre mondiale) par une admiration ambiguë pour les Anglais et une réserve vis-à-vis d’une France voulant en finir avec ce qui est allemand, notamment la littérature germanophone.

Se manifeste enfin dans ces pages une crise profonde d’identité, car Zweig se sent chassé hors de lui, non pas seulement hors de chez lui : comme Juif et comme écrivain exilé. Il l’exprime notamment dans une lettre à Felix Braun d’octobre 1939, où il se qualifie, lui et ses compatriotes en exil, d’anomalie vivante et de Juif sans croyance religieuse.

Dans son désir d’unification spirituelle des peuples en Europe, où l’ancien empire habsbourgeois unifié selon un principe supranational a toujours été considéré par lui comme un exemple sinon comme un modèle, il en est venu à présenter, plutôt que la Suisse et Genève avec la Société des nations dont il critique la paralysie bureaucratique, le Tessin, «canton béni», comme un microcosme où le mythe de cette unité se serait réalisé : au soleil du Sud, qui «attire magnétiquement à lui le poète, comme les lézards et les fleurs[16]», se rencontrent trois cultures, italienne, française et allemande.

Dégoût de la politique

L’un des temps forts de ces inédits est sans doute de contribuer à réfuter une opinion courante selon laquelle l’apolitisme assumé de Zweig, voire son «dégoût de la politique» (lettre à Romain Rolland), «science de l’absurdité» (dans Marie Stuart), l’aurait conduit à préférer rester au-dessus de la mêlée, se désintéressant de la situation politique de son pays, du sort des Juifs en Allemagne et du monde entier.

Sa générosité envers ses amis en exil ne fut jamais prise en défaut. Qu’il s’intéressât à l’actualité politique, témoigne notamment un texte de novembre 1933[17]. Ce fut pourtant la conviction de Hannah Arendt, qui lui reprocha de demeurer trop indifférent au sort du peuple auquel il appartenait.

Reproche pas tout à fait juste, mais compréhensible peut-être par le refoulement opéré par Zweig de son identité juive, comme par la répugnance d’être reconnu derrière une quelconque identité ; son engagement étant moins politique que spirituel. Se croyant protégé par sa notoriété de lettré, il ne put se faire à l’idée «que le célèbre Stefan Zweig était devenu [pour les nazis] le Juif Zweig[18]».

Romancier, Zweig s’intéressait avant tout aux mouvements secrets, et invisibles, de l’âme humaine (derrière la reine Marie-Antoinette, la femme ; ou bien la nouvelle Impatience du cœur, devenue La Pitié dangereuse).

Son rapport à l’histoire n’est pas loin d’être une réflexion sur ses propres déchirements : Fouché, Marie-Antoinette, Marie Stuart qui abondent en remarques sur l’exil ; Érasme, puis Conscience contre violence ou Castellion contre Calvin, centrés sur l’affrontement d’humanistes honnêtes au totalitarisme. Ces fictions historiques connurent un immense succès. De 1925 à 1935, Zweig fut l’auteur le plus traduit dans le monde : cent vingt-six traductions durant cette décennie, soit une douzaine par an.

Un autre texte éclaire le rapport de Zweig à la question du sort des Juifs[19]. Pourquoi les Juifs devraient-ils rester dans leur rang, sans occuper de position dirigeante, à l’arrière-plan de la vie sociale, économique et politique ?, demande Zweig.

Réponse : pour être fidèles à leur mission vouée à l’éthique, en recréant l’idée du Dieu invisible. L’époque de Disraeli est révolue, et le sentiment d’infériorité comme d’insécurité pesant sur les Juifs les a parfois conduits à une nouvelle situation. Ainsi des fonctions dirigeantes, les exposant à devenir trop visibles, risqueraient de rallumer le brasier ravageur d’un antisémitisme déjà présent.

Toujours ce souci chez Zweig de ramener ce peuple «inquiet et impatient[20]» à sa vocation contemplative, en cohérence avec son propre désir de sauvegarder sa liberté intérieure : prendre soin de l’intériorité nous permet de nous concentrer sur l’essentiel en nous obligeant à renouveler nos ressources spirituelles.

Un étonnant essai de 1940 retient également attention, « Les pêcheurs des bords de Seine ». Zweig y condense ce qu’il pensait sans doute de l’articulation entre l’individuel et le collectif. Le jour de l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, raconte-t-il, un groupe de pêcheurs sur le bord de la Seine, tournant le dos à la place de la Concorde, ne prête attention qu’à ses flotteurs de liège. Indifférence à l’événement le plus important et le plus lourd de conséquences de l’histoire de la Révolution française ? Non pas ! Comme l’explique Jacques Le Rider, il y a là «une nécessité physiologique: le psychisme doit faire baisser la tension émotionnelle pour que la santé psychologique de l’individu soit préservée. Car celui-ci ne supporterait pas de vivre dans un état de tension affective permanent[21].» Si les pêcheurs, croyons-nous comme lui, avaient fait face à l’événement, celui-ci aurait été traumatique.

