Les juifs de Corse: une histoire méconnue

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L'une des rares affiches brandit à Bastia en soutien aux Juifs, lors de la manifestation Charlie Hebdo, le 11 janvier © FTVIASTELLA

© FTVIASTELLA L’une des rares affiches brandies à Bastia en soutien aux Juifs, lors de la manifestation Charlie Hebdo, le 11 janvier

Les premières traces d’une présence juive dans l’île de Beauté  remontent aux alentours de l’an 800.  A cette époque, une importante immigration venue d’Egypte s’est installée dans le Sud de la Corse ; une grande partie de ces femmes et hommes juifs parlaient et écrivaient l’hébreu. La majorité d’entre eux s’est implantée à proximité d’un village dénommé Levie (la bien nommée), situe à l’intérieur des terres à 20 km environ de Porto-Vecchio.

Par la suite, les membres de la communauté se sont dispersés un peu partout dans l’île en devenant partie intégrante de la population autochtone et dans certains villages de montagne, des églises gardent encore la trace de documents rédigés en hébreu à côté de ceux rédigés en latin.

Bien des siècles plus tard, dans les années 1500-1530, environ 1000 Juifs de la région de Naples trouvèrent refuge en Corse, fuyant très certainement une persécution locale, et ils s’installèrent dans les régions montagneuses du centre de l’île.

En l’an 1684, la ville de Padoue, située en Italie, qui était peuplée en grande partie par des Juifs qui habitaient un ghetto édifié en 1516, fut le théâtre de violences dirigées contre ses citoyens juifs, dont une partie faillit se faire lyncher. Une rumeur malveillante selon laquelle leurs coreligionnaires de Buda, avaient commis des actes de cruauté contre les Chrétiens de la ville hongroise, déclencha cette flambée de brutalité dirigée contre la communauté juive de la ville.

C’est grâce à l’intervention d’un père franciscain nomme Père Marco qui écrivit une lettre afin de dénoncer cette mystification, que la communauté juive échappa au massacre annoncé.

Une grande partie de la communauté juive de Padoue décida à la suite de ces événements d’émigrer sous d’autres cieux plus cléments. Certains arrivèrent en Corse, et les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venu de Padoue. Le nom de famille Padovani est un nom très répandu de nos jours en Corse.

Les Rois de France expulsent les Juifs, les Corses les invitent pour régénérer l’île

Mais la plus importante vague d’immigration juive qu’ait connue la Corse se situe entre les années 1750 et 1769.

La première république constitutionnelle et démocratique d’Europe venant de naître, le leader de l’époque Pascal Paoli fit venir en Corse entre 5000 et 10000 Juifs du nord de l’Italie, (les chiffres varient selon les sources) de Milan, de Turin ainsi que de Gènes pour revitaliser l’île suite à 400 ans d’occupation génoise.

Afin de les rassurer sur leur intégration et sur la volonté du peuple corse de les considérer comme leurs égaux, ce même Paoli fit une déclaration destinée aux nouveaux venus : “Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu’ils partagent le même sort”.

Cela fit comprendre aux Juifs qu’ils étaient des citoyens à part entière et qu’ils bénéficiaient d’une totale liberté de culte, ce qui n’était pas le cas dans bon nombre de pays.

Ces immigrants portaient pour la plupart des noms à consonance ashkénaze, qui étaient très difficilement prononçables par la population locale. Une partie d’entre eux étant roux, ils se virent affubles du surnom de Rossu qui signifie rouge et désigne les rouquins ce qui donne au pluriel Rossi, nom extrêmement répandu en Corse.

En réalité, c’est plus de 25% de la population corse qui aurait des origines juives. En lisant les états civils, on peut facilement s’en rendre compte : les noms tels que Giacobbi, Zuccarelli, Costantini, Simeoni… très communs dans l’ile de Beauté, ne laissent planer aucun doute quant à leur origine.

Le nombre peu important des membres de la communauté juive, ajoute au fait que les Corses n’ont fait aucune différence entre les originaires de l’île et ces nouveaux venus, est très certainement à l’origine d’un grand nombre de mariages mixtes qui déclenchèrent une assimilation quasi-totale.

