C’est désormais le nom du mouvement En Marche ! suite à l’élection de son président Emmanuel Macron en tant que Président de la République Française.

Une journée retracée par Le Figaro


Le président élu Emmanuel Macron a accompagné lundi matin François Hollande aux commémorations du 72e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945. Il a démissionné du mouvement qu’il a fondé. Suivez cette journée sur Le Figaro.fr.

à 18:37 Qui est Catherine Barbaroux, nommée présidente par intérim de La République en marche ?

Elle était jusqu’alors inconnue du grand public. Catherine Barbaroux, jusque-là déléguée du mouvement En Marche!, en a été nommée présidente par intérim en remplacement d’Emmanuel Macron à l’issue d’un conseil d’administration, a annoncé le secrétaire général Richard Ferrand.

Catherine Barbaroux, âgée de 68 ans, a par le passé travaillé au cabinet du ministère de l’Environnement puis du ministère du Commerce entre 1981 et 1986, sans avoir de mandat électif. Elle a également été déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail de Martine Aubry, puis d’Elisabeth Guigou, de François Fillon et de Jean-Louis Borloo, entre 1997 et 2005. Directrice des ressources humaines de Prisunic et du groupe Pinault-Printemps-Redoute entre les années 80 et 90, Mme Barbaroux a également été présidente de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), pionnière dans le microcrédit, entre 2011 et 2016.

Elle a rapidement intégré le premier cercle d’Emmanuel Macron, qu’elle a rencontré en 2015 en lui remettant un rapport sur la levée des freins à l’entrepreneuriat individuel lorsqu’il était ministre de l’Economie. Catherine Barbaroux présidera notamment à la transformation d’En Marche! qui doit « changer son assise » et sera donc rebaptisé, dixit Richard Ferrand.

Richard Ferrand : «Nos candidats seront rattachés à l’étiquette La République en marche»

« Nos candidats seront rattachés à l’étiquette La République en marche et seront rattachés au groupe parlementaire », a poursuivi le secrétaire général du mouvement. L’objectif, selon lui, sera d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée nationale. « Notre objectif est que le gouvernement dispose d’un groupe parlementaire homogène, cohérent, et qui dispose d’une discipline collective ».

« Il va s’en dire que nous refuseront tout accord d’appareil ainsi que tout mécanisme de double investiture. En marche!  se donne donc les moyens de parachever la refondation de notre vie politique entamée il y a tout juste treize mois », a-t-il ajouté.

«En marche!» va désormais s’appeler «La République en marche»

Richard Ferrand a ensuite affirmé que, pour les élections législatives qui se profilent, le nom du mouvement allait changer pour s’appeler « La République en marche ». Un changement de nom dans l’objectif « de consolider l’assise » du mouvement.

« La République en marche investira une ou un candidat dans chacune des 577 circonscriptions de notre pays et des Français de l’étranger. Ces candidats seront connus d’ici le 11 mai à midi. Ils respecteront en tout point les objectifs édictés par Emmanuel Macron : le respect du pluralisme de sensibilité à l’intérieur de notre mouvement, au moins 50% de nos candidats seront issus de la société civile, au moins 50% de femmes, aucun candidat ne sera investi s’il a un casier judiciaire qui n’est pas vierge ou s’il a subi une peine inéligibilité », a-t-il poursuivi.

Emmanuel Macron a démissionné à midi de la présidence d’En marche!

Richard Ferrand, secrétaire général d’En marche!, a d’abord remercié les 285.000 adhérents du mouvement. Ensuite, il a tenu une conférence de presse dans laquelle il a annoncé que le nouveau président de la République a démissionné à midi de la présidence d’En marche! « lors d’une réunion extraordinaire de notre conseil d’administration ». La présidence par intérim est assurée par Catherine Barbaroux.

Cazeneuve exclut «totalement» de participer au gouvernement

Le premier ministre a exclu « totalement » de participer au prochain gouvernement du président élu Emmanuel Macron et précisé qu’il indiquerait « le moment venu » son implication dans la campagne des législatives, lors d’un déplacement à Cherbourg aujourd’hui.

