La Russie entre dans la guerre de l’ombre d’Israël contre l’Iran.

Deux nouvelles opérations ont ravivé la guerre de l’ombre d’Israël contre l’Iran ; frapper à son programme nucléaire et balistique ainsi que briser son couloir à travers l’Irak pour armer des milices chiites par procuration en Syrie.  

Le premier s’est produit le samedi 28 janvier, lorsque environ trois quadricoptères équipés de bombes (voir photo) ont percuté « une usine d’armes avancées » à Ispahan, démontrant la pénétration profonde et détaillée que les services de renseignement israéliens ont obtenue pour saboter les programmes nucléaires et de missiles en développement de l’Iran. Ces quadricoptères ont déjà été utilisés. En juin 2021, ils ont été déployés pour frapper une usine de centrifugeuses à Karaj près de Téhéran et à nouveau en février 2022 pour attaquer une usine de fabrication de drones à Kermanshah.

La portée maximale de ces drones armés quadrimoteurs n’excédant pas 2 km environ, le Mossad doit évidemment enrôler des équipes locales pour les armer et les manier. La disponibilité d’aides locales pour les opérations de sabotage du Mossad a été évoquée en janvier 2018 par Yossie Cohen, alors directeur de l’agence d’espionnage, lorsqu’il a fait remarquer : « Nous avons des yeux, des oreilles et plus encore, si vous voulez, à l’intérieur de l’Iran également.

Peu de temps après que les médias saoudiens ont affirmé que l’attaque avait été menée par les États-Unis et une force alliée, le porte-parole du Pentagone, le général de brigade Patrick Ryder, a nié que l’armée américaine avait joué un rôle dans les frappes, mais a refusé de spéculer davantage.

Peu de temps après la frappe d’Ispahan, un « avion non identifié » aurait frappé dimanche soir un convoi de 25 camions transportant des armes et des munitions pour les milices pro-iraniennes en Syrie via l’Irak, après avoir traversé le poste frontière syrien d’Abu Kabal contrôlé par le groupe terroriste du Hezbollah. . Des sources syriennes ont rapporté que six camions ont pris feu et fait des victimes. Des pilotes israéliens auraient envoyé des fusées éclairantes avant l’attaque, donnant aux chauffeurs une chance de s’échapper.

Les deux opérations ont clairement touché un point sensible à Moscou compte tenu de sa dépendance fulgurante à l’égard du soutien militaire iranien pour sa guerre en Ukraine sous la forme de drones armés et de missiles balistiques.

Lundi, le ministère russe des Affaires étrangères a condamné l’attentat d’Ispahan comme une provocation, avertissant que « cet acte terroriste pourrait avoir des conséquences imprévisibles », ajoutant une déclaration inhabituelle : « Les services de renseignement russes analysent les informations sur l’attentat pour obtenir une image plus complète de la situation. Ce qui s’est passé. »

Jusqu’à présent, Moscou n’a jamais utilisé le terme « terreur » en relation avec la longue offensive d’Israël contre des cibles militaires iraniennes. Cela signifie que les Russes et leurs ressources de renseignement ont ouvert la porte à une intervention dans la guerre de l’ombre d’Israël contre l’Iran, quand et où bon lui semble.

JForum.fr et Debka

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