 Malgré cela, les signes sur l’île de beauté d’une ancienne présence juive y sont très nombreux ; un exemple probant en est le nom d’un village Cazalabriva qui selon plusieurs sources concordantes viendrait de: casa di l’ebreo, littéralement la maison de l’hébreu (le mot juif n’existant pas en Corse). Ou bien encore, de nos jours dans certaines régions, il subsiste une tradition très ancienne de donner aux nouveau-nés des prénoms d’origine hébraïque tel que Mouse (Moise).

Quand la Première Guerre mondiale éclate, la Syrie et la Palestine deviennent un enjeu entre puissances occidentales : Ottomans alliés aux Allemands contre Français, Anglais et leurs alliés arabes de l’autre. Il faut choisir entre être Turcs ou rester marocains alors sous protectorat français. A l’été 1915, 740 juifs marocains et Algériens (colonie française) sont évacués par les Américains mandatés par des juifs sionistes et philanthropes américains. A nouveau la valise.

Ils laissent tout sur place et sont parqués par les Turcs dans les ports de Beyrouth et Jaffa pour être expulsés. Des bateaux américains les embarquent à Jaffa (-voir ci dessous)

 

Jaffa

On erre en Méditerranée à la recherche d’un lieu où débarquer. L’Egypte, Chypre, refusent ces loqueteux. La Canée en Crète les accepte, un immense camp de réfugiés pour 6 mois. Le papa de Guy et Benny Sabbagh à deux ans et demi. Leur grand-père Tolédano est scandalisé… les juifs en grand habit oriental jusqu’aux pieds se baissent devant tout le monde, embrassent les mains… un Tolédano, un prince de Meknès dont la famille est partie en 1870 de la ville la plus religieuse du Maroc ne se comporte pas ainsi !

Le délégué de l’Alliance venu de Salonique fustige leurs « accoutrements ». Il demande que tout le monde s’habille à l’occidentale avec costume et chapeau. Il donne même des primes aux tailleurs pour ce faire ! On se cotise et on achète du tissu et les tailleurs du camp découpent de beaux habits comme à Paris.

Mais en septembre 1915 les autorités grecques décident de supprimer l’autorisation de résidence des citoyens ou protégés français en Crète. Adieu la Crète !

Ajaccio

Heureusement D.ieu veille et l’Alliance israélite universelle le précède ! Où caser tous ces immigrés  « français »? Mais bien sûr ! Dans la Corse qui se dépeuple ! Direction Ajaccio. La marine française les débarque à Ajaccio. Il y a là aussi quelques serbes (photo)

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Des réfugiés ? Des pourchassés ? La solidarité Corse s’organise comme un seul homme. Les dames du monde ajaccien (photo ci dessous) autour de Mme Henry, l’épouse du préfet rivalisent pour aider ces miséreux. Un grand élan populaire vient au secours de ces 740 démunis, des « Syriens », qui ne parlent que l’arabe et l’hébreu. Elles se dévouent, cousent des habits pour eux (photo, remarquez l’habit oriental à gauche). Fait marquant : on peut lire sur les bulletin de paie des instituteurs que ceux-ci ont versé une partie de celle-ci pour payer le tissus qui permet de réaliser des habits européens pour les « syriens » !

Enfants réfugiés juifs à Ajaccio en 1916

Enfants réfugiés juifs à Ajaccio en 1916

Une cinquantaine de familles, 180 personnes, sont transférées à Bastia en février 1916. L’île est très pauvre mais la foule accueille de manière enthousiaste les « réfugiés syriens » ! Celui qui ne connait pas la générosité corse n’a jamais rencontré un homme !

Après la première guerre mondiale, la paix retrouvée, en 1920, une partie de la communauté repart en Eretz Israël. Mais là bas c’est la misère, certains reviennent en Corse.

