Nous reproduisons des extraits d’un article paru sur le site de LCI et dont vous trouverez le lien au bas de cette page. Après une enquête de plusieurs années en Russie, où sont conservés les seuls restes humains attribués à Adolf Hitler, deux journalistes sont parvenus à dissiper les nombreuses zones d’ombre entourant encore le suicide du Führer en 1945. Et notamment ses circonstances. (Photo: le dentier d’Hitler)

« Il y aura toujours des complotistes pour nier l’évidence. » Conscient de l’ampleur de la tâche, Jean-Christophe Brisard espère cependant réussir à faire taire « tous ces délires ». Par « tous ces délires », il entend toutes les rumeurs qui continuent de courir, encore, au sujet de la mort d’Adolf Hitler.

En décidant, aux côtés de la journaliste russe Lana Parshina, de s’attaquer au zones d’ombre entourant encore le suicide du dictateur, le grand reporter français déjà auteur de plusieurs enquêtes de taille savait que la pression et les attentes seraient grandes.

(…)

Le Führer est-il bien mort dans son bunker à Berlin en 1945 en compagnie de sa femme Eva Braun ? S’est-il vraiment suicidé ? Et comment ? A-t-il avalé du cyanure ? S’est-il tiré une balle dans la tête ? Dans la tempe ? Dans la bouche ? Autant de questions auxquelles le duo franco-russe s’est attelé.

Une mort confirmée par l’expert des « cold cases »

Grâce au recueil de nombreux témoignages d’époques, notamment d’anciens SS ou du majordome d’Hitler, Heinz Linge, mais aussi à l’aide de Philippe Charlier, médecin légiste spécialiste des « cold cases » historiques, qui a pu analyser les restes attribués au leader nazi et conservés à Moscou, le livre réussit son pari : il permet de lever le voile sur ce mystère ayant alimenté les théories du complot durant des décennies.

« Philippe Charlier a agi comme quand il travaille pour la justice qui le sollicite régulièrement pour des expertises médico-légales », souligne Jean-Christophe Brisard, assurant que les résultats de l’étude seront prochainement publiés dans une revue scientifique internationale.

La preuve du sérieux du travail fourni ? De fait, les conclusions semblent implacables, sans équivoque : selon l’expert français, Adolf Hitler s’est bel et bien donné la mort le 30 avril 1945 avec sa compagne dans les sous-sols de la capitale allemande assiégée de toute part par les Alliés et l’Armée rouge des Soviétiques.

Confirmation en deux temps

La confirmation s’est faite en deux temps, deux lieux. D’abord en mars 2017, à Moscou, aux archives d’Etat de la Fédération de Russie (GARF) et au siège des services secrets (FSB, ex-KGB).

Là où sont gardés respectivement un morceau de crâne et des restes de la mâchoire d’Hitler. Puis, quelques semaines plus tard, à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines, où Philippe Charlier dirige une équipe d’anthropologie médicale. Là où il finira, après autorisation de la Russie, par examiner au microscope d’infimes fragments dentaires fortuitement récupérés pour mettre fin aux doutes, définitivement. « Pour les dents, je sais. Elles sont bien celles d’Hitler ! », s’exclame alors le médecin-légiste.

« On a une certitude de correspondance anatomique entre les radios (réalisées un an avant la mort d’Hitler, ndlr), les descriptifs des autopsies, les descriptifs des témoins, principalement ceux qui ont fait et réalisé ces prothèses dentaires, et la réalité qu’on a eue dans les mains », explique Philippe Charlier.

« Toutes ces analyses mises bout à bout nous confirment que les restes examinés sont bien ceux d’Adolf Hitler, mort à Berlin en 1945. Et tout cela détruit l’ensemble des théories d’une survie de cet individu. »

Pourquoi tant d’incertitudes aussi longtemps ?

Aussi, après recoupement, Philippe Charlier affirme que celui qui encore aujourd’hui incarne une forme de mal absolu s’est bien suicidé d’un tir d’arme à feu dans la tempe (et non la bouche), comme l’avait toujours dit Heinz Linge, avant d’être partiellement brûlé.

Même s’il ne peut pas attribuer le crâne à Hitler par croisement ADN (les archivistes russes ne l’ont laissé mener qu’un examen visuel), les données chimiques recueillies – des traces montrant la combustion du corps, entre autres – et les écrits permettent néanmoins de faire cesser l’incertitude, vieille de plus de 70 ans.

Pourquoi autant de mystères pendant aussi longtemps ? La faute, comme le retrace l’enquête, à plusieurs facteurs historiques. De la volonté de Staline de cacher le cadavre pour faire croire aux Occidentaux à une fuite du Führer vers l’Amérique du Sud, aux brouilles entre divers ministères soviétiques à travers les époques, en passant par la culture locale du secret, la clé de l’énigme se trouve en grande partie du côté de la Russie.

Mais pas seulement. Et pour cause : sur fond d’oppositions semblables à celles du temps de la Guerre froide, des chercheurs américains du Connecticut avaient certifié, en 2009, que les restes détenus en Russie étaient ceux d’une femme.

Bien que fausse, la nouvelle n’avait pas manqué de susciter la polémique, crispant les Russes et poussant les complotistes du monde entier à nier l’évidence. Redaction de Coolamnews

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