« C’est totalement exclu », a répondu Bernard Cazeneuve à une journaliste en marge d’un déplacement à Cherbourg, où il a rendu hommage aux victimes de l’attentat de Karachi survenu le 8 mai 2002, qui avait fait 15 morts dont 11 employés français de DCNS, parmi lesquels neuf Cherbourgeois. À un autre journaliste qui l’a interrogé sur son rôle éventuel à venir dans la campagne des législatives, l’ancien député-maire PS de Cherbourg a expliqué qu’il répondrait « le moment venu » à cette question.

Pour justifier sa non participation au prochain gouvernement, le chef du gouvernement a déclaré: « Le président de la République (…) veut procéder à un renouvellement. Je comprends très bien et je trouve ça légitime ».

 

Qui est Soazig de la Moissonnière, photographe officielle d’Emmanuel Macron ?

Elle a immortalisé la campagne d’Emmanuel Macron d’un oeil nouveau, en privilégiant les coulisses. Portrait express de celle que certains comparent à Pete Souza, célèbre photographe de Barack Obama.

CHASSEUR D’APPART – Hollande visite une maison à Tulle

Dimanche 7 mai, après avoir voté dans son bureau de vote habituel à Tulle, François Hollande s’est offert une discrète escapade, bien loin des caméras. Seulement accompagné de deux gardes du corps et du maire de la ville Bernard Combes, le chef de l’Etat s’est rendu devant une vieille bâtisse, dominant la vallée. Il a fait le tour de la maison de l’extérieur, l’a inspecté, a admiré la vue.

La demeure est actuellement close – elle n’est plus habitée. À quelques jours de son départ de l’Elysée, François Hollande s’est mis en quête d’une résidence, a priori secondaire, à Tulle, cette commune dont il a été député-maire de nombreuses années. «Je crois que cette maison lui a plu, glisse Combes. Il en reste d’autres à visiter. François Hollande viendra les voir au moment des législatives. Beaucoup d’offres de maisons à vendre me sont parvenues…».

Par Marcelo Wesfreid

VIDÉO – Juncker « heureux » de la victoire d’Emmanuel Macron

Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker s’est dit mardi à Berlin « heureux » du résultat de l’élection présidentielle en France remportée par Emmanuel Macron, « une bonne nouvelle pour l’Europe ».

« Insurrection. À mort les patrons » : première manifestation après l’élection d’Emmanuel Macron

Plusieurs milliers de personnes, selon les organisateurs, manifestaient lundi après-midi dans le calme à Paris, à l’appel du collectif « Front social », pour marquer leur mobilisation dès le lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron. Les manifestants, rassemblés Place de la République se sont ensuite dirigés vers la Place de la Bastille en criant : « anti-capitalistes » ou « insurrection. À mort les patrons ».

Entre 2000 et 8000 manifestants défilent, selon la police et les organisateurs. Un de nos journalistes présents sur place a constaté de nombreux camions de CRS, ainsi que des camions anti-émeute et au moins un camion à eau au niveau du boulevard Richard Lenoir.
« Urgence sociale et écologique », « pour l’égalité des droits contre un précariat généralisé » ou encore « Macron tes hydrocarbures, c’est pas notre futur », proclamaient des pancartes, tandis qu’une chorale improvisée chantait « Merci patron » ou l’hymne des femmes.

Les participants avaient répondu à l’appel de sections CGT, Sud ou Unef et d’associations qui n’ont jamais accepté la fin de la bataille contre la loi travail, et avaient décidé de marquer le coup quel que soit le président élu.

Les manifestants ont également dénoncé les violences policières en évoquant notamment des affaires qui ont suscité de nombreuses tensions ces derniers mois.

Peu avant 16 heures, les CRS ont scindé la manifestation en deux.

Mais comme nous le rappelle notre journaliste sur place, 80% de la manifestation est sans heurt avec les forces de l’ordre.

La première sortie de Macron en tant que Président consacrée aux… Jeux Olympiques de Paris

On en sait un peu plus sur l’agenda à venir du nouveau président élu. Selon des informations de BFM TV, Emmanuel Macron sitôt la passation de pouvoirs terminée devrait se rendre au musée du Petit Palais, non loin de l’Elysée. Une réception qui réunit les membres du Comité international olympique (CIO) doit s’y tenir.  L’objet de cette visite : promouvoir la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024.