Certains juifs de Bastia ou de la liste d’arrivée en Corse à Ajaccio, comme les corses de la diaspora, auront bientôt des noms réputés. Ainsi Moïse Jacob Toledano (44 ans, voir 5 ème ligne sur la liste ci-dessous) qui s’occupe des études juives à Ajaccio et qui vit en Corse jusqu’en 1920. Il deviendra Ministre des Affaires Religieuses dans le gouvernement Ben-Gourion de 1958 à sa mort en 1960, pars avoir été le rabbin en chef à Tanger en 1926 puis Dayan d’Alexandrie en Egypte, voyageant en Syrie et en Irak à la recherche d’anciens manuscrits. Léon Tolédano le frère du rabbin Tolédano, lui, deviendra milliardaire en dollars ! après avoir construit le quartier Toldéano à Bastia il va devenir milliardaire au Mexique et aux Etats-Unis… il construit la moitié de la Nouvelle Orléans… puis en Israël.

Durant la Seconde guerre mondiale, alors que la Corse était occupée par les fascistes italiens, les habitants de l’île se mobilisèrent pour aider les Juifs à se cacher.  Avec les moyens du bord, ils aidèrent hommes, femmes et enfants à se réfugier dans les villages de montagne.

Un haut fonctionnaire français accomplit un travail admirable et, au mépris de sa vie, sauva à lui seul, plusieurs dizaines de Juifs. Il s’agit du sous préfet de Sartène Pierre-Joseph Jean Jacques Ravail. Il travaillait avec le réseau mis en place par les partisans de Paul Giacobbi, grand père de l’actuel préfet de Haute-Corse qui refusait d’opter pour la voie de la collaboration.

La Corse a eu une attitude plus qu’honorable envers les Juifs persécutés. En effet, c’est le seul endroit en Europe ou l’on n’eut jamais à déplorer des actes antisémites. Cependant la réalité est à nuancer: La Corse île Juste ? Un excês d’honneur selon Yad Vashem

En 1947, la Corse apporta sa contribution à la création de l’Etat d’Israël. Des Corses d’alors décidèrent de secourir les combattants juifs luttant pour leur indépendance et pour former leur Etat. Leur mission: accueillir des avions qui vont être bourrés d’armes pour s’envoler vers des lieux gardés par la Haganah. Ajaccio est alors choisie comme piste d’atterrissage.

Il ne faut pas oublier de souligner qu’hormis toutes les vagues d’immigration juive qu’ait pu connaitre la Corse, des individus isolés sont venus s’y installer, provenant notamment des communautés juives d’Afrique du nord

De nos jours, la communauté juive de l’île, très peu nombreuse, se concentre essentiellement à Bastia. Son président Mr Ninio, natif de Tibériade, ouvre deux fois dans l’année la synagogue qui possède deux Rouleaux de la Torah en parfait état: pour Roch Hachana, le jour de l’an Juif et Yom Kipour.

Les jeunes, pour la plupart, quittent l’ile pour aller étudier sur le continent et bien souvent ils y rencontrent leur moitié et s’y installent définitivement. Il existe en Corse de très nombreuses personnes soutenant l’Etat d’Israël dans la période difficile qu’il traverse actuellement

. Parmi ces amis d’Israël, certains sont allés jusqu’à écrire des missives au président français Jaques Chirac, à la Haute Cour internationale de La Haye ainsi qu’aux médias français, afin de dénoncer la politique européenne et française, en particulier, toujours pro palestinienne.

Ce soutien inconditionnel s’explique en partie par le fait que beaucoup de Corses ont le sentiment qu’il y a un gouffre entre ce qui se passe réellement et ce qui se dit dans les médias Français au sujet de ces deux communautés.

En Corse, la petite communauté juive, estimée à moins d’une centaine de personnes, ne ressent pas cette insécurité qui pourrait la pousser à quitter l’île.

La petite communauté juive de Corse ne se sent pas menacée

Debora Bardini, ajaccienne de confession israélite; Daniel Bueno, bastiais de confession israélite; Nicolas Antonelli, président de l’association Corse-Israël. EQUIPE: Caroline Ferrer, Thierry Guespin, Dominique Lameta

“On vit en Corse, on est bien (…) Chacun pratique son culte personnellement, il n’y a pas besoin de l’étaler dans la rue”, explique Debora Bardini, ajaccienne de confession israélite. “Si un jour je me sens en danger, (…) et j’espère que cela n’arrivera jamais, je partirais là-bas”, ajoute-t-elle.

Cette émigration vers Israël est très marginale en Corse. “Les derniers qui sont partis sont des retraités”, explique Daniel Bueno, bastiais de confession israélite. “Ils veulent y vivre pour retrouver leurs parents, leurs amis, mais ils n’avaient aucune raison de partir”.

