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Lag Baomer: qui était Rabbi Chimon Bar Yohai?

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Méron s’apprête à accueillir des centaines de milliers de fidèles

La petite cité de Méron, en Haute Galilée, fondée en 1949, compte moins de 1 000 habitants. Mais quand arrive Lag Baomer, le village se transforme et accueille des centaines de milliers de fidèles qui viennent se recueillir sur la tombe de Rabbi Shimon Bar Yoh’aï.

 

La police est désormais bien préparée : elle multiplie ses effectifs pour faire face efficacement à cet afflux de visiteurs. Parmi eux, de nombreuses familles qui vont accomplir la belle tradition de la coupe des cheveux des petits garçons qui viennent d’atteindre l’âge de trois ans.

Pour alléger le trafic routier et éviter les embouteillages, la police a fermé, dès mercredi matin à 7 heures les principales routes de la région. La circulation sera rétablie normalement vendredi matin. Une seule artère, la 8900, entre Méron et Rosh Pina, restera ouverte et permettra d’accéder à la ville et d’en sortir.

Les riverains, quant à eux, seront autorisés à emprunter les axes routiers à bord de leur voiture privée : ils devront juste présenter une pièce d’identité pour prouver qu’ils habitent dans le secteur.

Claire Dana-Picard 

Le nombre des fidèles se rendant à Méron à l’occasion de Lag Baomer , au 33 ème jour du Ômer, augmente chaque année. L’année dernière plus de 500 000 personnes ont participé à la Hiloula de Rabbi Shimon Bar Yohaï autour de sa tombe.

Il est bon de relater la vie et l’oeuvre du grand et saint Tanna, Rabbi Chimon bar Yo’haï, qui mourut à cette date, il y a plus de 1800 ans.

 

Jeune garçon, Rabbi Chimon fit ses études à l’Académie de Yavneh fondée par Rabbi Yo’hanan ben Zackaï, dont la mort coïncide à peu près avec la naissance de Rabbi Chimon.

Le maître principal de Rabbi Chimon fut le célèbre Rabbi Akiba dont l’Académie était à Bnei Brak. Rabbi Chimon s’était tellement attaché à lui, que ce dernier l’appelait ” mon fils “.

Pendant les persécutions atroces faites sur l’ordre de l’empereur romain Hadrien, lorsque les académies talmudiques furent fermées, et l’étude du Talmud interdite sous peine de mort, Rabbi Akiba continua à enseigner publiquement le Talmud, et son disciple dévoué, Rabbi Chimon, resta à son côté, jusqu’à ce que Rabbi Akiba fut arrêté.

Rabbi Chimon rendit visite à son maître dans la prison, et celui-ci lui donna des instructions. Mais la mort les sépara, car Rabbi Akiba fut condamné à mourir en martyr, pour la sanctification du Nom de Dieu.

Ce furent des temps difficiles pour les Juifs en Israël qui devaient subir les persécutions atroces de l’Empereur romain Hadrien. Les savants avaient des difficultés énormes pour étudier le Talmud et diriger les écoles.

L’enseignement était interdit sous peine de mort, car s’ils étaient pris, professeur et étudiant étaient mis à mort.

Toute la vie religieuses juive était en danger, jusqu’à ce que le grand Rabbi Yéhoudah ben Bava, publiquement, nomma cinq grands savants, défiant ainsi la loi cruelle de Hadrien.

Parmi ces cinq savants, se trouvait Rabbi Chimon ben Yo’hai (et aussi Rabbi Meir).

Les autorités romaines étaient sur les dents et cherchaient ces héros juifs. Les savants désignés réussirent à se sauver, mais Rabbi Yehoudah ben Bava fut arrêté et exécuté.

Enfin, le cruel Hadrien mourut à la suite d’une maladie très douloureuse, et ses décrets ne furent plus suivis avec la même sauvagerie que pendant sa vie.

Ce fut alors que les chefs spirituels de cette époque se réunirent pour délibérer sur les moyens à prendre afin de restaurer la vie religieuse des Juifs. Parmi les chefs assemblés à Oucha, nous trouvons aussi Rabbi Chimon.

Pour raison de sécurité, les savants se rendirent à Yavné où ils conférèrent dans un vignoble. Parmi eux se trouvaient Rabbi Judah, Rabbi José le Galilite et Rabbi Chimon bar Yo’haï.

Condamné à mort

Discutant sur l’attitude à prendre vis-à-vis du gouvernement romain, Rabbi Judah proposa des méthodes amicales, tandis que Rabbi José n’émit aucune opinion. Mais Rabbi Chimon parla avec beaucoup d’amertume de la tyrannie romaine et conseilla de résister aux ordres des Romains par tous les moyens.

Les hommes ne se rendaient pas compte que leur conversation était surprise par un jeune homme du nom de Judah ben Guérime.

Celui-ci avait été l’élève de Rabbi Chimon, mais plus tard il s’était engagé comme espion au service des Romains.

Ce traître apporta aux autorités romaines les délibérations des Sages, de sorte que l’administration romaine combla d’honneur Rabbi Judah qui avait parlé en sa faveur, ordonna d’exiler Rabbi José pour ne pas avoir suivi l’exemple de Rabbi Judah, mais choisit la mort pour Rabbi Chimon qui avait osé défier l’autorité de l’Etat.

Rabbi Chimon prit la fuite avec son fils Eleazar. Pendant quelques temps ils se cachèrent dans une Maison d’études, où l’épouse de Rabbi Chimon leur apportait tous les jours du pain et de l’eau.

Mais lorsque les recherches furent intensifiées, ils décidèrent de chercher une meilleure cachette. Ignorés de tout le monde, ils vécurent retirés dans une caverne. A l’entrée de celle-ci, Dieu fit pousser un caroubier et fit jaillir également une source d’eau fraîche.

Pendant douze ans Rabbi Chimon bar Yo’haï et son fils restèrent dans la grotte, se nourrissant de caroubes et d’eau.

Ils profitèrent de ce séjour pour étudier et prier, si bien qu’ils devinrent les hommes les plus saints et les plus sages de leur temps.

Douze ans s’étaient écoulées lorsque le prophète Elijah leur apporta la bonne nouvelle d’un changement dans le gouvernement, ainsi que de leur amnistie. Le père et le fils quittèrent leur cachette et en traversant un champ où un fermier juif labourait le sol, ils firent la remarque suivante : “

Voilà les hommes qui abandonnent l’étude sacrée de la Torah pour des choses matérielles “. A peine eurent-ils prononcé ces mots, que tout le champ fut enveloppé d’un nuage de fumée et une voix céleste se fit entendre : ” Etes-vous venus pour détruire ma terre ? Retournez à votre caverne “.

Ils retournèrent donc à la grotte et y restèrent encore douze mois. Ils ne la quittèrent que lorsqu’ils entendirent à nouveau la même voix céleste leur ordonnant de s’en aller.

 

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JUDITH ET JUDITH ET HOLOPHERNE

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