La pêche étant une activité impliquant silence, concentration et placidité, la clameur de la foule comme les hurlements de douleur du roi auraient pu les distraire et les troubler. S’y profile une observation psychologique de portée plus générale : afin d’éviter d’être emporté par des affects ou des émotions trop forts pour pouvoir être supportés sans dommage, on se défend en s’empêchant d’encoder l’événement à l’origine d’un potentiel traumatisme : l’enjeu est de faire baisser, ou d’apaiser, l’état de tension de l’organisme.

Nous lisons ici aussi la volonté de Zweig de toujours chercher, derrière la surface d’un fait ou le comportement d’un personnage (Magellan, Fouché, Marie Stuart, Marie-Antoinette…), des motivations psychologiques profondes. Ce n’est pas non plus sans conséquences sur l’image d’individualiste, voire d’égoïste, prêtée à Zweig, et reprochée par ses amis (Romain Rolland, Joseph Roth, le jeune Klaus Mann).

C’est que, pour se protéger et non pour s’absenter, il a toujours préféré s’enfermer dans sa tour d’ivoire de livres, d’où l’intérêt qu’il a porté à Montaigne, dans lequel il voyait un double de lui-même. En résonance avec ce goût pour la psychologie, l’exigence de continuité d’écriture pour un écrivain rejoint curieusement une loi de la nature : «Car la volonté de la nature, c’est la continuité. Alors qu’elle détruit les uns avec impassibilité, elle exige des autres une patiente persévérance dans leurs tâches quotidiennes. […] Nous ne faisons qu’obéir à son commandement irréfragable lorsque, au lieu de fixer constamment des yeux les ruines du monde en train de s’écrouler, nous tentons d’en bâtir un nouveau qui soit meilleur[22].»

Zweig pense évidemment aux pêcheurs, dans lesquels il aurait tendance à se reconnaître, et à sa tâche quotidienne qui est d’essayer de construire par l’esprit une Europe idéale, l’Europe réelle lui paraissant trop dure[23].

La souffrance d’une vie en exil aura été source d’une créativité éruptive.

Un quatrième texte mérite enfin notre admiration : c’est un magnifique hommage à Joseph Roth[24]. Zweig se regarda en Roth, à qui le lia une indéfectible amitié, comme en un miroir inversé : d’abord, comme son contraire avec qui il ne cessa de dialoguer, malgré des origines sociales opposées (Roth manquant toujours d’argent, habitant à l’hôtel, se détruisant dans l’alcool ; Zweig, bourgeois fortuné, enveloppé dans le cocon de la sécurité, de la fortune, du confort). Ce fut ensuite un face-à-face entre le Juif de l’Ouest coupé de ses racines juives et le Juif de l’Est, proche du shtetl central et oriental.

Enfin, ce fut le moment de l’identification : Zweig décrivant la descente aux enfers de Roth souligne aussi combien celui-ci resta d’une grande force productive. La souffrance d’une vie en exil aura été, pour les deux hommes, source d’une créativité éruptive.

Au terme de ce parcours, n’aurions-nous le choix aujourd’hui qu’entre deux métaphores ? Celle d’une «cage d’acier», figurant, selon Max Weber, l’ensemble des contraintes d’efficacité qui enferment l’homme moderne : une «Europe congestionnée, apoplectique, pour cette raison irritable, excitée, hyperactive[25]». «Nous ne devons pas faire de l’Europe un nouveau nationalisme et devenir des Européens aussi bornés que le sont aujourd’hui les nationalistes de certains pays[26]», déclarait Zweig en 1936.

Ou bien, seconde métaphore, celle de la «brèche du temps» selon Hannah Arendt : l’interruption, par la capacité de commencer, du cours du temps. Livré à lui-même, celui-ci mène inéluctablement à la ruine et à la mort. Car le monde est toujours « hors de ses gonds », la crise n’est pas un moment de basculement d’un état dans un autre, mais elle est permanente : «l’Europe qui, dans son ensemble, se trouve plongée dans une crise permanente depuis 1914[27]».

«Toute l’Europe est troublée par la percée des forces fascistes et national-socialistes qui ont besoin, pour survivre, de rester constamment en mouvement. Mais notre génération a peu à peu appris le grand art de vivre dans l’insécurité[28]», expliquait Zweig en 1939 au terme d’une tournée de conférences aux États-Unis.

Ainsi la crise de l’Europe, qui entraîne avec elle celle de l’humanisme (à moins que ce ne soit l’inverse), nous oblige-t-elle à être responsables de notre monde, et surtout de sa durée. C’est ce que semble avoir compris la jeunesse dans tous les pays en alertant, en poussant même un cri d’alarme, sur la gravité, l’urgence et les conséquences du dérèglement climatique, notamment l’extinction programmée de plusieurs espèces animales indispensables à l’équilibre de la biodiversité.