“Je pense qu’en Corse, ce sont des démarches plus ou moins individuelles. Il n’y a pas pour l’instant, grâce à Dieu, de menaces qui visent la communauté juive”, ajoute Nicolas Antonelli, président de l’association Corse Israël.
L’association Corse Israël, œuvre depuis une dizaine d’années pour le développement des relations entre la Corse et l’état d’Israël avec notamment la mise en place de jumelage entre les villes.

Source 1 extrait didier.long

Une très bonne nouvelle, en septembre aura lieu à Bastia. L’initiative des expositions à Bastia et à Montpellier sur les Juifs de  en Corse pendant la Première Guerre mondiale a été réalisée par la joyeuse équipe du Centre Fleg de Marseille dirigée par Martine Yana.

« Juifs réfugiés en Corse pendant la Première Guerre mondiale »

Affiche

La Mairie de Bastia, en la personne de M. de Philippe PERETTI, adjoint au Maire, Délégué à la valorisation du Patrimoine , a donné son accord pour cette exposition, qui retrace une partie de l’histoire de l’île et de Bastia où la communauté juive est encore présente. La communauté israélite de Bastia et des juifs de la « diaspora » corse (Guy et Benny Sabbagh) participent à cette exposition. La Maison de la Corse à Marseille a donné un sérieux coup de main.

Cette exposition montre, s’il le fallait, les liens profonds entre les peuples Corse et Juif. Comment, en 1915, sont arrivée à Ajaccio 740 juifs syriens, vêtus à l’oriental, dont une partie a rejoint Bastia. Ces « syriens » juifs en fuite, chassés par les Turcs en Terre d’Israël à Tibériade, expulsés par les grecs de la Canée en Crète où ils avaient trouvé refuge au bout de 6 mois , ont été accueillis avec sollicitude par les Corse à Ajaccio puis à Bastia.

On remarque d’émouvants témoignages de la solidarité et de l’hospitalité corse qui n’ont rien de « légendaires ». Comme ces fiches de paie des instituteurs d’Ajaccio qui ont pris sur leurs salaires pour vêtir des enfants, des femmes et des hommes. Ces femmes et ces hommes ont immédiatement créé une école pour les enfants (photo), appris la langue Corse en plus du judéo-arabe et de l’hébreu !… En un an ils s’étaient tous trouvé un travail, et se sont fondus dans la population. Juifs et Corses à la fois.

Tout cela n’était que la préfiguration du fait bien connu que la Corse, pendant la seconde guerre mondiale et c’est le seul département français à avoir agi ainsi, de concert avec le peuple, le préfet de l’époque et les autorités de l’île ont désobéi aux ordres venus de Vichy… et n’ont pas « donné » les juifs promis aux camps, aux nazis. Les « syriens » en vadrouille en méditerranée… étaient alors devenus des « touristes » munis de vrais faux-papiers !

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La femme du préfet et les dames de la société ajaccienne offrant des habits aux réfugiés « syriens », à gauche un rabbin en habit oriental

 

Télégramme

L’Exposition est prévue au Péristyle du Théâtre municipal. La Soirée d’inauguration aura lieu en septembre à Bastia -horaire à venir.

Saluti fraterni.

didier.long

Dossier réalisé par HG

23 COMMENTS

  1. Je découvre cet article qui ne m’étonne pas outre mesure… Natif de La région Parisienne j’ai travaillé durant plusieurs saisons d’été lorsque j’avais 20 ans à la fin des années 80.
    Les Corses m’ont aceuillis parmis eux dignement
    Connaissant mes origines Israélites ils ont toujours était respectueux à mon égard.
    J’ai une immense reconnaissance pour ce peuple libre défendant ses valeurs ancestrales, je pense qu’ils ont tellement de point commun avec nous Les Juifs.
    Peut être qu’un jour je terminerais mes jours chez vous..