 

SONDAGE – Pourquoi des électeurs ont voté Macron ou Marine Le Pen

Un institut de sondage a interrogé les électeurs qui ont donné leur voix à Emmanuel Macron au second de la présidentielle. Pour 43% d’entre eux, il s’agissait de faire barrage à Marine Le Pen, selon une enquête Ipsos/Sopra Steria. Un tiers d’entre eux l’ont fait parce que le candidat d’En marche représentait « le renouvellement » de la classe politique. 16% pour son programme et 8% pour sa personnalité.

Les mêmes questions ont été posées aux citoyens qui ont voté en faveur de la candidate du Front national. Ces derniers lui ont accordé leur voix parce qu’elle incarnait le renouvellement (43%) et pour son programme (30%). D’autres ont glissé un bulletin Le Pen parce qu’ils voulaient voir échouer Emmanuel Macron (22%) et une petite partie a voté pour la personnalité de Marine Le Pen.

Projet de Notre-Dame-des-Landes : les tenants du « oui » se rappellent au bon souvenir de Macron

Le syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, qui rassemble les collectivités favorables au transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-dame-des-Landes, a annoncé être « à la disposition du Président de la République » car « il est urgent d’agir ». Dans un communiqué, le syndicat rappelle qu’Emmanuel Macron s’était engagé, dans l’Emission politique de France 2, à « faire respecter la consultation ». En juin 2016, les électeurs de Loire-Atlantique s’était dit majoritairement favorable au projet de transfert de l’aéroport (55,17%).

Celui qui était encore candidat avait évoqué la nomination d’un médiateur pour une durée limitée de six mois et la possibilité de « faire évacuer la zone, avec les forces de l’ordre qui s’imposent si l’on n’a pas réussi à faire baisser la pression ». « L’engagement claird’Emmanuel Macron d’évacuer la zone est une bonne nouvelle », souligne Bruno Retailleau, Président du SMA – Syndicat Mixte Aéroportuaire du Grand Ouest, qui ajoute que « l’évacuation des occupants illégaux est attendue avec impatience par la population ».

Philippot assure qu’il n’a «pas relayé de fake news»

Les derniers jours de la campagne ont été marqués par la diffusion de nombreuses intox sur les réseaux sociaux, dont certaines ont été relayées directement par des cadres frontistes. Oreillette imaginaire de Macron, faux SMS… La journée de vendredi a été particulièrement « riche » en fake news.

Interrogé à ce sujet sur Europe 1, le vice-président du FN Florian Philippot a démenti. Nos confrères du Lab ont isolé le passage :

Europe 1 : Vous avez aussi relayé pas mal de fake news, au risque d’alimenter une campagne difficile sur la fin. Est-ce que vous estimez que vous avez une part de responsabilité dans ce qu’il s’est passé et dans son score un peu décevant malgré un record de voix ?

Florian Philippot : Non non, j’ai pas relayé des fake news…

Europe 1 : Si, sur Twitter. Si, si.

Florian Philippot : Oui ‘fin… Non non mais si vous faites allusion à la manifestation de Reims, le problème n’est pas d’avoir relayé un texto dont tout le monde pensait qu’il était vrai.

Europe 1 : Un faux texto.

Florian Philippot : Oui enfin tout le monde pensait qu’il était vrai au départ, le problème c’est cette manifestation extrêmement violente.

Le bras droit de Marine Le Pen reconnaît donc qu’il a bel et bien relayé une intox. Comme le souligne encore Le Lab, le tweet en question est d’ailleurs toujours en ligne.

Voyant le FN gagner dans sa commune, un maire annonce sa démission avant de rétropédaler

En Seine-Maritime, le maire de Beaurepaire, un village de 490 habitants, a annoncé sa démission ce dimanche, après avoir vu Marine Le Pen l’emporter largement dans sa commune (52,05%). « Pas supportable pour lui de diriger une commune qui vote FN », raconte France Bleu Normandie.

Mais finalement, le maire a fait machine arrière et a annoncé qu’il démissionnerait en fonction des résultats obtenus au législatives. « J’attends de voir si le paysage politique va s’éclaircir », a-t-il déclaré à nos confrères.

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