Depuis cette parasha et pendant trois semaines, la Torah nous informe sur trois points importants et sur des personnages tout-à-fait particuliers.
Ces trois sections comprennent dans leur titre une même lettre. Ces trois titres renferment chacun trois lettres hébraïques et, beaucoup d’autres secrets que nous allons dévoiler ici en partie : K. KORAH (קרח), HOUKAT (חקת), puis BALAK (בלק).

Paracha: Qui était Korah קרח ? Vidéo

Et, si nous regardions d’un peu plus près ? La lettre Koufק présente dans ces 3 noms se trouve à différents niveaux pour des raisons précises : pour Korah elle est au début, pour Houkat elle est en deuxième position et pour Balak elle est à la fin, comme pour terminer ce cycle de 3 dans leur ordre. Ce n’est pas tout : ce kouf désigne la sainteté ou kedousha.

Dans la répétition de la Amida ou Shemona Esré nous proclamons à 3 reprises qu’HaShem est Saint, Kadosh. en citant le verset 3 du chapitre premier des prophéties d’Isaïe, car, en ce passage, le prophète décrit sa vision des Anges se répétant les uns aux autres que l’Éternel est Saint. Notre attitude pendant la prière doit imiter la tenue des Anges en service : debout, les talons joints et les mains posées l’une sur l’autre.

Ces trois péricopes qui se succèdent dans le livre des Nombres se retrouvent de manière allusive dans le seul nom de Korah en effet la lettre kouf de Korah illustre la Kedousha des parents de ce même fauteur de trouble que fut Korah. La lettre Resh fait allusion à Ruth qui fut la petite fille du roi Balak et, la lettre heth est l’initiale de Houkat.

D’un autre point de vue, les Pirké Avoth nous enseignent (ou les Maximes des Pères chapitre V mishna 6)) qu’avant que ne commence le 1er shabbat de l’humanité, 10 choses ont été créées avec parmi elles : la « bouche » de la terre (celle qui engloutit Korah et sa communauté), la « bouche » du Puits (le puits de Myriam par lequel tous les Bené Israël ont pu assouvir leur soif 40 années durant ; et, la « bouche » de l’ânesse (en effet, au début de la parashat Balak, l’ânesse de Bile’am s’exprime reprochant à son maître sa conduite abjecte. Et, ces phénomènes surnaturels surviennent dans cet ordre.
Etant donné que jamais rien n’est fortuit dans la Torah, il nous appartient d’en connaître les motifs.
Tous les penseurs de toutes les époques s’entendent à considérer que Korah était un homme très intelligent, intuitif et il possédait la faculté de comprendre et de deviner les choses « cachées » de par sa perception intuitive (Rouah HaKodesh ou esprit saint). Or, lui dont les parents et les aïeux étaient des êtres d’exception, aurait dû apprendre de l’épisode de Myriam que l’on ne peut pas parler impunément de Moïse, aussi, pourquoi Korah n’en a-t-il pas tiré une leçon ? Car en effet, il savait qu’HaShem avait confié à chaque homme des trois grandes familles de la tribu de Lévy : Les Kehati, les Mérari et les Guirshoni des rôles particuliers ayant tous traits aux « ustensiles » du Temple de manière à ce qu’au moment de lever le camp, ou d’installer le camp il n’y ait aucune hésitation, car chacun savait dans les moindres détails ce que l’on attendait de lui.

Cependant l’orgueil et la jalousie/l’envie empêchent l’homme de réagir sainement et même de réfléchir correctement.

Or, si Korah avait tiré une leçon du fait que Myriam avait été punie des propos tenus à l’encontre de cet homme si particulier que fut Moïse, si Korah avait agi correctement, sans se laisser dépasser par ses sentiments d’envie, il n’aurait pas pensé que Moïse avait outrepassé ses fonctions. Il n’aurait pas eu à penser que lui revenait d’être Cohen Gadol à la place d’Aharon.
Korah s’était entouré de personnages importants et instruits dans la science du calcul des mois, des années… Il chercha par là à faire changer l’investiture de chaque Cohen Gadol à chaque néoménie en désignant des candidats issus de chacune des douze tribus d’Israël et non pas seulement de chez les Lévy.
La grossière erreur de Korah fut également d’ignorer ou tout au moins d’en faire abstraction : savoir que dans chaque domaine il existe un classement et cela existe encore dans la Sainteté : ainsi, de toutes les tribus d’Israël celle de Lévy fut la tribu investie des droits du culte.
Il existe 3 sortes de Sainteté : la Sainteté des Temps/époques ce qui inclut les néoménies la fixation des fêtes, des années sabbatiques ou des jubilés avec le jour le plus saint de l’année : Kippour
La Sainteté des Lieux avec Jérusalem, dans le lieu le plus saint de Jérusalem : le Kodesh HaKodashim : le Saint des Saints.
La Sainteté de l’homme avec comme exemple indiscutable pour quiconque : Moïse Homme de D.
La Sainteté des Kehati chargés du conditionnement de l’Arche Sainte et de son transport est donc indiscutable pourquoi donc Korah ne s’en est-il pas contenté ?
Cette diatribe qui illustra Korah l’éloigna de toutes les fonctions auxquelles il avait droit de par sa famille en inversant les lettres du nom de KORAH קרח nous obtenons רחק soit il s’est éloigné au lieu de se rapprocher et a obtenu exactement le contraire de ce à quoi tend le judaïsme à se rapprocher d’HaShem soit par des sacrifices (lorsque le Temple existait encore) soit par la récitation des prières quotidiennes et/ou l’étude de la Torah ou des préceptes divins.
Cet acte fomenté par Korah (Coré en français) n’est en réalité rien d’autre qu’une révolte contre les ordonnances divines et il déguise ce soulèvement en colère contre Moïse ce qui fait que cette révolution prouve bien qu’en réalité, cette jalousie, cette haine, ont littéralement « évincé » cet homme et ceux qui ont épousé son opinion de son monde.
La consécration de Moïse et d’Aharon va apparaître de manière beaucoup plus éclatante encore avec ce que je nommerai « l’épisode de la branche d’amandier ».

En effet, l’amandier est l’arbre le plus prompt à fleurir, ce sont en effet les fleurs d’amandier qui apparaissent lorsqu’encore les frimas de l’hiver recouvrent la campagne et que les fleurs blanc-rosé offrent un clin d’œil agréable indiquant que le printemps sera bientôt là, annonçant le réveil de la nature. Cependant, l’amande mettra 6 mois avant d’être mûre pour être mangée. Or l’on pourrait se questionner sur le fait qu’HaShem demande, afin de clarifier les choses pour toujours, que chaque tribu dépose dans le Tabernacle une branche d’amandier…..

La guematriya du mot shaked : shine-kouf-daleth est 404 et, ses lettres sont les mêmes que la racine du mot saint ou kadosh : kouf-daleth-shin 404 également c’est-à-dire que la réponse définitive à cette affaire est que la branche d’amandier d’Aharon a produit des feuilles, a fleuri, et a produit des fruits car, la branche représentant un arbre (tout comme elle représente le genre humain avec son évolution de la naissance à sa maturité de la feuille qui apparaît jusqu’au fruit qui permet de jouir de son goût et de ses qualités.

Caroline Elishéva REBOUH

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