Comment le Hezbollah peut chercher à prendre sa revanche

A la suite de l’élimination de Samir Kuntar attirbuée à Israël, Tsahal a augmenté son niveau d’alerte le long de la frontière libanaise ; l’armée israélienne est aujourd’hui confronté à un hezbollah plus capable et aguerri par ses combats en Syrie. 

S’il opère selon les règles d’engagement mises en oeuvre au cours des deux dernières années, ce n’est qu’une question de temps avant que le Hezbollah ne cherche à venger les éliminations de Samir Kuntar et Farhan al-Shaalan, et ce sera probablement une opération au sol (non un tir de roquettes).

Le niveau d’alerte de Tsahal s’est élevé sur le terrain, mais les sonnettes d’alarme sont essentiellement tirées dans le domaine du recueil de renseignements.

En réplique aux nombreuses attaques attribuées à Israël, ces dernières années, dont des attaques contre les installations de communication du Hezbollah, son Secrétaire Général Hassan Nasrallah a soupesé le poids de ces vengeances sous forme d’attaques précises et limitées contre Tsahal. Le dernier incident le plus significatif s’est produit il y a environ un an, quand au cours d’une embuscade du Hezbollah, huit missiles antitanks ont été tirés contre les forces de la Brigade Givati près du village de Gajar, tuant le Capitaine Yochai Kalangel et le Sgt. Dror Haim Nini.

 

IDF soldiers near Lebanese border after rocket attacks Sunday night (Photo: Zoomout)
Des soldats de Tsahal près de la frontière Libanaise après les tirs de roquettes du FPLP-CH de dimanche soir (Photo: Zoomout)

Cette attaque était une réplique à l’élimination de Jihad Mughniyeh, le fils du Commandant en chef du bras extérieur de l’Iran et du Hezbollah, Imad, envoyé sur le Golan syrien pour bâtir une base du Hezbollah dans cette zone après l’échec de Kuntar à le faire.

A peine un an plus tard, la réalité  à la frontière nord a radicalement changé. « le Hezbollah ne se considère plus comme une organisation terroriste, mais plutôt comme une armée qui peut mener de belles batailles », confie à Ynet un officier de Tsahal qui a le Commandement de l’un des fronts nord.

Tsahal est parfaitement conscient que malgré le fait que le Hezbollah a perdu plus de 1300 hommes et comptabilise plus de 3.000 blessés dans ses rangs, en Syrie et en Irak, il a aussi gagné confiance en lui et en ses capacités à conduire des batailles qu’il n’avait pas jusqu’à présent.

 

Suivent les points de friction qui sont susceptibles de se produire, si et quand le Hezbollah choisira de réagir :

 

Le plan de fortification des villes proches de la frontière

L’attaque au missile antitank contre les troupes de Givati a conduit à une accélération et à l’expansion du programme de Tsahal visant à déployer des blocs de béton de plus de huit mètres dans les communautés près de la barrière de sécurité, le long de la frontière libanaise, telles que Manara et Malkia.

 

Concrete blocks set up at the Lebanese border (Photo: Yoav Zitun)
Blocs de béton érigés le long de la frontière Libanaise (Photo: Yoav Zitun)

 

Ce programme contribuera aussi à déjouer les infiltrations terroristes à l’avenir, mais comme tout plan de protection , il n’est pas totalement hermétique et certaines sections de route, vergers et champs agricoles continueront d’être exposés à des tirs de missiles antitanks ou de mitrailleuse.

 

La nouvelle population réfugiée

En regardant en aval du Mont Dov aussi bien en direction de la ville libanaise de Marjayoun que vers les villes israéliennes de Metulla et Beit Hillel, le paysage révèle les permutations démographiques résultant de la guerre civile syrienne qui ont affecté la réalité sur le terrain. A juste quelques kilomètres de la frontière avec Israël, environ 12.000 Syriens, dont la plupart Alaouites de la zone de Damas et Dera’a près de la Jordanie, se rassemblent dans des campas de réfugiés. La majorité d’entre eux sont impliqués dans le développement de milliers de dunams de terre agricole juste en face d’Israël.

Les camps de réfugiés ne sont pas considérés comme une menace sécuritaire à cet endroit, ni comme un centre opérationnel exploitable par le Hezbollah, mais ils sont pris en compte dans toute révision des plans opérationnels de Tsahal dans le secteur.

Le Hezbollah perçu comme une armée compartimentée et confiante en elle

La zone de la frontière libanaise est l’une des premières où on exige des combattants qui partent en opération qu’ils laissent leurs téléphones mobiles au poste, par crainte qu’ils se fassent repérés par les systèmes avancés de surveillance du Hezbollah, dont certains sont fabriqués en Iran.

Les brigades d’infanterie de Tsahal ont bénéficié d’ajustements en matière d’entraînement, devant avoir affaire à un Hezbollah différent de celui qu’elles ont combattu en 2006. Tsahal est à présent confronté à des brigades et bataillons qui savent comment mener des actions de guerre coordonnées, fondées sur des doctrines de combat et l’expérience obtenue en Syrie, disposant de capacités à mener des tirs de soutien et de débordements en se servant de mitrailleuses lourdes, de techniques de commandement et de contrôle, autant que de façons sophistiquées de recueil de renseignements, comme grâce à l’usage de drones.

Yoav Zitun

Publié le : 21.12.15, 20:54 / Israel News
Adaptation : Marc Brzustowski

3 Commentaires

  1. Cher Norbert
    L’imprimeur de Momo s’est trompé il a mis un i en trop dans vierges donc je pense qu’ils vont réfléchir avant d’aller au combat
    Amicalement

  2. J’ESPERE QUE TOUT SIMPLEMENT,SI LE HEZBOLLAH BOUGE ISRAEL DEVRAIT LES ERADIQUER COMPLETEMENT,PUISQU’ILS N’ATTENDENT QUE CA,ALLER REJOINDRE LES 72 VIERGES, SI ELLES LE SONT TOUJOURS D’AILLEURS !!!!!!!

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