  2. Mon père Jean Baptiste ALBERTINI travaillait pendant la seconde
    guerre mondiale à la Préfecture de Police. Né à Venzolasca, sa
    famille était originaire du Niolo (Corschia). Il a sauvé des Juifs
    et en a fait passer dans le Niolo …. Il a sauvé aussi des enfants
    juifs qu’il a placé en Normandie à Gauciel près d’Evreux.
    Il y a quelques années je me suis rendue à Corschia et des gens
    m’ont dit : “Jean(mon père) nous a envoyé des Juifs pour les
    sauver …….. Mon père est maintenant décédé, mais il a eu
    plusieurs décorations dont La Légion d”Honneur ………

  3. Je suis nee a Bastia 1938. Depuis 1947 je demeure aux Etats Unis a Tennessee. J’ai connu mon oncle rabin Meir Toledano avant de connaitre mon pere, Leon Toledano qui a quitte Bastia trois moins apres ma naissance, echappant les Nazis. Oui, mon cher Papa a construit le quartier Toledano ou il etabli la synagogue Maison Meir pour son frere. Il a aussi eu beaucoup de succe dans ses affaires mais vous exagere disant qu’il etait milliardaire. Il a ni construit la moitie de la Nouvelle Orleans ni d’Israel ou le Mexique. Neamoins, jai beaucoup aimer votre article. Je ne garde que de bons souvenirs de Bastia et souvent j’y reve de mon enfance parmi une nature sauvage. Je voudrais retourner bientot visiter ma cousine Rachel Ninio et mon cousin Henri Levy.

  4. Je suis nee a Bastia 1938. Depuis 1947 je demeure aux Etats Unis. J’ai connu mon oncle Rabin Meir Toledano avant de connaitre mon pere, Leon Toledano qui a quitte Bastia trois moins apres ma naissance pour l’Amerique, echappant les Nazis. Bien sure mon cher Papa a construit le quartier Toledano a Bastia ou il etabli la maison Meir. Mais vous exagere son succe. Il n’a construit ni la moitie de la Nouvelle Orleans ni Israel. Neamoins, cette article me fait fier et me donne beaucoup de plaisir. Je garde que de bons souvenirs de Corse et de Bastia. J’y reve souvent de mon enfance entoure de nature sauvage et d’un people gentille. Jeannette Toledano Gilbert

  5. Si la partie concernant les juifs en Corse à partir de 1915 à nos jours est exacte, la première partie de l’article est un mélange d’inexactitudes qui inondent le web de la communauté . Quelles sont vos sources pour admettre que 1000 juifs de Naples sont arrivés en Corse vers 1500 puis des juifs padovans au XVIIème siècle puis 5.000 à 10.000 juifs sous Paoli ? D’ou viennent ces étranges affirmations ? Quelles sont les sources ? Si cela est vrai , où sont ces juifs ? Comment 10.000 juifs du nord de l’Italie seraient partis de façon inaperçue ? depuis quels ports ? Comment ? Pourquoi ? Se seraient-ils intégrés et assimilés à la culture corse sans laisser de traces ? Aucun document ne l’atteste ? Vous rendez -vous bien compte de ce que sont 10.000 personnes au XVIIIème siècle? Pourquoi aucun document ne l’affirme ? Pourquoi aucun historien juif, italien ou juif italien n’est au courant ? Deuxièmement, les données onomastiques des noms juifs sont fausses , si Rossi ou Padovani ne sont que des noms juifs d’Italie, ouvrez l’annuaire italien et vous pourrez donc en conclure que 9 millions d’Italiens sont apparemment juifs, Rossi étant le nom le plus répandu en Italie avec Martini. Puis, d’où vient l’idée que Porto Vecchio et notamment le village de levie serait juif ou marrane. Pourquoi l’historien De Peretti , spécilaiste de l’histoire de la région ne l’évoque t’il pas, lui qui est pourtant judéophile. Cet article manque vraiment de sérieux…. Bien évidemment, on ne peut qu’être touché par ce lien réel entre Corses et peuple juif mais pourquoi inventer un passé qui n’a pas existé? Monsieur Long doit comptrendre qu’il ne rend service ni aux juifs ni aux Corses en véhiculant des idées fausses, en extrapolant et en déformant des sources. L’histoire des pseudo-marranes qui auraient fondé Poerto-Vecchio est sortie tout droit de son imagination. Massa et Palmero n’ont jamais été juifs pas même les familles qu’ils firent venir à la Nouvelle -Vintimille. C’est une histoire à laquelle on aimerait croire mais qui n’est pas vraie. Pourquoi inventer tout cela , ?Les juifs n’ont pas besoin de sornettes pour aimer les Corses : les épisodes de 1915 et de la seconde guerre mondiale nous suffisent déjà pour nous éblouir. Gjiacumu.

