La violence est-elle inscrite dans le sang?

Interroger le rôle de l’endogamie de certaines populations immigrées et de la consanguinité dans la survenance de maladies psychiatriques est frappé d’un interdit absolu. L’analyse du pédopsychiatre Maurice Berger.

Le 27 mai, à Marseille, le docteur Alban Gervaise est mort après avoir été frappé à la gorge devant ses enfants âgés de 3 et 7 ans qu’il était allé chercher à l’école. Sans raison apparente. Son agresseur, prénommé Mohamed, ne le connaissait pas et présentait des troubles  psychiatriques.

Sans raison aussi, le 31 août 2019, Timothy Bonnet, 19 ans, qui attendait à l’arrêt d’un bus à Villeurbanne pour se rendre à un festival de musique, a été assassiné par un Afghan, jugé irresponsable car présentant une schizophrénie paranoïde provoquant un état délirant avec des hallucinations. Il a été hospitalisé en psychiatrie depuis.

Un immense tabou

Personne n’est actuellement à l’abri d’un tel geste. Il serait intéressant de recenser l’ensemble des actes violents, n’aboutissant heureusement pas forcément à des homicides, commis par des personnes issues de l’immigration et présentant des troubles psychiatriques. On serait probablement surpris par leur fréquence. Mais cette évaluation ne se fera pas, car nous sommes ici face à un interdit de nommer certaines choses.

Pourtant, les faits sont assez simples. Nous avons tous des vulnérabilités génétiques en nous à la naissance : plus de risques que d’autres d’avoir un infarctus du myocarde, ou un cancer du sein, ou une anémie de type thalassémie, ou une schizophrénie ou une maladie bipolaire, car la dimension génétique de ces maladies psychiatriques est maintenant largement prouvée, même si leur apparition dépend aussi en partie de l’environnement.

Si vous vous mariez avec un membre de votre famille (qui a donc obligatoirement une partie de patrimoine génétique commun avec vous), vous multipliez pour votre descendance l’éventualité d’avoir les maladies décrites ci-dessus, encore plus si c’est un mariage entre cousins germains (ce qu’on appelle “mariage royal” au Maghreb, c’est-à-dire un mariage souvent « arrangé » ou forcé). Et si cela se répète sur plusieurs générations, ce qui est fréquemment le cas, les pourcentages de risques sont encore plus élevés, à tel point que Germaine Tillion s’en est inquiétée lors de son travail d’ethnologue dans l’Aurès entre 1935 et 1938.

En 2009, une recherche du Reproductive Health sur la consanguinité dans les pays musulmans faisait état de 70% de mariages consanguins au Pakistan en 2007, 67% en Arabie Saoudite, 39% en Tunisie, 28% au Maroc et 38% en Algérie (avec des pics à 88% dans certaines wilaya). Dans ce dernier pays, le ministère de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme a d’ailleurs organisé en 2018 un colloque sur le thème : « Problèmes liés aux mariages consanguins en Algérie ».

 

Osez l’exogamie !

Le seul article en français à ma connaissance est celui d’Aïcha Dahdouh-Germouche, Mohamed Taleb, et coll, « Consanguinité, schizophrénie et trouble bipolaire »[2] paru en 2013 et qui comprend une imposante bibliographie concernant l’ensemble du monde arabe. Mais il n’y a pas d’écrits sur la situation en France.

Dans notre pays, aucun psychiatre ne parle de cela, par peur d’être qualifié de raciste, alors qu’on évoque avec moins de gêne le rôle de la consanguinité dans d’autres pathologies que les maladies mentales. Pourtant, ce n’est pas une question de race : tout groupe humain pratiquant l’endogamie arriverait aux mêmes problèmes de santé pour sa descendance. En France, Louis XIV lui-même y fut confronté, lors de son mariage avec sa cousine Marie-Thérèse d’Autriche.

Personne n’envisage sérieusement de mener une recherche sur la généalogie des patients soignés dans nos hôpitaux psychiatriques publics, originaires de pays frappés par une plus forte consanguinité. Aurait-on peur de constater aussi une éventuelle surreprésentation ? Ce type de recherche se fait pourtant bien pour les autres maladies ayant une possible transmission génétique, et les enjeux sont importants. Tout d’abord, il pourrait être proposé aux citoyens français concernés, s’ils l’acceptent, une consultation génétique prénuptiale, comme cela se fait aux Émirats arabes unis et au Qatar avec l’accord des autorités religieuses.

Ensuite, ceci nous amènerait peut-être à constater que nous accueillons une population présentant un risque non négligeable de manifester une folie violente, même si heureusement, la grande majorité des personnes atteintes de troubles psychiatriques ne sont pas dangereuses. Et qu’il y a des formes d’asile qui peuvent prendre la forme d’asile psychiatrique.

Maurice Berger

 

 

5 Commentaires

  1. Faire en France une consultation génétique pro nuptiale mais vous rêvez ,les maghrébins cousins se marient juste à la mosquée, et pas à la mairie , la femme est conditionné comme femme seule touche un tas d’allocations et paient pas d’impôts pourquoi voulez vous que ça change? , les idiots c’est les français qui rêvent beaucoup ne veulent froisser personne et les autres profiteurs ont de long jours devant eux , il faut tout revoir , Zemmour a proposé de changer ces tricheries et de tout vérifier, les français ont préfère Macron l’endormi …..

  2. Le record mondial de taux de consanguinité le plus élevé se trouve dans les familles de « réfugiés » palestiniens. Explication: contrairement aux réfugiés bas de gamme gérés par le HCR, qui le sont à titre temporaire et inividuellement tant que leur vie ou leur liberté sont menacées, les Palestiniens sont gérés par l’UNRWA depuis 74 ans, et bénéficient à titre héréditaire d’aides alimentaires, de logement gratuits (les tentes sont devenues des appartements climatisés), de soins gratuits, d’éducation gratuite depuis 5 générations (ou plus, car les mariages sont précoces). En cas de mariage hors communauté, ils perdent cette panoplie d’avantages (tellement exorbitants que des autochtones des pays voisins ont resquillé le titre de réfugié, tels la moitié de ceux répertoriés au Liban, qui vivent nettement mieux que les Libanais lambda). Afin que le pactole reste dans la famille, on se marie donc entre cousins et cousines, et pour dissuader les fines braguettes, il y a le « crime d’honneur ».

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