C’est peut-être sur cette question d’un avenir commun de l’humanité, évoquée notamment par le philosophe allemand Hans Jonas dans Le Principe responsabilité (1979), et non soumise à la peur, que se réalisera cette unité par l’esprit de l’Europe, et au-delà, rêvée plus que pensée par Stefan Zweig.

Notre devoir n’est pas de sauver la planète ni de construire un monde meilleur. Notre tâche est plus modeste : empêcher que les générations futures ne disparaissent. Cela veut dire simplement faire en sorte que des hommes vivent.

https://esprit.presse.fr/article/guy-samama/l-esprit-europeen-en-exil-stefan-zweig-42846

 

[1] - Stefan Zweig, L’Esprit européen en exil. Essais, discours, entretiens (1933-1942), trad. et introduit par Jacques Le Rider, préface de Klemens Renoldner, Paris, Bartillat, 2020.

[2] - S. Zweig, Pas de défaite pour l’esprit libre. Écrits politiques (1911-1942), trad. par Brigitte Cain-Hérudent, préface de Laurent Seksik, Paris, Albin Michel, 2020.

[3] - Zweig songeait, parmi d’autres, au titre Trois Vies pour le livre qui deviendra Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen (1942). La première vie se déploie dans une Vienne culturelle et artistique florissante, dont Zweig sera toujours nostalgique ; la deuxième est celle de l’entre-deux-guerres à Salzbourg ; la troisième la vie en exil depuis 1934.

[4] - S. Zweig, Derniers Messages, trad. par Alzir Hella, préface de J. Le Rider, Paris, Bartillat, 2013.

[5] - S. Zweig, Appels aux Européens, trad. et préfacé par J. Le Rider, Paris, Bartillat, 2014.

[6] - « Un entretien avec Stefan Zweig » [1934], dans S. Zweig, L’Esprit européen en exil, op. cit., p. 114.

[7] - « Hommage à Joseph Roth » [1939], ibid., p. 299.

[8] - « L’instabilité entrave les écrivains » [1939], ibid., p. 287.

[9] - « L’unité spirituelle du monde » [1940], ibid., p. 213.

[10] - « Les livres résistent au feu. Un entretien à Chicago en janvier 1939 », ibid., p. 294.

[11] - « Hommage à Joseph Roth », ibid., p. 310.

[12] - « La véritable littérature ne sera jamais asservie à la politique, nous déclare Stefan Zweig » [1933], ibid., p. 101.

[13] - « Stefan Zweig parle de son projet de revue et dit que les peuples n’ont pas confiance dans les intellectuels. L’écrivain esquive les questions concernant le Reich d’aujourd’hui » [1935], dans S. Zweig, L’Esprit européen en exil, op. cit., p. 148.

[14] - Stefan Zweig à Romain Rolland, 20 août 1933, dans S. Zweig, R. Rolland, Correspondance 1928-1940, trad. par Siegrun Barat, Paris, Albin Michel, 2016, p. 361.

[15] - « Aidez les enfants juifs d’Allemagne : allocution prononcée au domicile de Mme Anthony de Rothschild » [1933], dans S. Zweig, L’Esprit européen en exil, op. cit., p. 92.

[16] - « Il y aurait une statistique surprenante… » [1934], dans S. Zweig, L’Esprit européen en exil, op. cit., p. 135-136.

[17] - « Aidez les enfants juifs d’Allemagne… », ibid., p. 87-95.

[18] - Hannah Arendt, La Tradition cachée. Le Juif comme paria [1978], trad. par Sylvie Courtine-Denamy, Paris, Christian Bourgois, 1987, p. 79.

[19] - « Pour La Tribune libre» [1938], dans S. Zweig, L’Esprit européen en exil, op. cit., p. 279-282.

[20] - « Une allocution inédite » [1936], ibid., p. 235.

[21] - J. Le Rider, « Introduction », ibid., p. 44.

[22] - « Les pêcheurs des bords de Seine » [1940], dans S. Zweig, L’Esprit européen en exil, op. cit., p. 362-363.

[23] - Voir « Un entretien avec Stefan Zweig » [1934], ibid., p. 114.

[24] - « Hommage à Joseph Roth », ibid., p. 299-312.

[25] - « Que va-t-il arriver aux Juifs ? » [1936], dans S. Zweig, L’Esprit européen en exil, op. cit., p. 238.

[26] - « L’esprit européen » [1936], ibid., p. 193.

[27] - « Que va-t-il arriver aux Juifs ? », ibid., p. 238.

[28] - « Stefan Zweig par Thomas Quinn Curtiss », ibid., p. 322-323.

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