  6. S la partie concernant les juifs en Corse à partir de 1915 à nos jours est exacte, la première partie de l’article est un mélange d’inexactitudes qui inondent le web de la communauté . Quelles sont vos sources pour admettre que 1000 juifs de Naples sont arrivés en Corse vers 1500 puis des juifs padovans au XVIIème siècle puis 5.000 à 10.000 juifs sous Paoli ? D’ou viennent ces étranges affirmations ? Quelles sont les sources ? Si cela est vrai , où sont ces juifs ? Comment 10.000 juifs du nord de l’Italie seraient partis de façon inaperçue ? depuis quels ports ? Comment ? Pourquoi ? Aucun document ne l’atteste ? Vousrendez -vous bien compte de ce que sont 10.000 personnes au XVIIIème siècle? Pourquoi aucun document ne l’affirme ? Pourquoi aucun historien juif, italien ou juif italien n’est au courant ? Deuxièmement, les données onomastiques des noms juifs sont fausses , si Rossi ou Padovani ne sont que desnoms juifs d’Italie, ouvrez l’annuaire italien et vous pourrez donc en conclure que 9 millions d’Italiens sont apparemment juifs, Rossi étant le nom le plus répandu en Italie avec Martini. Puis, d’àu vient l’idée que Porto Vecchio et notamment le village de levie serait juif ou marranes. Pourquoi l’historien De Peretti , spécilaiste de l’histoire de la région ne l’évoque t’il pas, lui qui est pourtant judéophile. Cet article manque vraiment de sérieux…. Bien évidemment, on ne peut qu’être touchée par ce lien réel entre Corses et peuple juif mais pourquoi inventez un passé qui n’a pas existé? Monsieur Longdoit comptrendre qu’il ne rend service ni aux juifs ni aux Corses en véhiculant des idées fausses, en extrapolant et en déformant des sources. L’histoire des pseudo-marranes qui auraient fondé Poerto-Vecchio est sorite tout droit de son imagination. C’est une histoire à laquelle on aimerait croire mais qui n’est pas vraie. Pourquoi inventer tout cela , Les juifs n’ont pas bespoin de sornettes pour aimer les Corses : les épisodes de 1915 et de la seconde guerre mondiale nous suffisent déjà pour nous éblouir. Gjiacumu.

  7. J’ignorais tout de la Corse.
    Merci pour ce bel article montrant une population d’être visitée, dans ses villes, villages et paysages que je ne connaissais que par la littérature.

  8. Je ne savais pas pourquoi je me sentais si bien en Corse:
    De 1958 a 1963 j’etais moniteur de plongée a Saint Florent, au CESM, sous l’autorité du Docteur Chenevée.

    C’est la période de mon adolescence la plus belle: j’avais 20 ans.

    Je suis Juif et regrette pronfondement de ne pas etre Corse, ma deuxième famille.

    Fait à Tel Aviv- ISRAEL

  9. Voilà un bel article , ou l’on apprend des choses et de belles choses.
    continuez à nous instruire et reconnaitre que cette ile n’est pas juste une ile mais l’ile des JUSTES.

    Merci
    pace salute

  10. J’ignorais complètement cette histoire qui fait partie de l’histoire de la Corse et de la France et celle des Juifs persécutés. Je n’ignorais pas celles des Arméniens accueillis au moment du génocide commis par les Turcs, dans la longue tradition d’accueil du peuple Corse. Mes origines corses sont peut-être pour quelque chose dans mon attachement constant à Israël. Très belle histoire en tout cas qui devrait nous faire réfléchir au moment où en Corse comme ailleurs en France, l’islamisme politique tente d’imposer sa loi et ses mœurs.

