Un accord prévoit la vente d’ogives nucléaires si l’Iran obtient la capacité de fabriquer des bombes atomiques

L’Arabie Saoudite pourrait prochainement acquérir des armes atomiques auprès du Pakistan, rapporte le Sunday Times.
Riyad aurait pris cette « décision stratégique » alors que l’Iran et les 5+1 poursuivent les négociations pour parvenir à un accord global sur le programme nucléaire de Téhéran.
« Pour les Saoudiens le moment est venu », a déclaré un ancien responsable de la défense des États-Unis au journal britannique
De nombreuses agences de renseignements ont rapporté qu’un accord a été conclu entre l’Arabie Sadoute et le Pakistan, lequel prévoit la vente d’au moins une ogive nucléaire par le Pakistan à l’Arabie, si l’Iran obtenait la capacité de fabriquer la bombe nucléaire.
« Il y a un accord de longue date qui existe entre les Pakistanais et la Maison des Saoud, laquelle a maintenant pris la décision stratégique d’aller de l’avant », a précisé le responsable américain.
Celui-ci ne croit cependant pas « qu’un quelconque armement ait été encore transféré », mais il est clair, selon lui, que « les Saoudiens croient en ce qu’ils disent, et feront ce qu’ils disent ».
L’Arabie saoudite par la voix du roi Abdulllah avait indiqué clairement en 2009 aux Américains que si Téhéran se dotait de la bombe atomique, elle se procurerait, elle aussi « des armes nucléaires ».
Les Saoudiens disposent de missiles chinois acquis dans les années 1980 qui peuvent transporter des ogives équipées d’armes nucléaires et dont le rayon d’action est de quelque 2.500 kilomètres, souligne la BBC.
De son coté, un responsable pakistanais avait fait remarquer que si les Saoudiens ont donné tant d’argent au Pakistan « ce n’est pas par charité ».
« La principale préoccupation des responsables américains et européens est que si l’Arabie Saoudite devait acquérir l’arme atomique, cela pourrait inciter d’autres nations sunnites comme l’Egypte ou la Turquie à en faire de même », a déclaré au journal un responsable militaire britannique
Tentative d’apaisement
Barack Obama s’est employé jeudi à rassurer les monarchies du Golfe inquiètes de l’influence croissante de l’Iran, à l’occasion d’un sommet à Camp David qui s’est conclu sur des déclarations de principes mais peu d’engagements concrets.
Réaffirmant « l’engagement inébranlable » des Etats-Unis envers ses partenaires arabes, le président américain a souligné que son pays était prêt à aider à répondre à « toute menace extérieure » contre leur intégrité territoriale.
Cependant, les déclarations du président pourraient être insuffisantes pour dissiper la méfiance des monarchies vis-à-vis de la stratégie américaine envers Téhéran.
Sur les six pays invités par Obama, seuls deux sont représentés par leur dirigeant: le Qatar et le Koweït.
En l’absence du roi Salmane d’Arabie saoudite, qui a décliné au dernier moment l’invitation de la Maison Blanche, le président américain a reçu le prince héritier Mohammed ben Nayef, ainsi que le fils du roi et ministre de la Défense, le prince Mohammed ben Salmane.
Lors de cette rencontre dans le Bureau ovale, il s’est employé à minimiser les désaccords, insistant sur l' »amitié extraordinaire » liant les deux pays, et évoquant des liens anciens remontant au président Franklin Roosevelt et au roi Faisal.
« Nous continuons à bâtir ces relations dans une période très difficile », a-t-il ajouté, évoquant la présence américaine dans cette région où sont stationnés quelque 35.000 soldats américains.
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