Le Liban refuse la proposition de retrait du Hezbollah de la frontière israélienne, selon un rapport

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a rejeté une proposition visant à retirer le Hezbollah de la frontière nord d’Israël pour le déplacer derrière le fleuve Litani, tel que stipulé dans la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette déclaration survient avant la visite prévue du ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourne, en Israël aujourd’hui, suite à son arrêt dans le pays dimanche.

Dans une déclaration rapportée par le journal arabophone Al-Watan, Bou Habib a déclaré que le Liban ne tolérerait pas de solutions partielles qui ne garantissent pas la paix et la stabilité. Il a insisté sur la pleine application de la résolution 1701, incluant les points de contentieux géographiques entre Israël et le Liban, comme la région de la ferme de Shebaa et le village de Ghajar. Selon lui, aucune solution partielle n’est envisageable en ce qui concerne cette résolution qui a établi les conditions du cessez-le-feu mettant fin à la seconde guerre du Liban.

La résolution 1701 interdit la présence d’acteurs non étatiques, tels que le Hezbollah, dans la zone située entre le fleuve Litani et la frontière israélienne. Pendant ce temps, l’envoyé spécial américain, Amos Hochstein, qui avait évoqué l’année dernière la possibilité de résoudre le conflit territorial entre les deux pays, était en Israël dimanche. Cependant, des rapports non confirmés indiquent qu’il n’a pas effectué de déplacement au Liban. Pendant son séjour en Israël, il a rencontré le ministre de la Défense Yoav Gallant ainsi que Benny Gantz, ancien ministre de la Défense.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tension croissante le long de la frontière nord et de pression intérieure accrue de la part des évacués israéliens dans cette zone pour une résolution de la crise leur permettant de rentrer chez eux. Les autorités israéliennes ont affirmé préférer une solution diplomatique mais ont souligné qu’elles n’hésiteraient pas à ouvrir un deuxième front pour contraindre le Hezbollah à se retirer de la frontière.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré dimanche que la sécurité des citoyens israéliens ne serait assurée que lorsque le Hamas dans la bande de Gaza et le Hezbollah dans le nord seraient éloignés des frontières. Il a ajouté que la guerre ne s’arrêterait pas tant que cet objectif de victoire totale, rétablissant la sécurité au sud et au nord, ne serait pas atteint.

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Patrick Lévy

…, pourvu que les pavots grossisses,…

Asher Cohen

L’invasion du Sud-Liban par Tsahal est déjà annoncée, et comme pour gaza, rien n’arrêtera Netanyahou. Les Juifs n’ont pas fait évacuer pour rien, depuis plusieurs mois, les populations de la zone Nord. Le Hezbollah le sait très bien, et qu’il se retire ou non au delà du fleuve Litani ne changera rien à la détermination d’Israël à le castagner. Il est surprenant de voir combien la politique d’Israël a évolué d’Olmert, Sharon, puis Netanyahou. Ça va barder au nord, bientôt.

Pauliltique

Une grande partie du Liban se reconnaît dans le hezbollah. Le Liban est un état antisioniste et antisémite.

Guidon

Ah bon, eux ils peuvent refuser les résolutions de l’ONU et on ne leur fait rien ?