  11. Je tiens à corriger, je ne suis pas à l’initiative de cette exposition, il y a près de 6 mois, ce sujet m’était inconnu, et pourtant je suis habitant de Tibériade depuis 30 ans. Pour moi la ville des Francais était Nathanya par excellence. Un peu avant Ashdod, et avant elles Bershevah dans les années 6 mal 0. Grâce au centre Communautaire Juif Fleeg de Marseille, Mais aussi à celui centre communautaire juif de Montpellier, je me suis intéressé à cette magnifique histoire, Tiberiade depuis le début du 20 ème siècle était la ville française par excellence. Pour ce qui est du travail de recherche sur Tiberiade, je le reconnais sur ma demande, Judith Timsit, a fait un très gros travail, qui me semble être que le début tant il y a de choses à découvrir, l’alliance française, le consul de France…Mais je le répète, la véritable initiative en revient au centre Fleeg. Il est important de mettre à l’honneur les gens qui ont travaillé sur ce merveilleux projet, mais pour moi ce qui reste le plus important, c’est de faire découvrir à un maximum de personnes, cette page Franco Israélienne méconnue de l’histoire à un maximum du personnes. Et oui mesdames et messieurs en Palestine, il n’y avait pas que des russes et polonais… Les Français aussi était présent. Nos compatriotes aussi ont contribué à au rêve de transformer la Palestine en ce merveilleux état d’Israël. Cette histoire dois être connue par la communauté juive française, par les politiques français, mais aussi par les Israéliens. Merci à tous les organisateurs… Merci à la Corse… Mon rêve est qu’un maximum de personnes découvre cette histoire au travers de cette exposition et que d’autres villes et centre communautaire se la partage car pour moi ils sont là les pionniers Juifs français , mon souhait le plus grand, c’est aussi que cette exposition fasse elle aussi son Alya en Israël et soit présenté dans les villes d’Israël.

  12. Cette histoire est très intéressante à cause d’une de mes tantes originaire de Corse. Sa famille a émigré de Turquie, elle descend des juifs explusés d’Espagne! Elle s’est mariée avec un juif alsacien, elle a fondé une belle famille très religieuse. Elle est montée à Jérusalem avec les siens.

  13. J’ai à ce jour rencontré 2 corses dans ma vie. Chacun d’eux ont été des gens attachants avec lesquels j’ai tissé des rapports de confiance et d’amitié tres fort. Longue vie au peuple corse

  14. Autant que je sache, l’initiative des expositions a Bastia et a Montpellier sur les Juifs de Tiberiade refugies en Corse revient a Moshe Baudouin et Judith Timsit de Tiberiade. Il aurait ete elegant de le rappeler, d’autant plus que ce sont eux qui ont compile la plupart des documents exposes.
    Max Semory, Union des Francais d’Israel

    • Cher Monsieur
      Je vous remercie pour l’information fournie et j’ai ajouté les compléments qui manquaient dans l’en-tête d’annonce de la future exposition.
      Amicalement JG

  15. VIVE LA CORSE.
    L’EUROPE A ETE SAUVEE DU FASCISME PAR UNE ILE IL Y A 75ANS.
    C’EST ENCORE UNE ILE QUI VA LA SAUVER EN LUI FAISANT PRENDRE CONSCIENCE DU DANGER DU FASCISME ISLAMIQUE.
    BRAVO LES CORSES POUR VOTRE COURAGE ET LUCIDITE !

  16. Je suis corse et depuis toujours je soutiens Israel, nous lutterons toujours pour la liberté, la solidarité, et l’hospitalité pour les opprimés et les persécutés chez nous est une loi ancestrale….je sais par ailleurs que mes racines sont en Israel. Non, n’en déplaise à certains, les corses ne sont pas que de sombres mafieux sanguinaires ou des barbares hostiles à toute rencontre ou échange.
    Merci pour cet article qui a le mérite de souligner un peu tout cela et de donner une autre image de notre peuple. Israel je t’aime.

  17. J’avais avant de lire cet article une opinion mitigée sur les corses. J’avais tort et je suis heureux de corriger mon erreur.
    Merci aux corses et bravo pour votre courage indefectible dont vous faites preuve aujourd’hui pour defendre votre culture.

  18. Issu d’une vieille famille Corse j’ai été ravi de lire votre article et suis encore un peu plus fier de ma Corse. Et puis etant roux je me dis que….

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